Compensation des coûts indirect du carbone : calcul de l’aide

Deux cheminées industrielles émettent de la fumée blanche dans un ciel bleu clair
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La compensation carbone s’impose aujourd’hui comme un levier structurant des stratégies climat des entreprises, à l’interface entre réglementation, performance économique et responsabilité environnementale.

Pour les entreprises éligibles au dispositif de compensation des coûts indirects,

La période de dépôt des dossiers est ouverte du 27 février 2026 au 31 mars 2026 auprès de l’Agence de services et de paiement (ASP). 

Cette aide publique cible les structures exposées aux fuites de carbone dans le cadre du système européen de quotas d’émission.

Le dispositif ASP : compensation des coûts indirects du carbone

Principe et objectifs de l’aide publique

🔗 Voici le lien officiel : Compensation carbone – Compensation des coûts indirects

L’Agence de services et de paiement (ASP) du gouvernement français gère un dispositif d’aide financière

Cette mesure vise à réduire le risque de fuite de carbone, c’est-à-dire par extension, la délocalisation d’activités industrielles vers des pays tiers moins contraignants en matière d’émissions, contribuant ainsi à maintenir la compétitivité des entreprises européennes tout en préservant l’efficacité du marché du carbone.

Cette compensation représente jusqu’à 75% des coûts indirects éligibles, soit le niveau maximal autorisé par la Commission européenne.

Critères d’éligibilité et secteurs concernés

La compensation des coûts indirects est ouverte aux secteurs considérés comme exposés à un risque réel de fuite de carbone en raison des coûts des émissions indirectes. L’éligibilité repose sur l’appartenance aux secteurs et sous-secteurs listés à l’annexe 1 de la communication européenne 2020/C 317/04.

Secteurs principalement concernés :

  • Métallurgie (acier, aluminium),
  • Industrie chimique et pétrochimique,
  • Ciment et matériaux de construction,
  • Papier et pâte à papier,
  • Verre et céramique,
  • Engrais.
Garanties d'origine

De plus, pour être éligible au dispositif de compensation des coûts indirects, l’entreprise doit justifier qu’au moins 30 % de sa consommation d’électricité est couverte par des sources décarbonées, conformément à l’article L.122-8 du Code de l’énergie.

Ce seuil doit être atteint et documenté via des contrats d’approvisionnement direct (PPA) et/ou l’annulation de Garanties d’Origine, selon les modalités précisées par le décret n°2022-1591 et la notice ASP.

Calcul des montants et modalités financières

Le montant de l’aide se calcule selon la formule définie à l’article L. 122-8 du code de l’énergie :

Paramètres de calcul 2025 :

  • Facteur d’émission de CO₂ pour l’électricité en France : 0,51 tCO₂/MWh 
  • Prix du quota EU ETS de l’année précédente : 89,28 €/tCO₂ pour 2024 
  • Référentiel d’efficacité européen par secteur
  • Production annuelle éligible déclarée par l’entreprise (MWh ou tonnes selon le produit

Mécanisme, mécanisme d’avance et complément :

  • Intensité de l’aide : 75% des coûts indirects
  • Avance annuelle : 24,45% des coûts indirects (taux indicatif pouvant être recalculé)
  • Complément d’aide : versé si les coûts indirects si l’aide calculée est importante par rapport à la VAB de l’entreprise

Calcul estimatif de l’aide à la compensation carbone

Simulation indicative basée sur les paramètres réglementaires connus. Le montant définitif est validé par l’administration.

Calendrier et procédures 2025-2026

Période de dépôt des demandes :

  • Dépôt des demandes d’aide : 27 février au  31 mars 2025
  • Dépôt du PPE : 30 novembre 2025
  • Paiement de l’avance : Dès l’instruction du formulaire, sur demande
  • Paiement final : Après instruction complète et vérification des données

Pièces justificatives obligatoires :

  • Audit énergetique
  • Formulaire de demande (format Excel et PDF signé)
  • Attestation de valeur ajoutée par expert-comptable ou commissaire aux comptes
  • Copies des factures d’électricité et données fournisseurs
  • RIB du site et du siège social
  • Attestations d’interchangeabilité par organisme accrédité (normes NF EN ISO/IEC 17029:2019, NF EN ISO 14065:2021)

Contacts utiles :

En cas de dossier incomplet, l’ASP accorde 1 mois pour fournir les pièces manquantes.

Cette aide s’inscrit dans la stratégie européenne de transition énergétique tout en préservant la compétitivité industrielle face aux défis climatiques.

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FAQ : Compensation carbone

Face aux émissions de gaz à effet de serre résiduelles que votre entreprise ne peut éliminer directement, la compensation carbone représente un mécanisme stratégique de financement de projets externes de réduction ou de séquestration de carbone.

Le mécanisme opérationnel suit une séquence précise en trois étapes.

  • Votre entreprise réalise d’abord un audit énergétique (scopes 1, 2 et 3) pour quantifier ses émissions résiduelles.
  • Elle sélectionne ensuite des crédits carbone certifiés auprès d’acteurs spécialisés, en privilégiant les labels reconnus comme Verified Carbon Standard ou Gold Standard.
  • L’achat s’effectue via des plateformes dédiées ou des intermédiaires qui garantissent la traçabilité et l’unicité des crédits. Chaque crédit acheté est définitivement retiré du marché volontaire pour éviter tout double comptage.

Cette démarche s’appuie sur des tiers indépendants qui vérifient la réalité des réductions d’émissions générées par les projets financés, assurant ainsi la crédibilité de votre stratégie climat auprès de vos parties prenantes.

Deux approches distinctes coexistent sur le marché du carbone.

  • La compensation réglementaire s’impose aux grandes entreprises polluantes européennes soumises au système d’échange de quotas carbone (environ 11 000 installations industrielles). Ces compagnies aériennes, sidérurgistes et électriciens doivent respecter leurs quotas ou acheter des crédits supplémentaires sur le marché de conformité.
  • La compensation volontaire concerne toutes les organisations désireuses d’agir pour le climat sans obligation légale. PME, ETI et grands groupes peuvent financer des projets de séquestration ou d’évitement via le marché volontaire. Cette démarche permet d’anticiper les futures réglementations tout en renforçant votre stratégie RSE et votre positionnement sur la transition écologique.

La compensation carbone trouve ses origines dans les mécanismes internationaux de lutte contre le changement climatique, progressivement transposés dans la réglementation en France à travers un arsenal juridique de plus en plus structuré.

Genèse internationale et transposition française

Le Protocole de Kyoto (1997) a instauré les premiers mécanismes de compensation via les Mécanismes de Développement Propre (MDP), permettant aux pays industrialisés de financer des projets de réduction d’émissions dans les pays en développement. L’Accord de Paris (2015) a ensuite généralisé cette approche avec l’Article 6, qui encadre les transferts internationaux de réductions d’émissions.

En France, cette dynamique internationale s’est traduite par une réglementation en France progressive, structurée autour de plusieurs dispositifs complémentaires.

Le Label Bas-Carbone : référentiel français depuis 2018

Créé par le décret n° 2018-1043 du 28 novembre 2018, le Label Bas-Carbone constitue le premier cadre réglementaire français spécifique à la compensation carbone volontaire. Ce dispositif, piloté par le Ministère de la Transition écologique, garantit la qualité des projets de réduction ou séquestration du carbone réalisés sur le territoire national.

Les méthodologies approuvées couvrent désormais huit secteurs : foresterie, agriculture, transport, bâtiment, déchets, industrie, énergie et utilisation des terres. Plus de 200 projets ont obtenu cette certification depuis son lancement, générant des crédits carbone traçables selon les standards ADEME.

Loi Climat & Résilience : encadrement des allégations

La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique a introduit des obligations strictes concernant les allégations de neutralité carbone. Le décret n° 2022-539 du 13 avril 2022 précise les conditions d’usage des mentions « neutre en carbone » ou « 100% compensé » dans la publicité.

Cette réglementation en France impose aux annonceurs de :

  • Communiquer sur leur empreinte carbone complète (scopes 1, 2, 3)
  • Détailler l’origine des crédits carbone par tranches de prix
  • Justifier leurs plans de réduction effectifs
  • Respecter des critères de qualité stricts pour les projets financés

Directive CSRD et reporting extra-financier

La directive européenne 2022/2464 (CSRD), transposée en droit français, impose un reporting détaillé sur les stratégies de compensation carbone aux grandes entreprises. Dès 2025, plus de 50 000 entreprises européennes devront publier leurs données de durabilité selon les normes ESRS, incluant leurs démarches de compensation.

Acteurs institutionnels et références techniques

Plusieurs organismes structurent l’écosystème réglementaire français :

  • ADEME : référentiel Base Carbone avec facteurs d’émissions officiels, méthodologies sectorielles
  • CRE (Commission de Régulation de l’Énergie) : supervision des mécanismes de compensation dans le secteur énergétique
  • RTE (Réseau de Transport d’Électricité) : données d’intensité carbone du mix électrique français (0,51 tCO2/MWh)
  • I4CE (Institute for Climate Economics) : analyses économiques du marché volontaire français (11 millions de crédits échangés en 2020)

Cette architecture réglementaire française s’enrichit progressivement, transformant la compensation carbone d’une démarche volontaire en composante structurante des stratégies climat des entreprises.

MécanismeFinalitéLogiqueUsage des crédits carboneCommunication associée
Compensation carboneNeutraliser 100 % des émissions résiduellesÉquivalence tonne pour tonneAchat de crédits = annulation comptable des émissions« Neutre en carbone » / « 100 % compensé » (strictement encadré)
Contribution carboneFinancer la transition sans prétendre neutraliserSoutien volontaire à des projets climatFinancement de projets sans équivalence stricte« Contributeur climat »
Crédit carboneUnité de mesureInstrument1 crédit = 1 tCO₂ évitée ou séquestréeDépend de l’usage (compensation ou contribution)
Quota carbone (EU ETS)Encadrer légalement les émissionsContrainte réglementaireDroit d’émettre 1 tCO₂Aucune vocation RSE

Sanctions applicables en cas d’allégations trompeuses :

  • Amendes administratives : de 20 000 € à la totalité des dépenses publicitaires,
  • Sanctions pénales : jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende,
  • Pénalités majorées : jusqu’à 80 % du coût de la campagne,
  • Sanction réputationnelle : publication obligatoire de la décision.

Points de vigilance clés :

  • Justifier précisément toute allégation de neutralité carbone,
  • Être transparent sur l’origine, la qualité et l’usage des crédits,
  • Respecter strictement le principe réduire d’abord, compenser ensuite,
  • Documenter les actions de réduction préalables.

Les crédits carbone : rappel de définition et prix

Un crédit carbone représente une unité certifiée équivalant à une tonne de CO2 évitée ou séquestrée par un projet vérifié.

Ces certificats s’échangent sur des marchés spécialisés où les prix fluctuent selon la qualité du projet, sa localisation et les standards de certification appliqués.

Les fourchettes tarifaires varient considérablement : de 5 à 50 euros par crédit sur le marché volontaire, tandis que le système d’échange européen affiche des cotations autour de 78 euros par tonne en janvier 2026. Cette volatilité reflète la diversité des projets : reforestation, énergies renouvelables ou capture directe du carbone.

Les labels reconnus comme Verified Carbon Standard ou Gold Standard garantissent la traçabilité et l’additionnalité des réductions d’émissions, critères essentiels pour éviter tout risque de greenwashing dans votre stratégie climat.

Marché de conformité et marché volontaire

Deux écosystèmes parallèles structurent l’économie du carbone selon des règles distinctes.

  • Le marché réglementaire encadre les secteurs industriels soumis au système d’échange de quotas européen, où les entreprises achètent et vendent des allocations dans un cadre d’une réglementation stricte supervisée par l’Union européenne.
  • Le marché volontaire fonctionne différemment : organisations privées et publiques y financent librement des projets de compensation certifiés par des standards internationaux comme Verified Carbon Standard. Cette démarche de compensation carbone permet aux entreprises d’agir au-delà de leurs obligations légales, transformant leur stratégie climat en avantage concurrentiel.

Les volumes échangés révèlent un déséquilibre : le marché de conformité représente plus de 95% des transactions mondiales, tandis que le marché volontaire croît rapidement avec 190 millions de tonnes équivalent CO2 échangées en 2020.

Types de projets et certificats disponibles

Le marché volontaire propose plusieurs catégories de projets certifiés adaptés aux besoins des entreprises.

  • Les énergies renouvelables dominent avec les parcs éoliens, solaires et hydroélectriques, particulièrement attractifs dans les pays en développement où l’impact carbone reste significatif.
  • Les projets forestiers incluent la reforestation, la gestion forestière durable et la conservation d’écosystèmes existants.

Ces initiatives génèrent des co-bénéfices en matière de biodiversité et d’emploi local, répondant aux attentes RSE des organisations.

  • L’efficacité énergétique industrielle et la substitution de combustibles fossiles constituent une troisième famille, tandis que les technologies émergentes de capture directe du carbone offrent des solutions premium pour les entreprises exigeantes.

Labels et standards de certification

La qualité d’un projet de compensation repose sur sa certification par des standards reconnus qui garantissent l’intégrité des réductions d’émissions. Ces labels appliquent des critères rigoureux : additionnalité, mesurabilité, vérifiabilité et permanence.

  • Le Verified Carbon Standard (VCS) domine le marché mondial avec plus de 70% des crédits échangés, tandis que le Gold Standard privilégie les co-bénéfices sociaux et environnementaux. Le Label Bas-Carbone français, lancé en 2019, certifie exclusivement des projets nationaux selon les méthodes de l’ADEME.
  • D’autres standards spécialisés émergent : Plan Vivo pour les communautés locales, Climate Action Reserve pour l’Amérique du Nord. Le choix du label détermine la crédibilité de votre démarche et son acceptation par vos parties prenantes dans un contexte réglementaire évolutif.

Principaux acteurs du marché français

Le paysage français de la compensation carbone s’organise autour d’une chaîne de valeur diversifiée où coexistent entreprises spécialisées, organismes publics et ONG.

Les entreprises françaises représentent 91% des crédits carbone achetés sur le marché volontaire national, soit plus de 10 millions de crédits en 2020 selon les chiffres de l’écosystème.

EcoAct s’impose comme leader du conseil français, tandis que Reforest’Action domine le financement de projets forestiers. ClimateSeed, filiale de BNP Paribas, structure une plateforme d’échanges entre investisseurs et porteurs de projets. Cette pratique s’appuie sur des standards reconnus comme le Label Bas-Carbone ou les normes ISO internationales. La dynamique s’accélère avec l’émergence de coopératives locales comme Climat Local en Occitanie, qui privilégient les projets territoriaux pour répondre aux attentes croissantes des entreprises en matière de proximité géographique.

Plateformes d’achat de crédits carbone

L’accès aux crédits carbone s’est démocratisé grâce à des plateformes numériques spécialisées qui facilitent les transactions entre porteurs de projets et entreprises. Going4Zero d’EcoAct propose un bouquet de solutions digitales pour l’achat sécurisé, tandis que ClimateTrade mise sur la technologie blockchain pour garantir la transparence des échanges.

South Pole et Solutions Will offrent des marketplaces avec sélection de projets certifiés, permettant aux organisations d’acheter directement en ligne selon leurs critères géographiques et technologiques.

Programme et projets France

Le Label Bas-Carbone structure depuis 2019 l’écosystème français avec des méthodes approuvées par le Ministère de la Transition écologique. Ce dispositif certifie des projets dans tous les secteurs : foresterie, agriculture, transport, bâtiment et déchets.

Plus de 200 projets ont obtenu cette labellisation nationale, générant des crédits carbone traçables pour les entreprises. Les méthodes sectorielles encadrent rigoureusement la comptabilisation : plantation forestière, grandes cultures bas-carbone ou badigeonnage à la chaux des bâtiments d’élevage.

L’ADEME mobilise 5 milliards d’euros pour accompagner ces initiatives, tandis que des programmes territoriaux émergent comme la compensation carbone locale de Lille Métropole. Ces projets français répondent aux exigences du Protocole de Kyoto tout en valorisant l’universalité du CO2 par des actions locales mesurables.

 Calcul et audit énergétique : première étape obligatoire

Quantifier précisément vos émissions de gaz à effet de serre constitue le prérequis indispensable à toute démarche de compensation crédible.  

Les trois scopes : émissions directes des installations (scope 1), émissions indirectes liées à l’énergie (scope 2), et émissions de la chaîne de valeur étendue (scope 3).

La collecte de données couvre vos consommations énergétiques, déplacements professionnels, achats de matériel et usage du numérique. Cette comptabilisation en tonnes équivalent CO2 révèle vos postes d’émissions prioritaires et détermine le volume exact de crédits carbone nécessaires. Sans ce diagnostic rigoureux, aucune stratégie de compensation ne peut prétendre à la neutralité carbone.

Choisir ses projets de compensation carbone

La sélection de projets de compensation détermine l’efficacité et la crédibilité de votre démarche climat. 

  • Vérifiez la transparence des méthodologies de mesure et l’existence d’audits indépendants réguliers. Les co-bénéfices environnementaux et sociaux renforcent l’alignement avec votre stratégie RSE : biodiversité, emploi local, développement communautaire.
  • L’universalité du CO2 permet de compenser localement ou internationalement, mais les projets français labellisés offrent une traçabilité optimale.

Mettre en place sa stratégie de compensation

  • Structurer votre stratégie de compensation nécessite une approche séquentielle rigoureuse intégrant gouvernance, budget et communication.
  • Définissez d’abord votre périmètre de compensation : émissions résiduelles uniquement ou engagement plus large incluant vos parties prenantes.
  • Établissez ensuite votre budget annuel en crédits carbone, généralement 2 à 5% de votre facture énergétique selon votre secteur d’activité. Cette allocation financière doit s’inscrire dans votre plan de financement pluriannuel pour garantir la continuité des achats.
  • Intégrez cette stratégie dans votre reporting RSE avec des indicateurs de suivi : tonnes compensées, origine géographique des projets, co-bénéfices générés. Cette traçabilité renforce la crédibilité de votre neutralité carbone et optimise votre performance face aux exigences réglementaires croissantes.

Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF/CBAM) transforme fondamentalement l’approche de la compensation carbone pour les entreprises importatrices. Depuis janvier 2026, ce dispositif européen impose une taxe carbone aux frontières sur les produits importés à forte intensité carbone : acier, ciment, aluminium, engrais, électricité et hydrogène.

Contrairement aux marchés volontaires de compensation, le MACF exige l’achat obligatoire de certificats CBAM correspondant aux émissions incorporées dans vos importations. Le prix de ces certificats s’aligne sur le système européen d’échange de quotas (ETS), créant une convergence entre compensation volontaire et obligations réglementaires.

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Autrice de cet article

Natalia Stanatchkov

Natalia a rejoint Capitole Énergie en octobre 2024 dans le cadre de son Mastère en Marketing Digital. Depuis, elle prête sa plume pour contribuer activement au blog de l’entreprise. Elle suit de près l’actualité du secteur, des tendances marché aux évolutions de l’entreprise, et s’attache à rendre l’information accessible, utile et synthétique pour vous, les professionnels qui nous lisent au quotidien.

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