Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 16 octobre 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Le CAL-27 aux portes des 110 €/MWh

CAL27
CAL28
CAL29
CAL30

Électricité · Clôture au 16 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

109,61 €/MWh

▲ +7,43 €/MWh

CAL 28

67,06 €/MWh

▲ +3,92 €/MWh

CAL 29

60,58 €/MWh

▲ +1,97 €/MWh

CAL 30

61,76 €/MWh

▲ +1,16 €/MWh

La hausse des prix à terme en France se poursuit : le CAL-27 gagne plus de 7 % en cinq jours pour clôturer à 109,61 €/MWh vendredi, aux portes des 110 €/MWh. Après avoir franchi les 100 € la semaine dernière, il est à son plus haut niveau depuis fin 2023. Le mouvement se propage aux échéances suivantes avec une intensité décroissante : environ +6 % sur le CAL-28, +3 % sur le CAL-29 et moins de 2 % sur les CAL-30 et 31. Le CAL-28 repasse même au-dessus du CAL-31.

Cette hausse s’explique avant tout par le gaz, tiré par les attaques de pétroliers, le détroit d’Ormuz quasi fermé et des stocks européens environ 10 points sous le niveau de l’an dernier. Le second facteur est la tension sur l’offre française. Seuls 53 % du parc nucléaire produisent, contre 60 % la semaine dernière, et l’indisponible monte à 41 % avec un réacteur de plus à l’arrêt complet. Le système reste donc souvent marginal au gaz. Le marché intègre ainsi une prime de risque sur 2027, avec plus de 40 €/MWh d’écart avec le CAL-28, contre 39 la semaine dernière.

Électricité : La hausse se poursuit portée par le gaz

Le CAL-27 a poursuivi sa hausse la semaine dernière pour terminer vendredi à 109,61 €/MWh, soit plus de 7 % en cinq jours, son plus haut niveau depuis fin 2023. Moteur principal : un gaz toujours plus tendu, avec des attaques de pétroliers au Moyen-Orient, un détroit d’Ormuz quasi fermé et des stocks européens bas.

France : le nucléaire recule, le gaz reste marginal

Le parc nucléaire s’est encore dégradé en une semaine. L’indisponible grimpe de 23,2 à 25,4 GW, soit 41 % du parc contre 37 %, et le nombre de réacteurs à l’arrêt complet passe de 19 à 20. Seuls 33 réacteurs tournent à plein sur 57. Résultat, la production recule à 34,2 GW (53 % du parc), et il ne reste que 3,4 GW utilisables en réserve. Dans ces conditions, le gaz continue de fixer le prix aux heures tendues, ce qui maintient la pression sur les prix à terme.

CAL-28 : la cassure a eu lieu

Le CAL-28 a cassé son plus haut de septembre (64,16 €/MWh) et termine vendredi à 67,06 €/MWh. Autre point notable : il est passé au-dessus du CAL-31 (64,78 €/MWh). La tension commence donc à contaminer 2028, mais reste concentrée sur les échéances proches : les CAL-29, 30 et 31 bougent beaucoup moins.

Allemagne : le CAL-27 à son plus haut depuis 2023

Le CAL-27 allemand a atteint 146,82 €/MWh vendredi, son plus haut depuis juillet 2023, avant de s’échanger autour de 146,63 €/MWh. Il est environ 37 €/MWh au-dessus du CAL-27 français. Le marché est décrit comme très haussier, avec des prix de l’électricité étroitement liés au gaz.

Faits marquants électricité – semaine du 12 au 16 octobre 2026

France : la liquidité du marché de gros devrait décoller

Selon Nord Pool, la fin de l’Arenh fait entrer le marché français dans une nouvelle ère : toute la production d’EDF, hors fourniture de ses clients, passe désormais par les marchés. Avec l’électrification et l’arrivée de nouveaux acteurs, les volumes à terme devraient croître d’environ 36 % d’ici 2029 (de 2 200 à plus de 3 000 TWh). La bourse norvégienne prévoit d’entrer sur les dérivés français en 2027, face à EEX qui domine aujourd’hui le marché.

France : les négociations sur le financement des EPR2 patinent

Paris et Bruxelles peinent à s’accorder sur le financement des six futurs EPR2 (~10 GW), la Commission craignant que les aides renforcent la position dominante d’EDF. Un compromis à l’étude lierait les interconnexions franco-espagnoles à l’ouverture de la production des EPR2 aux concurrents d’EDF, avec un possible mécanisme de type Arenh si la France n’atteint pas ses objectifs. La décision finale d’investissement, prévue d’ici décembre, pourrait être retardée sans que le projet ne soit remis en cause.

France : EDF maintient ses objectifs de production nucléaire

EDF a confirmé ses objectifs de 350 à 370 TWh pour 2026 et 2027, sur un parc de 63 GW. Après 271,9 TWh produits sur les neuf premiers mois, la production de septembre a toutefois été la plus basse pour ce mois depuis quatre ans, à cause des restrictions environnementales liées à l’été sec. Ces pertes devraient dépasser 14 TWh cette année, plus du double du précédent record de 2003, et la production est attendue bien en dessous des 380 TWh visés par les analystes avant l’été.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Gaz : le Cal-27 passe la barre des 70 €/MWh

CAL27
CAL28
CAL29
CAL30

Gaz · Clôture au 16 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

70,063 €/MWh

▲ +5,798€/MWh

CAL 28

44,061€/MWh

▲ +3,475 €/MWh

CAL 29

32,236 €/MWh

▲ +1,331 €/MWh

CAL 30

27,5 €/MWh

▲ +0,914 €/MWh

Le gaz a fortement progressé la semaine dernière. Le CAL-27 a pris près de 5,8 €/MWh en cinq jours pour terminer vendredi à 70,06 €/MWh, soit environ +9 %, avec une hausse à chaque séance. Le mouvement se diffuse à la courbe avec une intensité décroissante : le CAL-28 gagne 3,5 €/MWh, le CAL-29 un peu plus de 1 €, et les échéances suivantes très peu. Le marché paie donc avant tout la tension sur l’hiver qui vient, sans anticiper qu’elle dure.

Côté fondamentaux, les attaques de pétroliers ont relancé la prime géopolitique, avec un détroit d’Ormuz toujours quasi fermé et un GNL qatari qui ne reviendra pas avant 2027. Les stocks européens, remplis à 74 % environ, restent 10 points sous le niveau de l’an dernier. Les importations de GNL se maintiennent grâce à une demande asiatique faible, mais l’offre mondiale recule : l’Europe devra payer une prime pour attirer les cargaisons. Seule la météo douce limite pour l’instant la hausse.

Gaz : Un hiver gazier qui laisse peu de marge

Le CAL-27 PEG a fortement progressé la semaine dernière, de 64,27 à 70,06 €/MWh, soit environ +9 % en cinq jours. C’est un nouveau seuil franchi, porté par les tensions géopolitiques et des stocks bien en dessous du niveau de l’an dernier à l’approche de l’hiver.

TTF : un plus haut depuis 2022

Le TTF a atteint 87,44 €/MWh mercredi, son plus haut niveau depuis décembre 2022, et s’échangeait à 88,14 €/MWh vendredi. Seule la météo douce de fin octobre limite pour l’instant la hausse.

Ormuz : la prime de risque reste là

Les attaques contre trois pétroliers ont relancé les tensions, avec un détroit quasi fermé depuis fin février. Le GNL qatari ne devrait pas revenir avant 2027 et aucun règlement du conflit n’est attendu avant le premier trimestre au plus tôt.

GNL : l’Europe attire les cargaisons

Les importations restent soutenues, à environ 2,5 Gm3 par semaine, grâce à une demande asiatique faible et à des méthaniers américains déroutés vers l’Europe. Mais l’offre mondiale devrait reculer de 12 % cet hiver si Ormuz reste fermé. Cette rareté et la compétition avec l’Asie pour les cargaisons sont ce qui fait monter les prix : pour attirer le GNL, l’Europe devra payer plus cher.

Stocks : peu de marge pour l’hiver

Les stocks européens, remplis à 74 % environ, sont 10 points sous le niveau de l’an dernier. Dans un scénario normal, ils tomberaient autour de 22 % fin mars. Un hiver plus froid nécessiterait 3,6 Gm3 de GNL supplémentaires pour éviter de passer sous 10 %.

Faits marquants gaz – semaine du 12 au 16 octobre 2026

États-Unis : El Niño réduit le risque de coupures de production de gaz cet hiver

Selon la NOAA (l’agence météorologique américaine), El Niño rend les vagues de froid arctique prolongées moins probables, ce qui limite le risque de chutes de production de gaz liées au gel. En janvier, la tempête Fern avait pourtant fait baisser la production de 17 % et les flux vers les usines de GNL de 44 %. L’enjeu est important pour l’Europe, qui reçoit environ 62 % de son GNL des États-Unis.

Ukraine / Russie : Zelensky craint qu’un accord sur le diesel ouvre la voie au gaz

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky met en garde contre l’accord américano-russe sur la fourniture de diesel, qui pourrait selon lui être suivi d’un accord sur le gaz, puis d’un nouvel allègement des sanctions. Il porte sur 300 000 tonnes de diesel livrées immédiatement, puis 500 000 tonnes de carburant par mois. L’Europe doit de son côté stopper toutes ses importations de GNL russe à partir du 1er janvier prochain, puis sortir progressivement du gaz russe par gazoduc.

Algérie : le gaz part vers l’Italie et le GNL plutôt que vers l’Espagne

L’Algérie privilégie les débouchés les mieux rémunérés, au détriment de l’Espagne. Ses flux vers l’Italie sont montés à 622 GWh/jour en octobre (376 en septembre), et ses exportations de GNL atteignent un rythme d’environ 34 200 tonnes par jour (22 700 en septembre), dans un marché mondial du GNL tendu par la quasi-fermeture d’Ormuz. Vers l’Espagne, les flux tombent à 214 GWh/jour, contre plus de 320 cet été, avec aussi des opérations de maintenance sur le gazoduc Medgaz.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : Entre nouveaux projets et incertitudes sur l’hiver à venir

France : le raccordement des projets solaires avec batterie sera facilité

Le gouvernement va relever de 17 à 25 MW la puissance maximale des projets hybrides solaire-batterie pouvant se raccorder au réseau de distribution, avec une injection toujours plafonnée à 17 MW. Cela évite un raccordement au réseau de transport, plus long et plus coûteux, alors que 17 GW de projets de batteries attendent d’être raccordés. L’État prévoit aussi un appel d’offres de 1,2 milliard d’euros pour 250 MW d’électrolyseurs, mais il dépend de l’adoption du budget 2027, dont le sort reste incertain.

France : une partie de l’AO10 éolien en mer risque de ne pas être attribuée

L’AO10 est le plus grand appel d’offres éolien en mer lancé en France : 10 GW répartis en onze projets, moitié posé, moitié flottant, avec une attribution prévue en février 2027. L’objectif de prix est fixé à 100 €/MWh en moyenne pondérée, un niveau que EnBW juge difficile à atteindre pour les premiers projets flottants, encore coûteux. TotalEnergies a d’ailleurs renoncé à investir dans ce segment. EnBW demande un appel d’offres de rattrapage pour les volumes non attribués.

Roumanie : RPower achève un projet solaire de 55 MW

Le développeur polonais RPower a terminé la construction de la centrale solaire de Lazuri (55 MW, comté de Satu Mare, nord-ouest du pays), dont la mise en service est attendue d’ici fin 2026. Le site devrait produire 70 GWh par an, avec des revenus sécurisés par un contrat de 15 ans avec les autorités roumaines. Le projet est financé par une ligne de crédit de 44 M€ couvrant quatre projets solaires (75 MW au total). RPower dispose d’un portefeuille de 1,5 GW en Roumanie et prévoit une batterie de 100 MW/200 MWh dans le sud du pays au second semestre 2027.

Italie : les enchères solaires pourraient ne pas déplacer les projets vers le nord

L’Italie veut rééquilibrer l’implantation de ses centrales solaires, aujourd’hui concentrées dans le sud. Pour cela, elle pénalisera les offres des régions saturées (Sicile, Sardaigne) lors des prochaines enchères, jusqu’à 28,5 €/MWh, sur 10 GW maximum d’ici mars 2027. Mais le sud, plus ensoleillé, produit à moindre coût : un projet sicilien pourrait proposer 59-62 €/MWh pénalité comprise, contre 62-63 €/MWh dans le nord. Résultat : les projets du sud resteraient compétitifs. Premier cycle d’enchères en décembre.

France : Bregeon défend des ENR « exemplaires » malgré les baisses de soutien

Le budget 2027 prévoit de réduire le soutien public au solaire, en ciblant les contrats susceptibles de générer des « rentes ». La ministre Maud Bregeon demande aux filières d’être « exemplaires » sur le coût et la flexibilité, et confirme un appel d’offres « super neutre » de 1,5 GW début 2027. La filière doute : Enerplan craint de ne pas atteindre les 2,9 GW prévus en 2027. Les derniers appels d’offres affichent pourtant des prix en baisse, autour de 60 €/MWh pour le solaire au sol (contre 80 €/MWh il y a un an).

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

Aucune exclusivité fournisseur. Aucune rémunération variable liée à un opérateur. Lancez votre comparatif énergie pour obtenir une analyse de vos contrats sous 48h, sans engagement.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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