NF EN 16247 : ce que les industriels doivent savoir en 2026

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En 2026, l’Europe rebat les cartes. Ce ne sont plus la taille ou le chiffre d’affaires qui dictent les obligations, mais la réalité énergétique des sites. Une logique nouvelle, plus exigeante, mais aussi plus juste.

Pour les industriels, cette évolution marque un tournant : comprendre sa consommation, c’est reprendre la main sur sa performance.

La norme NF EN 16247 s’impose comme la clé de lecture de cette mutation. Derrière ses exigences techniques, elle trace une voie claire : faire de la maîtrise énergétique un pilier de compétitivité, de résilience et de décarbonation.

Cet article plonge au cœur de ce cadre refondu. Non pour en dresser la liste des contraintes, mais pour en révéler la portée.  

🔦 Lumière sur les thèmes abordés dans cet article

Comprendre la norme NF EN 16247 : le socle de tout audit énergétique

La norme NF EN 16247 constitue le cadre de référence européen pour la réalisation des audits énergétiques réglementaires.

Elle définit la méthodologie, les exigences et les livrables nécessaires pour garantir des audits fiables, homogènes et exploitables, capables de transformer la donnée énergétique en plan d’action concret.

Cet encadrement s’inscrit dans la dynamique européenne de transition énergétique initiée par la directive 2012/27/UE sur l’efficacité énergétique, transposée en droit français par la loi du 16 juillet 2013. Ce socle réglementaire a été renforcé par la directive révisée 2023/1791, elle-même intégrée dans la législation française via la loi DDADUE du 30 avril 2025. Depuis cette évolution, 

La logique de consommation réelle s’impose : les obligations ne reposent plus uniquement sur la taille ou le chiffre d’affaires, mais sur l’énergie effectivement consommée.

Concrètement :

  • Toute entreprise dont la consommation annuelle moyenne d’énergie finale dépasse 2,75 GWh sur trois ans doit réaliser un audit énergétique tous les quatre ans, sauf si elle dispose déjà d’un système de management de l’énergie (SME) certifié ISO 50001.

  • Pour les sites les plus énergivores — ceux dépassant 23,6 GWh par an — la mise en place d’un SME devient obligatoire d’ici le 11 octobre 2027.

Cette révision rapproche la NF EN 16247 de la norme ISO 50001, faisant de l’audit un véritable outil stratégique au service de la performance énergétique et de la durabilité.

🔗 Pour aller plus loin : Audit énergétique en entreprise : Définition, obligations et avantages

 Quelques points-clés à connaître : 

Publiée par le Comité européen de normalisation (CEN), elle s’articule en cinq parties, élucidées plus bas dans cet article : exigences générales (partie 1), audit des bâtiments (partie 2), des procédés industriels (partie 3), des transports (partie 4) et compétences des auditeurs (partie 5). Elle couvre tous les secteurs d’activité sauf les maisons individuelles privées. ​

La norme impose une démarche structurée et transparente : collecte et analyse des données, visite sur site, recommandations précises et restitution claire.

En France, la NF EN 16247 est intégrée dans le Code de l’énergie et constitue la référence pour les audits supervisés par l’ADEME. Elle distingue clairement l’audit réglementaire, obligatoire pour certaines entreprises, et l’audit conforme à la norme, synonyme de qualité et d’amélioration continue.

Les entreprises certifiées ISO 50001 peuvent être exemptées de l’audit réglementaire, ce qui souligne l’articulation avec les systèmes de management de l’énergie. ​

Au-delà de la conformité, la norme vise à fournir des données fiables, diagnostiquer les potentiels d’économie d’énergie et mettre en place des plans d’action mesurables et adaptés, contribuant ainsi à la compétitivité énergétique des organisations et à la transition énergétique.

Elle fixe aussi des exigences de compétences et d’expérience pour les auditeurs, garantissant la fiabilité et la pertinence des résultats.​

Ce cadre complet fait de la NF EN 16247 un pilier incontournable pour toute démarche d’audit énergétique professionnelle et un levier essentiel pour la performance énergétique durable.

Les cinq parties de la norme NF EN 16247, zoom & précisions

La NF EN 16247-1 définit les exigences générales applicables à tous les audits énergétiques, quel que soit le secteur d’activité, le type d’énergie utilisée ou les usages concernés — à l’exclusion des maisons individuelles privées.

Véritable cadre de référence, elle établit une méthodologie rigoureuse et transparente pour garantir la qualité, la cohérence et la comparabilité des audits réalisés sur le territoire européen.

Cette première partie de la norme précise les principes fondamentaux d’un audit énergétique réussi :

  • la définition du périmètre et des objectifs,
  • la collecte et la vérification des données,
  • la visite sur site,
  • l’analyse des consommations,
  • et la rédaction d’un rapport structuré intégrant des recommandations chiffrées et hiérarchisées.

La norme NF EN 16247-2 définit le cadre méthodologique et technique des audits énergétiques appliqués aux bâtiments tertiaires et résidentiels collectifs, à l’exclusion des habitations privées individuelles.

Conçue pour garantir la qualité, la cohérence et la comparabilité des audits, cette norme précise les étapes clés du processus :

  • Définition du périmètre et des objectifs avec le client.
  • Réunion de lancement pour cadrer la stratégie d’intervention.
  • Collecte et vérification des données (factures, plans, carnets d’entretien, consignes de régulation).
  • Travaux sur site : relevés techniques, mesures et observations.
  • Analyse et modélisation énergétique pour évaluer la performance réelle.
  • Rédaction du rapport d’audit avec hiérarchisation des actions.
  • Réunion de clôture pour présenter les conclusions et le plan d’action.

Elle complète la NF EN 16247-1 (exigences générales) en adaptant les principes de l’audit aux spécificités du bâti : 

Le périmètre technique couvre l’ensemble des postes énergétiques : enveloppe thermique (isolation, ponts thermiques, étanchéité à l’air), systèmes de chauffage, climatisation, ventilation, éclairage, production d’eau chaude sanitaire et usages spécifiques de l’électricité (ascenseurs, équipements informatiques, process spécialisés).

La norme impose également une analyse des indicateurs de performance énergétique (exprimés en kWh/m²/an), une évaluation de l’enveloppe thermique via des mesures de perméabilité à l’air, ainsi qu’un audit des systèmes de régulation pour identifier les dérives de consigne. Elle autorise l’échantillonnage représentatif pour les patrimoines multi-sites, afin d’optimiser les coûts d’intervention.

Le rapport final constitue un véritable outil d’aide à la décision : il intègre un bilan énergétique détaillé par usage, des préconisations chiffrées avec temps de retour sur investissement, et un plan de comptage énergétique pour le suivi post-audit.

🔗 Pour approfondir :

Focus secteur : Industries

NF EN 16247-3 : le référentiel de l’audit énergétique des procédés industriels

La norme NF EN 16247-3 constitue le cadre de référence pour la réalisation des audits énergétiques dans l’industrie.

Elle complète la NF EN 16247-1 en adaptant la méthodologie et les exigences aux spécificités des procédés industriels, où la consommation d’énergie est directement liée à la production et aux utilités associées.

➡️ Un périmètre aligné sur la réalité industrielle

La norme s’applique à tout site intégrant une ou plusieurs chaînes de fabrication, ainsi qu’à leurs environnements de soutien : laboratoires, zones de conditionnement, centres de recherche, entrepôts ou systèmes de transport internes.

Elle prend en compte la diversité des usages — mécaniques, thermiques, électriques — et les conditions de fonctionnement propres à chaque process.

➡️ Une méthodologie exigeante et opérationnelle

L’audit suit un déroulé rigoureux :

  • Prise de contact et cadrage du périmètre avec le client.
  • Réunion de lancement pour valider la stratégie d’intervention.
  • Collecte des données techniques (factures, paramètres de fonctionnement, cycles de production).
  • Travail sur site incluant mesures et relevés sur plusieurs jours, couvrant différents régimes de production.
  • Analyse approfondie des flux énergétiques : électricité, gaz, vapeur, air comprimé, froid, chaleur fatale.
  • Rapport d’audit détaillé avec hiérarchisation des leviers d’efficacité.
  • Réunion de restitution pour présenter les résultats et les pistes d’action.

Cette méthodologie impose une cartographie fine des procédés, la mesure des rendements énergétiques par ligne de production, et l’identification des pertes invisibles.

Les analyses peuvent s’appuyer sur des mesures réelles, des estimations ou des calculs, selon la précision des données disponibles.

➡️ Focus sur les innovations méthodologiques

Depuis la révision de 2022, la norme autorise un échantillonnage représentatif pour les procédés identiques sur plusieurs sites.

Cette approche optimise les coûts d’audit tout en préservant la rigueur technique.

Au minimum, les usages représentant plus de 10 % de la consommation totale doivent être intégrés, avec trois usages analysés par site.

➡️ Des livrables exploitables et chiffrés

Le rapport final fournit un diagnostic énergétique complet, des préconisations chiffrées et un plan de comptage énergétique pour assurer le suivi dans le temps.

Les recommandations couvrent la récupération de chaleur fatale, l’optimisation des utilités, l’intégration des énergies renouvelables industrielles et la modernisation des équipements.

 ➡️ En conclusion, 

La NF EN 16247-3 transforme l’audit en véritable levier de compétitivité et de décarbonation. En structurant la donnée énergétique et les actions d’amélioration, elle permet aux industriels de replacer l’efficacité énergétique au cœur de la performance opérationnelle.

🔗 Plus de ressources industries

La norme NF EN 16247-4 définit les exigences, la méthodologie et les livrables propres aux audits énergétiques du secteur des transports.

Elle s’adresse à tous les modes — routier, ferroviaire, maritime et aérien — et à toutes les distances, du transport local au long courrier, pour le transport de marchandises comme de personnes.

Elle s’applique aussi bien aux opérateurs publics qu’aux acteurs privés, qu’ils soient ou non exclusivement dédiés au transport.

➡️ Un périmètre complet couvrant tous les modes de mobilité

  • Transport routier : flottes de véhicules légers, utilitaires, poids lourds.
  • Transport ferroviaire : matériel roulant, infrastructures, gares.
  • Transport maritime : navires, installations portuaires, logistique maritime.
  • Transport aérien : aéronefs, aéroports, équipements de piste.

 ➡️Une méthodologie orientée performance et durabilité

L’audit selon la NF EN 16247-4 s’appuie sur une approche structurée :

  • Cartographie des flottes et collecte des données énergétiques.
  • Analyse des consommations par véhicule et par mode (carburants, électricité, biocarburants).
  • Évaluation des rendements énergétiques et benchmark sectoriel.
  • Travaux sur site : contrôle des équipements, observation des pratiques de conduite et des opérations logistiques.
  • Optimisation des flux : taux de charge, itinéraires, rotations, intermodalité.
  • Rapport d’audit avec bilan énergétique, hiérarchisation des actions et recommandations chiffrées.

➡️ Des bénéfices concrets et mesurables

L’audit transport transforme la conformité réglementaire en outil stratégique :

  • Réduction des coûts de carburant et amélioration du rendement énergétique.
  • Optimisation logistique et pilotage des performances par la donnée.
  • Contribution directe aux objectifs de décarbonation.

Appui à la décision pour les investissements dans des flottes plus propres.

En somme, la NF EN 16247-4 inscrit l’audit énergétique du transport dans une démarche de mobilité durable, où chaque kilomètre parcouru devient un levier de compétitivité et de responsabilité environnementale.

La NF EN 16247-5 complète la série en mettant l’accent sur les compétences et la qualification des auditeurs énergétiques, un facteur clé pour garantir la fiabilité, la crédibilité et l’exploitation concrète des audits.

Elle définit les exigences techniques et méthodologiques que doivent maîtriser les professionnels pour assurer la qualité des diagnostics et la pertinence des recommandations.

➡️ Compétences et qualifications requises

Un auditeur certifié selon la NF EN 16247-5 doit :

  • Démontrer une expertise technique approfondie et une connaissance des exigences générales de la NF EN 16247-1.
  • Maîtriser les spécificités sectorielles, comme celles de la NF EN 16247-2 pour les bâtiments, NF EN 16247-3 pour les procédés industriels ou NF EN 16247-4 pour le transport.
  • Être capable d’appliquer rigoureusement la méthodologie, de réaliser des mesures fiables et de formuler des recommandations chiffrées et hiérarchisées.
  • Respecter l’indépendance professionnelle, garantissant l’objectivité des conclusions et la protection de l’entreprise auditée.

En résumé, la NF EN 16247-5 assure la valeur opérationnelle et stratégique de chaque audit, en garantissant que les diagnostics sont exploitables, fiables et alignés avec les objectifs de performance énergétique des organisations.

Industrie, tertiaire, bâtiments, copropriétés… Quelles différences dans la méthode d’audit énergétique ?

D’abord, la référence normative : 

  • Industrie : NF EN 16247-3
  • Tertiaire : NF EN 16247-2
  • Bâtiments collectifs / Copropriétés : NF EN 16247-2
  • Transport / Flottes : NF EN 16247-4

Chaque secteur a sa spécificité. Alors, l’audit se focus également sur ces aspects : 

  • Industrie : procédés industriels, utilités (vapeur, air comprimé, froid), flux thermiques complexes
  • Tertiaire : enveloppe du bâtiment, chauffage, climatisation, éclairage
  • Bâtiments collectifs / Copropriétés : parties communes, enveloppe thermique, systèmes partagés
  • Transport / Flottes : véhicules, infrastructures, itinéraires, consommation par mode de transport

En découlent alors également des particularités méthodologiques : 

  • Industrie : analyse approfondie des chaînes de production, équipements lourds et cycles variables
  • Tertiaire : évaluation de la performance thermique, des systèmes CVC et de l’éclairage, modélisation énergétique
  • Bâtiments collectifs / Copropriétés : prise en compte de la gouvernance collective, relevés multi-usages et priorisation des actions
  • Transport / Flottes : cartographie des flottes, analyse par mode de transport, optimisation logistique

Ainsi, ils servent des objectifs principaux bien différents : 

  • Industrie : optimiser l’efficacité énergétique des process tout en maintenant qualité et continuité opérationnelle
  • Tertiaire : améliorer le confort, réduire les consommations et les coûts énergétiques du bâtiment
  • Bâtiments collectifs / Copropriétés : identifier les gisements d’économie et planifier des actions adaptées à la copropriété
  • Transport / Flottes : réduire les consommations et l’empreinte carbone tout en améliorant la performance opérationnelle

Choisir le bon auditeur : qualification, indépendance et label

Comme précisé plus haut, le choix de l’auditeur énergétique est déterminant pour la fiabilité et la valeur de votre diagnostic. La norme NF EN 16247-5 précise les compétences attendues : maîtrise des systèmes de management de l’énergie, expertise des procédés industriels et connaissance des bonnes pratiques sectorielles.

L’auditeur doit pouvoir transformer des données complexes en recommandations concrètes et exploitables, grâce à une formation technique solide et une expérience significative sur le terrain.

  • La certification repose sur des organismes accrédités COFRAC, garantissant le respect des standards européens. L’ADEME complète ce dispositif en référençant les prestataires qualifiés et en veillant à la cohérence des retours d’expérience. Cette double validation assure que l’auditeur connaît la méthodologie normative et les spécificités réglementaires françaises, et qu’il peut livrer un diagnostic fiable.
  • L’indépendance constitue un autre pilier : l’auditeur doit être libre de tout conflit d’intérêts avec votre entreprise, vos fournisseurs d’énergie ou vos équipementiers. Cette neutralité est essentielle pour garantir l’objectivité du diagnostic et la pertinence des préconisations.
  • Privilégiez des bureaux d’études spécialisés, certifiés et expérimentés sur des sites comparables au vôtre.  

Transformer l’audit réglementaire en levier de performance industrielle

L’audit énergétique industriel conforme à la NF EN 16247-3 devient un outil stratégique, révélant des gisements d’énergie souvent insoupçonnés et structurant une démarche de décarbonation mesurable.

Pour les industriels, il transforme la contrainte en levier de compétitivité durable.

Identifier et quantifier les économies d’énergie

  • Cartographie précise des consommations : chaque poste représentant plus de 10 % de la consommation totale est mesuré et analysé, mettant en évidence les pertes invisibles et le potentiel d’optimisation par équipement. Typiquement, l’audit identifie 15 à 25 % d’économies potentielles via l’optimisation des utilités (air comprimé, vapeur), la récupération de chaleur fatale et l’amélioration des rendements des équipements.
  • Analyse des flux thermiques et récupération d’énergie : la chaleur résiduelle d’un procédé peut alimenter un autre usage, générant des synergies internes et favorisant l’intégration d’énergies renouvelables industrielles.
  • Benchmark sectoriel et indicateurs de performance : consommation spécifique (kWh/tonne produite, kWh/m² utile) comparée aux bonnes pratiques du secteur, identifiant les écarts et marges de progrès.

Traduire l’audit en plan d’action opérationnel

  • Hiérarchisation des actions par rentabilité : le rapport classe les recommandations selon le temps de retour sur investissement (TRI) et la facilité de mise en œuvre :
      • Actions immédiates (TRI < 2 ans) : optimisation des consignes, maintenance corrective
      • Investissements moyens (TRI 2–5 ans) : modernisation d’équipements, récupération de chaleur
      • Projets structurants (TRI > 5 ans) : énergies renouvelables, transformation de procédés
  • Plan de comptage énergétique : définition des indicateurs de suivi et modalités de mesure des gains pour garantir traçabilité et ajustement.
  • Planning de déploiement intégré aux contraintes industrielles : prise en compte des arrêts techniques, cycles de production et budgets, afin de maximiser l’efficacité des interventions sans interrompre l’activité.

Bénéfices pour la compétitivité et la décarbonation

  • Réduction immédiate des coûts énergétiques  
  • Structuration de la décarbonation industrielle : quantification des émissions par usage et identification des leviers de substitution énergétique, fournissant une feuille de route priorisée pour atteindre les objectifs climatiques.
  • Renforcement de la compétitivité : les sites les plus performants résistent mieux aux fluctuations des prix de l’énergie et sécurisent leurs marges.
  • Préparation aux évolutions réglementaires : anticipation du décret tertiaire, obligations de décarbonation et normes futures, limitant les surcoûts et les mises à jour d’urgence.

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Anticiper 2026 pour maîtriser énergie et performance

Planifier dès maintenant l’audit 2026 transforme une contrainte réglementaire en démarche stratégique :

  • Optimisation des coûts et délais : sélection sereine d’un auditeur spécialisé, intégration des mesures dans les arrêts techniques, négociation tarifaire avantageuse.
  • Préparation technique approfondie : collecte complète des données, analyse des cycles de production et identification des procédés les plus énergivores.
  • Mobilisation des équipes internes : formation et sensibilisation aux bonnes pratiques pour accélérer la mise en œuvre.
  • Structuration du financement : mobilisation des CEE, aides ADEME, optimisation fiscale pour maximiser les économies réalisables.

En synthèse, l’audit énergétique NF EN 16247-3 transforme une obligation en levier de pilotage industriel, structurant la performance énergétique, accélérant la décarbonation et renforçant durablement la compétitivité des sites industriels français.

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 FAQ : la norme NF EN 16247

Cas d’obligation — Grandes entreprises
• Critère : > 250 salariés ou CA > 50 M € et bilan > 43 M €.
• Échéance : Tous les 4 ans (obligation historique).
• Exemption possible : Certification ISO 50001 couvrant 80 % des sites.

Cas d’obligation — Entreprises énergivores (nouvelle loi 2025)
• Critère : Consommation > 2,7 GWh/an (moyenne sur 3 ans).
• Échéance : Avant le 11 octobre 2026.
• Exemption possible : ISO 50001 certifié.

Cas d’obligation — Très grandes consommatrices
• Critère : Consommation > 23,6 GWh/an (85 TJ).
• Échéance : ISO 50001 obligatoire avant le 11 octobre 2027.
• Exemption possible : Aucune.

  • Audit réglementaire : imposé par la loi, il suit la méthodologie encadrée par la norme NF EN 16247, doit être conduit par un auditeur certifié (OPQIBI, LNE, AFNOR), et répondre à des exigences précises.​
  • Audit volontaire : démarche libre, plus souple, visant à anticiper les obligations, améliorer la performance énergétique ou initier une démarche ISO 50001. Il peut concerner un périmètre plus ciblé (bâtiment, procédé, etc.)

Le processus dure en moyenne 3 à 6 mois, selon la taille de l’entreprise et la complexité du site. La norme prévoit une fréquence quadriennale (tous les 4 ans) pour les entreprises assujetties.

Le non-respect de l’obligation d’audit expose à :

  • une amende administrative pouvant atteindre 2 % du chiffre d’affaires annuel HT,
  • un plafond possible de 60 000 € par site,
  • et, en cas de récidive, jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires.​
  • Ces contrôles sont effectués par la DREAL, la DRIEE ou l’ADEME.

Dans une norme comme NF EN 16247,

  • NF indique qu’il s’agit d’une norme française,
  • EN signifie European Norm (norme européenne).

Autrement dit, la norme est adoptée au niveau européen (CEN) puis ratifiée par l’AFNOR en France.​

L’ADEME soutient les entreprises en :

  • finançant une partie du coût via des aides et programmes CEE (comme PRO-SMEN ou Tremplin PME),
  • fournissant une base de données d’auditeurs certifiés,
  • accompagnant la modélisation énergétique et l’identification de scénarios de travaux chiffrés.​

Depuis 2025, l’audit énergétique est obligatoire pour :

  • les copropriétés de plus de 50 lots construites avant 2013,
  • avec extension aux copropriétés de moins de 50 lots dès janvier 2026.
    L’audit s’ajoute au DPE collectif et s’inscrit dans le plan pluriannuel de travaux (PPT) obligatoire pour les bâtiments de plus de 15 ans.​

Selon la norme NF EN 16247, il existe trois familles principales  :​

  • Audit des bâtiments (NF EN 16247‑2) : identifie les économies possibles sur le bâti et les systèmes.
  • Audit des procédés industriels (NF EN 16247‑3) : applique à la production et aux utilités.
  • Audit des transports (NF EN 16247‑4) : analyse la flotte et la logistique énergétiques.

Ces audits visent tous à repérer les gisements d’économies d’énergie et à hiérarchiser les actions selon leur rentabilité.

Autrice de cet article

Natalia Stanatchkov

Natalia a rejoint Capitole Énergie en octobre 2024 dans le cadre de son Mastère en Marketing Digital. Depuis, elle prête sa plume pour contribuer activement au blog de l’entreprise. Elle suit de près l’actualité du secteur, des tendances marché aux évolutions de l’entreprise, et s’attache à rendre l’information accessible, utile et synthétique pour vous, les professionnels qui nous lisent au quotidien.

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Natalia STANATCHKOV
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