Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 11 septembre 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Le CAL-27 aux portes des 90 €/MWh

CAL27
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CAL29

Électricité · Clôture au 11 septembre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

89,54 €/MWh

▲ +10,38 €/MWh

CAL 28

63,35 €/MWh

▲ +7,23 €/MWh

CAL 29

58,6 €/MWh

▲ +5,03 €/MWh

La hausse entamée fin août s’est transformée en accélération franche. Le CAL-27 a touché 87,84 €/MWh mercredi, son plus haut niveau en base glissante depuis le 23 mai 2024, pour clôturer à 87,36 €/MWh. Jeudi, il est monté jusqu’à 90,88 €/MWh, un sommet inédit depuis décembre 2023, avant de se stabiliser vendredi à 89,95 €/MWh, en repli de 0,27 €/MWh sur le règlement précédent. Le contrat gagne près de 20 €/MWh depuis fin août et plus de 10 €/MWh sur la seule semaine écoulée. L’Allemagne suit le même chemin, son contrat annuel ayant atteint jeudi un plus haut de trois ans.

Le moteur reste le gaz : le TTF Month-Ahead a franchi les 80 €/MWh mercredi, une première depuis début 2023, puis culminé à 83,06 €/MWh jeudi. S’y ajoute une disponibilité nucléaire dégradée, avec une production moyenne de 37,1 GW depuis le 1er septembre, soit 58,9 % du parc, sous l’effet des coupes liées à la chaleur et de l’arrêt prolongé des deux tranches de Chooz. Le spot reflète cette double contrainte : le day-ahead français ressort à 151,26 €/MWh de moyenne hebdomadaire, un niveau jamais vu depuis début mars 2023, contre 112,32 €/MWh en moyenne depuis le début du T3.

Électricité : un nucléaire trop contraint pour amortir le gaz

La semaine confirme un basculement : la courbe française réagit moins à ses propres fondamentaux qu’à ceux du gaz européen, avec un parc nucléaire trop contraint pour jouer son rôle d’amortisseur.

Une contagion directe du gaz vers le CAL-27

Le franchissement des 80 €/MWh sur le TTF s’est répercuté presque immédiatement sur l’annuel français. Le mécanisme est mécanique : dès que le nucléaire ne couvre plus la pointe, c’est le gaz qui fixe le prix marginal, et la France importe alors la totalité de la prime de risque géopolitique attachée au détroit d’Ormuz. Le même mouvement s’observe sur le contrat allemand, au plus haut depuis trois ans.

Un nucléaire qui ne joue plus son rôle de plancher

Avec 37,1 GW de production moyenne depuis le début du mois, soit 58,9 % de la capacité installée, le parc couvre encore près de 85 % de la demande française, mais sans marge. Les coupes liées aux températures ont atteint 7,6 % du parc en début de semaine, et l’arrêt de Chooz 1 et 2 pour faibles débits de la Meuse prive le système de 3 GW supplémentaires. C’est cette absence de coussin qui transforme chaque tension gazière en hausse du prix français.

Un écart spot-forward qui en dit long

Le décalage entre les deux horizons est frappant : 151,26 €/MWh de moyenne hebdomadaire sur le day-ahead, contre 89,95 €/MWh sur l’annuel 2027. La courbe traite donc encore l’essentiel de la tension actuelle comme un phénomène de saison, appelé à se résorber avec le retour du parc nucléaire. Mais l’annuel a tout de même gagné près de 20 €/MWh depuis fin août, signe que le marché commence à transférer une partie de ce choc vers les échéances éloignées. C’est le rythme de ce transfert qu’il faudra surveiller dans les prochaines semaines.

Faits marquants électricité – semaine du 7 au 11 septembre 2026

Italie : l’électricité au plus haut depuis près de quatre ans

Le prix spot de l’électricité en Italie a atteint 224,46 EUR/MWh lundi, un plus haut depuis décembre 2022, sous l’effet de la flambée des prix du gaz. Le pays reste très dépendant du gaz pour fixer ses prix électriques, dans un contexte où le TTF se rapproche de ses sommets pluriannuels, pénalisé par les tensions au Moyen-Orient..

Royaume-Uni : l’Ofgem enquête sur les craintes de coupures de courant

Le régulateur britannique de l’énergie (Ofgem) examine « extrêmement au sérieux » les allégations d’un ingénieur de Neso, selon lequel des coupures seraient « une question de temps » si rien ne change, après le dépassement de cinq seuils de sécurité du réseau lors de la vague de chaleur du 23 juin.

Espagne : le réseau électrique sous tension face à l’indisponibilité record du gaz

L’indisponibilité des centrales à gaz espagnoles atteint 29 % (7 GW) depuis le début de l’année, poussant Red Electrica à activer pour la sixième fois un mécanisme de réduction de la demande industrielle. Un risque immédiat de coupures reste écarté, mais la probabilité de déconnexions lors des pics de demande augmente, sur fond de vieillissement du parc et de transition vers les renouvelables.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Le TTF franchit un seuil oublié depuis 2023

CAL27
CAL28
CAL29

Gaz · Clôture au 11 septembre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

58,375 €/MWh

▲ +6,150 €/MWh

CAL 28

36,036 €/MWh

▲ +2,132 €/MWh

CAL 29

28,258 €/MWh

▲ +1,027 €/MWh

Le marché gazier européen a franchi cette semaine un cap symbolique. Le TTF Month-Ahead est passé au-dessus des 80 €/MWh mercredi après-midi, une première depuis premiers jours de 2023, avant de culminer jeudi à 83,06 €/MWh, son plus haut niveau depuis le 30 décembre 2022. Le mouvement s’est légèrement essoufflé vendredi, avec un repli de 1,92 €/MWh à 80,10 €/MWh, mais rien dans les fondamentaux ne justifie d’y voir un retournement.

Le déficit de stocks reste le point de fragilité central. Le remplissage européen plafonne à 67,6 %, le niveau le plus bas à cette période depuis le début des relevés en 2011, contre une moyenne quinquennale de 83,3 % et près de 80 % un an plus tôt. L’Allemagne fait pire encore, à 54,5 %, soit 28 points sous sa propre moyenne. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait un cinquième du GNL mondial, demeure fermé depuis fin février, et les frappes croisées entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées cette semaine. Côté offre, la Norvège livre 291,9 Mm³/jour, mais l’arrêt du champ d’Ormen Lange a été prolongé de quatre mois, jusqu’au 1er février, amputant les flux de 8,9 Mm³/jour.

Le déficit de stocks transforme chaque coup de froid en risque prix

Le marché aborde l’hiver sans marge de manœuvre. La question n’est plus celle du niveau des prix, mais de l’ampleur des pics que le moindre aléa provoquera.

Un retard de stocks qui ne se rattrapera pas

L’objectif européen de 80 % au 1er novembre apparaît désormais hors de portée, les projections tablant plutôt sur un remplissage autour de 70 %. En Allemagne, atteindre les 77 % jugés nécessaires supposerait d’injecter en deux mois davantage de gaz que sur les trois mois précédents réunis. Le blocage est autant économique que physique : la courbe à terme n’offre aucune incitation au stockage, les échéances éloignées ne se payant pas plus cher que le court terme.

Une sensibilité au froid démultipliée

Les premières vagues de froid pourraient provoquer des flambées plus violentes que les années précédentes, faute de sources de substitution suffisantes. Novembre et décembre apparaissent exposés, janvier et février restant les mois les plus à risque. La moindre capacité de substitution du gaz par le charbon en Europe amplifie mécaniquement la volatilité.

Deux scénarios très écartés

La perspective d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’est éloignée après l’escalade de la semaine, ce qui limite le potentiel de baisse. À l’inverse, une réouverture d’Ormuz combinée à un hiver doux ramènerait rapidement les prix vers des niveaux bien plus bas. C’est cet écart entre deux issues opposées, plus que le niveau actuel, qui entretient la prime de volatilité.

Faits marquants gaz – semaine du 7 au 11 septembre 2026

Allemagne : les stocks de gaz au plus bas, un lobby presse au remplissage

Le lobby énergétique allemand Ines appelle à accélérer le remplissage des stocks de gaz, actuellement à 54,5 % (soit 28 points sous la moyenne quinquennale et un plus bas historique), pour espérer atteindre 77 % au 1er novembre. Sans accélération des injections dans les deux prochains mois, cet objectif pourrait devenir hors de portée, avec un risque de rupture partielle en cas d’hiver rigoureux.

Washington veut renforcer les contrats long terme de GNL avec l’UE

Un haut responsable de la Maison Blanche appelle l’Europe à privilégier des contrats long terme de GNL américain plutôt que les achats spot, alors que les prix US restent bas (2,50-3 USD/MMbtu) malgré la flambée du TTF (jusqu’à 75,33 EUR/MWh). Washington souligne que le frein à l’approvisionnement européen n’est pas la capacité d’exportation mais les infrastructures à l’est du continent, encore conçues autour du gaz russe.

France : les industries fragilisées par la flambée des prix du gaz

La demande de gaz industriel recule dans plusieurs secteurs français (papier-carton -19 %, automobile -10 %, verre -7 %), pénalisés par la hausse des prix liée à la guerre États-Unis/Iran et à la fermeture du détroit d’Ormuz. Le raffinage et la chimie résistent en revanche, portés par la fin de programmes de maintenance et des relocalisations de production, dans un contexte de déclin structurel de la consommation industrielle depuis plusieurs années.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : L’expansion se poursuit, entre opportunités et résistances

La Suède va délivrer des garanties d’origine pour le gaz

Danemark : le projet éolien offshore de 1,8 GW maintenu malgré un recours juridique

L’Agence danoise de l’énergie confirme la poursuite du projet de 1,8 GW confié à Vattenfall (parcs Nordsoen Midt et Hesselo), malgré la plainte déposée par un producteur éolien terrestre devant la Cour de justice de l’UE contestant les subventions publiques (2,8 milliards EUR). Une décision défavorable créerait une incertitude majeure pour ce projet ainsi que pour le futur appel d’offres du parc Nordsoen Syd, prévu en 2028.

Garanties d’origine : des prix bas malgré une sécheresse comparable à 2022

Les prix des garanties d’origine (GO) européennes restent proches d’un dixième de leur record de 2022, malgré des pressions similaires (sécheresse, faible hydraulique, incertitude géopolitique). Le marché est jugé plus équilibré qu’il y a quatre ans, porté par une production éolienne et solaire accrue et une demande plus faible, avec un surplus structurel estimé à 250 TWh

Espagne : en tête de la transition énergétique européenne avec 165 GW en projet

Selon une étude de Global Energy Monitor, l’Espagne domine le développement des renouvelables en Europe avec 165,3 GW de capacité potentielle éolienne et solaire (1ère pour le solaire avec 108,8 GW, 3e pour l’éolien avec 56,5 GW), devant le Royaume-Uni, la Grèce et la Suède. Le pays pourrait ainsi dépasser ses objectifs 2030, mais leur concrétisation dépendra de la levée des obstacles liés au réseau, aux investissements et aux autorisations.

Kosovo : mise en service d’un parc éolien turc de 73 MW

Un consortium turc (Calik Enerji, Limak) a mis en service le parc éolien de Zatriq (73 MW, 106 millions EUR), qui portera la capacité renouvelable du Kosovo à 356 MW (+26 %) et devrait générer 27 millions EUR d’économies annuelles sur les achats d’électricité. Le pays reste très dépendant du charbon (plus de 90 % de la production), dont les centrales vieillissantes ont subi plusieurs pannes cette année.

France : un lobby plaide pour accélérer les renouvelables malgré l’excédent actuel

France Renouvelables appelle à accélérer le développement des capacités vertes (80 GW solaire, 15 GW éolien offshore d’ici 2035), en misant sur la hausse attendue de la demande liée à l’électrification, alors que la CRE alerte sur une croissance au-delà de 50 % jugée risquée sans hausse correspondante de la consommation.

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

Aucune exclusivité fournisseur. Aucune rémunération variable liée à un opérateur. Lancez votre comparatif énergie pour obtenir une analyse de vos contrats sous 48h, sans engagement.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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