Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 2 octobre 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Hydraulique à sec : l’hiver se joue déjà sur les prix

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Électricité · Clôture au 2 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

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94,36 €/MWh

▲ +7,06 €/MWh

CAL 28

60,03 €/MWh

▲ +3,43 €/MWh

CAL 29

54,17 €/MWh

▲ +1,23 €/MWh

CAL 30

57,34 €/MWh

▼ -0,36 €/MWh

La semaine a été marquée par une nette progression des prix à terme en France, le CAL-27 gagnant plus de 8 % en cinq jours pour s’établir à 94,36 €/MWh. Le mouvement s’étend aux échéances suivantes, avec une intensité décroissante. Cette hausse s’explique par la remontée des prix du gaz, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient qui a retiré du marché près de 20 % de l’offre mondiale de pétrole et de GNL depuis fin février.

Le second facteur est lié à la sécheresse et la chaleur, qui pèsent à la fois sur l’hydraulique et sur le nucléaire. RTE évoque la deuxième pire situation hydroélectrique depuis 50 ans, avec un déficit de production supérieur à 9 TWh qui ne devrait pas s’améliorer avant la mi-novembre. Côté nucléaire, EDF a prolongé jusqu’au 13 octobre l’arrêt des deux réacteurs de Chooz (3 GW, soit 4,8 % du parc), en raison du faible débit de la Meuse, qui ne montre pas encore de signe de rétablissement. Avec des températures attendues au-dessus des normales et des précipitations de nouveau déficitaires la semaine prochaine, le marché redoute un recours accru aux centrales à gaz et aux importations cet hiver.

Électricité : la sécheresse tire les prix vers le haut

Les prix à terme de l’électricité en France ont poursuivi leur envolée cette semaine, le CAL-27 clôturant à 94,36 €/MWh, son niveau le plus haut sur la période observée. Le marché ajuste ses anticipations à la hausse face à un cumul de facteurs : un gaz toujours soutenu par le conflit au Moyen-Orient, et une sécheresse qui fragilise les réserves d’eau comme la disponibilité du parc nucléaire.

France : des réserves hydrauliques au plus bas

Les stocks sont remplis à 51 %, soit 27 points de moins que la moyenne des trois dernières années. Septembre a été le mois le plus sec jamais enregistré en France. Un retour des pluies est attendu à partir de novembre, mais la production restera inférieure à celle du premier semestre.

Nucléaire : Chooz toujours à l’arrêt

EDF a prolongé jusqu’au 13 octobre l’arrêt des deux réacteurs de Chooz (3 GW, soit 4,8 % du parc), en raison du faible débit de la Meuse. Avec des températures supérieures aux normales et des précipitations de nouveau déficitaires, le rétablissement tarde..

Alpes : la neige, un stockage en perte de vitesse

Les lacs suisses ne sont remplis qu’à 46 %, soit 16 points sous la moyenne sur vingt ans, et les réservoirs du nord de l’Italie à 34 %. La hausse de la limite pluie-neige de 200 à 300 mètres réduit le manteau neigeux, qui alimente habituellement les stocks au printemps.

Pays nordiques : la « batterie » de l’Europe sous pression

Le déficit hydrologique atteint 14,8 TWh, dont 14,3 TWh pour la Norvège. Il existe 20 à 25 % de probabilité que les réservoirs norvégiens descendent à 10 % en avril 2027, un niveau historiquement bas. Le rôle de stabilisateur du continent, via les interconnexions vers le Royaume-Uni et l’Allemagne, pourrait s’en trouver fragilisé.

Faits marquants électricité – semaine du 28 au 2 octobre 2026

Hongrie : le marché électrique baisse grâce aux renouvelables malgré les coupures nucléaires

Le prix de l’électricité au lendemain en Hongrie a chuté de 32 % sur la semaine, la hausse du solaire et de l’éolien compensant les arrêts nucléaires régionaux et la faible hydraulique. Le contrat s’établit néanmoins à 163,72 €/MWh, sous l’effet de la hausse du gaz. La situation reste tendue avec deux centrales nucléaires régionales à l’arrêt (Cernavoda, Paks), les analystes anticipant une hausse possible de 66 % des prix au T4.

Finlande : la demande électrique attendue en hausse de 44 % d’ici 2030

Portée par le boom des data centers, la demande électrique finlandaise devrait passer de 85 à 123 TWh d’ici 2030. La consommation des data centers à elle seule bondirait de 2 à 18 TWh. En parallèle, la production augmenterait de 47,5 % (118 TWh), tirée par l’éolien terrestre (10 à 15 GW) et le solaire, qui devrait tripler pour atteindre 6 GW.

Croatie : la chute de l’hydroélectricité pousse aux importations

La production hydroélectrique croate a chuté de 57 % au deuxième trimestre, faisant basculer le pays d’exportateur net à importateur net (1 121 GWh), l’électricité importée couvrant près d’un quart de la demande. Le solaire progresse fortement en compensation (+42,5 % sur un an). Le prix moyen sur la bourse Cropex atteint 111,77 €/MWh au premier semestre, avec des prix au T2 en hausse de 22 % sur un an.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Gaz : La hausse continue, les stocks en retrait

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Gaz · Clôture au 2 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

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58,287 €/MWh

▲ +2,333 €/MWh

CAL 28

38,163 €/MWh

▲ +0,342 €/MWh

CAL 29

30,006 €/MWh

▲ +0,772 €/MWh

CAL 30

26,025 €/MWh

▲ +0,313 €/MWh

Le marché du gaz a connu une semaine de hausse, le CAL-27 clôturant à 58,287 €/MWh, en progression sur l’ensemble de la courbe. Le TTF à échéance rapprochée termine vendredi autour de 74 €/MWh, après avoir effacé ses pertes de début de séance. Le marché reste pris entre des fondamentaux qui se détendent à court terme, avec une offre norvégienne en hausse, une météo clémente et des flux plus sains dans les gazoducs et le GNL, et des inquiétudes persistantes sur l’approvisionnement à plus long terme.

Les craintes se concentrent sur l’hiver. Les importations européennes de GNL ont reculé de 3,3 % sur les trois premiers trimestres, à 79,5 Mt, en raison des perturbations au Moyen-Orient et de la pénurie persistante de GNL qatari, même si les livraisons de septembre devraient atteindre un sommet en quatre mois (7,56 Mt). Les stocks européens, remplis à 71,5 %, affichent 11 points de moins qu’il y a un an, ce qui laisse peu de marge pour absorber un nouveau choc. L’Europe devrait surenchérir sur les cargaisons de GNL cet hiver, ce qui entretient la tendance haussière des prix pour les prochains mois.

Gaz : des stocks plus bas, un hiver sous surveillance

Le marché du gaz a progressé cette semaine sur l’ensemble de la courbe, le CAL-27 clôturant à 58,287 €/MWh. Les fondamentaux se détendent à court terme, mais les inquiétudes sur l’approvisionnement avant l’hiver continuent de soutenir les prix.

TTF : une hausse malgré des signaux plus sains

Le contrat néerlandais à échéance rapprochée a repris sa tendance haussière vendredi après-midi, autour de 74 €/MWh, après avoir effacé ses pertes de début de séance. Le marché reste pris entre des fondamentaux apaisés à court terme et des craintes à plus long terme.

Offre : des flux plus sains à court terme

La hausse de l’offre norvégienne, une météo relativement clémente et des flux plus réguliers dans les gazoducs et le GNL limitent la pression immédiate sur les prix.

GNL : un déficit qui persiste

Les importations européennes de GNL ont reculé de 3,3 % sur les trois premiers trimestres, à 79,5 Mt, en raison des perturbations au Moyen-Orient et de la pénurie de GNL qatari. Les livraisons de septembre devraient toutefois atteindre un sommet en quatre mois, à 7,56 Mt.

Stocks : peu de marge avant l’hiver

Au 1er octobre, les stocks français sont à 83,77 %, contre 91,75 % un an plus tôt. Sur les deux derniers hivers, le déstockage entre le 1er octobre et le 1er janvier a été quasi identique, autour de 31 points. À ce rythme, la France arriverait début janvier 2027 aux alentours de 52 %, contre 59 à 61 % les deux années précédentes. Même sans nouvelle tension sur l’approvisionnement, on aborde donc l’hiver avec moins de marge de manœuvre..

Faits marquants gaz – semaine du 28 au 2 octobre 2026

Allemagne : Sefe doit stocker 8 TWh de gaz d’ici mi-décembre

Le gouvernement allemand a ordonné à l’énergéticien public Sefe d’injecter 8 TWh de gaz dans les stockages d’ici le 15 décembre, invoquant la persistance des risques géopolitiques liés au conflit entre les États-Unis et l’Iran. Les réserves allemandes se situent à un niveau historiquement bas de 57,7 %, bien en dessous de la moyenne européenne de 71,3 %. Berlin prévoit par ailleurs de constituer une réserve stratégique de gaz à partir de 2027 pour mieux anticiper de futurs risques d’approvisionnement.

Gaz : l’Europe doit rester prête à réduire sa demande, prévient une ancienne commissaire

L’Europe est mieux préparée à la crise énergétique qu’en 2022, mais doit rester prête à réduire sa demande de gaz en cas de fournisseurs imprévisibles, notamment américains, selon l’ancienne commissaire Kadri Simson. Le niveau de stockage (71,3 % en moyenne UE) devrait suffire, sauf perturbation majeure des flux de GNL ou de pipeline. La dépendance croissante au GNL américain (58 % de part de marché en 2025) reste un point de vigilance face à un risque de restriction des exportations.

Royaume-Uni : le plafond des prix du gaz pourrait grimper de 16 % en janvier

Les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient pourraient faire grimper le plafond des prix de l’énergie britannique de 16 % en janvier, à près de 2 000 GBP/an, même en cas d’accord de paix. Les factures augmentent déjà de 4 % en octobre (1 723 GBP/an), et la hausse de janvier serait la plus forte depuis 2023. Le conflit a perturbé environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en GNL via Ormuz, avec un risque de prolongation des effets au-delà de cet hiver.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : Entre nouveaux projets et incertitudes sur l’hiver à venir

France : le solaire affiche ses revenus estivaux les plus élevés depuis 3 ans

La production solaire française a capté en août un prix moyen de 72,82 €/MWh, son plus haut niveau estival depuis 2023, contre 26,61 €/MWh un an plus tôt, portée par des réductions record du nucléaire et la flambée du gaz après la fermeture d’Ormuz. Le nouveau mécanisme d’écrêtement des renouvelables a par ailleurs réduit d’un tiers le nombre d’heures à prix négatifs.

France : le parc éolien en mer du Calvados (448 MW) démarrera fin 2027

EDF prévoit la mise en service progressive de son parc éolien du Calvados (448 MW) à partir de septembre 2027, après un report de deux ans lié à un problème d’équipement. Ce sera le cinquième parc offshore français, la France visant 31 GW d’éolien d’ici 2030 (dont 3,6 GW en mer) et 45 GW en 2050. Un appel d’offres de 10 GW est en cours, avec dépôt des offres jusqu’au 12 octobre.

Autriche : la croissance des renouvelables dépasse de 25 % l’objectif, portée par le solaire

L’Autriche a ajouté 10,2 GW de capacités renouvelables entre 2021 et 2025, dépassant de 25 % l’objectif de la loi EAG, principalement grâce au solaire, seule filière à avoir atteint son objectif individuel. La production hydroélectrique a chuté à son plus bas niveau depuis 2020, tirant la production électrique totale à la baisse (-11 %). Les renouvelables ont couvert 78 % de la consommation en 2025, mais un déficit subsiste pour atteindre l’objectif de couverture totale visé en 2030.

Allemagne : le programme d’électricité verte excédentaire peine à susciter la demande

Le dispositif allemand « utiliser au lieu de réduire », qui vise à rediriger le surplus d’électricité renouvelable écrêtée vers des consommateurs flexibles comme les électrolyseurs, entre dans une nouvelle phase avec des appels d’offres concurrentiels, mais peine à convaincre. Les gestionnaires de réseau y voient un « potentiel important », mais peu d’installations y ont participé jusqu’ici, freinées par des obstacles économiques et des critères d’éligibilité jugés trop stricts. Certains acteurs, comme EWE, prévoient malgré tout d’y recourir avec un électrolyseur en construction, tandis que d’autres, comme Next Kraftwerke, ne voient pas encore de base économique suffisante pour participer.

Italie : nouvelle réglementation hydroélectrique en 2027, sans appel d’offres

L’Italie prévoit d’introduire en 2027 une règle permettant aux titulaires de concessions hydroélectriques de conserver leurs droits en présentant un plan d’investissement, plutôt que via un nouvel appel d’offres. Environ un cinquième des licences ont déjà expiré ces trois dernières années, et 69 % des licences restantes arriveront à échéance d’ici 2029. Selon Assoidroelettrica, 15 milliards d’euros d’investissements bloqués par cette incertitude pourraient débloquer une hausse de production de 10 à 15 % une fois la règle mise en place.

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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