Primes Énergie CEE : rôle des zones climatiques H1, H2, H3

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Les zones climatiques H1, H2 et H3 découpent la France en trois profils thermiques, du climat le plus froid (H1) au plus doux (H3). Ce découpage réglementaire fixe les exigences d’isolation et de chauffage des bâtiments, et conditionne le montant des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) accordés pour les travaux de rénovation : plus une zone est froide, plus la prime est en général élevée. Reste à savoir à quel département correspond chaque zone, et pourquoi cet écart de montant existe. 

Quelles sont les trois grandes zones climatiques h1 h2 h3 en France ? Quelle est la différence entre elles? 

On trouve 3 grandes zones climatiques en France :

  • La zone H1 : territoires où les températures hivernales sont les plus froides. Elle concerne les départements de l’Est et du Nord de la France, influencés par un climat semi-continental.
  • La zone H2 : couvrant les régions aux températures de l’hiver plus doux. Cette zone inclut également les départements de l’Ouest de la France, soumis à un climat océanique.
  • La zone H3 : correspondant aux régions du pourtour méditerranéen, sous l’influence du climat méditerranéen.

Ce découpage en zones H1, H2 et H3 est défini par la réglementation thermique du bâtiment (arrêté du 5 avril 1988, repris à l’article R172-4 du Code de la construction et de l’habitation) et sert de référence pour le calcul des primes liées au dispositif CEE, car les besoins énergétiques varient d’une zone à l’autre selon le climat.

Carte des zones climatiques h1 h2 h3 en France

Voici une carte représentant les zones thermiques des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) en France.  H1 (zone la plus froide en bleu clair), h2 (zone moyenne en violet) et h3 (la plus chaude en bleu foncé).

Source : Groupe Caisse Des Dépots

Comment sont répartis les départements selon les zones climatiques h1 h2 h3 ?

La distribution des zones climatiques repose sur les températures hivernales et estivales observées dans les diverses régions de la France. Chaque région se voit assigner un coefficient de rigueur climatique, lequel est utilisé pour évaluer les besoins en consommation énergétique en fonction du climat de la zone thermique.

Voici un tableau récapitulatif des zones thermiques par régions : 

Zone H1 — Continental / montagnard
  • 01 Ain
  • 02 Aisne
  • 03 Allier
  • 05 Hautes-Alpes
  • 08 Ardennes
  • 10 Aube
  • 14 Calvados
  • 15 Cantal
  • 19 Corrèze
  • 21 Côte-d’Or
  • 23 Creuse
  • 25 Doubs
  • 27 Eure
  • 28 Eure-et-Loir
  • 38 Isère
  • 39 Jura
  • 42 Loire
  • 43 Haute-Loire
  • 45 Loiret
  • 51 Marne
  • 52 Haute-Marne
  • 54 Meurthe-et-Moselle
  • 55 Meuse
  • 57 Moselle
  • 58 Nièvre
  • 59 Nord
  • 60 Oise
  • 61 Orne
  • 62 Pas-de-Calais
  • 63 Puy-de-Dôme
  • 67 Bas-Rhin
  • 68 Haut-Rhin
  • 69 Rhône
  • 70 Haute-Saône
  • 71 Saône-et-Loire
  • 73 Savoie
  • 74 Haute-Savoie
  • 75 Paris
  • 76 Seine-Maritime
  • 77 Seine-et-Marne
  • 78 Yvelines
  • 80 Somme
  • 87 Haute-Vienne
  • 88 Vosges
  • 89 Yonne
  • 90 Territoire de Belfort
  • 91 Essonne
  • 92 Hauts-de-Seine
  • 93 Seine-Saint-Denis
  • 94 Val-de-Marne
  • 95 Val-d’Oise
  • 975 St-Pierre-et-Miquelon
Zone H2 — Océanique / tempéré
  • 04 Alpes-de-Haute-Provence
  • 07 Ardèche
  • 09 Ariège
  • 12 Aveyron
  • 16 Charente
  • 17 Charente-Maritime
  • 18 Cher
  • 22 Côtes-d’Armor
  • 24 Dordogne
  • 26 Drôme
  • 29 Finistère
  • 31 Haute-Garonne
  • 32 Gers
  • 33 Gironde
  • 35 Ille-et-Vilaine
  • 36 Indre
  • 37 Indre-et-Loire
  • 40 Landes
  • 41 Loir-et-Cher
  • 44 Loire-Atlantique
  • 46 Lot
  • 47 Lot-et-Garonne
  • 48 Lozère
  • 49 Maine-et-Loire
  • 50 Manche
  • 53 Mayenne
  • 56 Morbihan
  • 64 Pyrénées-Atlantiques
  • 65 Hautes-Pyrénées
  • 72 Sarthe
  • 79 Deux-Sèvres
  • 81 Tarn
  • 82 Tarn-et-Garonne
  • 84 Vaucluse
  • 85 Vendée
  • 86 Vienne
Zone H3 — Méditerranéen
  • 06 Alpes-Maritimes
  • 11 Aude
  • 13 Bouches-du-Rhône
  • 20 Corse
  • 30 Gard
  • 34 Hérault
  • 66 Pyrénées-Orientales
  • 83 Var
  • 971 Guadeloupe
  • 972 Martinique
  • 973 Guyane
  • 974 La Réunion
  • 976 Mayotte

Existe-t-il des sous-zones plus précises que H1, H2 et H3 ?

Au-delà des trois grandes zones, la réglementation thermique affine le découpage en 8 sous-zones : H1a, H1b, H1c, H2a, H2b, H2c, H2d et H3. Ces sous-zones permettent d’ajuster plus finement les exigences d’isolation et de chauffage selon les particularités climatiques locales, à l’intérieur même d’une grande zone.

Pour les entreprises et copropriétés engageant des travaux de rénovation énergétique, connaître sa sous-zone précise permet d’anticiper plus justement le niveau d’exigence technique attendu, et donc le montant potentiel de la prime CEE.

L’altitude peut-elle changer la zone climatique d’un bâtiment ?

Oui. Une règle de reclassement s’applique aux bâtiments situés à plus de 800 mètres d’altitude : ils basculent alors dans la zone climatique immédiatement plus froide que celle attribuée à leur département. Un bâtiment situé en zone H2 sur le plan départemental peut ainsi être considéré en zone H1 s’il dépasse ce seuil d’altitude — avec un impact direct sur les exigences de travaux et le calcul de la prime CEE.

Qu’est-ce que la Prime Énergie CEE ?

La Prime Énergie, offerte par les fournisseurs d’énergie ou les distributeurs de carburant, est une aide visant à promouvoir les travaux de rénovation énergétique pour les professionnels. Accessible à toutes les structures, petites ou grandes, cette aide financière peut varier selon le fournisseur. 

Cette aide soutient les projets de rénovation énergétique dans les locaux des entreprises, contribuant ainsi à des économies d’énergie significatives. En réduisant leur consommation énergétique grâce à ces travaux, les professionnels constatent également une baisse de leurs factures, ce qui favorise à la fois leur santé financière et la préservation de l’environnement.

Comment les zones climatiques impactent-elles le montant de la prime énergie CEE ?

Les zones climatiques jouent un rôle crucial dans la détermination du montant de la prime énergie accordée dans le cadre des certificats d’économies d’énergie (CEE). 

Les fournisseurs d’énergie et leurs délégataires, ont pour obligation de réaliser des économies d’énergie sur une période définie, en fonction du volume d’énergie produit ou vendu.

Les zones climatiques ont une incidence sur les kWh cumac récupérés lors de certains travaux d’isolation ou de chauffage. Pour rappel, les kWh cumac représentent les économies d’énergie réalisées à la suite de ces travaux. Plus les kWc cumac récupérés sont élevés, plus le montant de la prime énergie peut être important.

Une unité d’économie d’énergie correspond à 1 kilowattheure Cumac ou 1 kWc, ce qui signifie que pour 1 kWhc économisé, un CEE est attribué. En cas de non-atteinte des objectifs, les fournisseurs doivent payer une pénalité à l’État de 0,015€ par kWhc manquant.

Ainsi, les travaux d’efficacité énergétique produisent souvent de meilleurs résultats dans les régions aux climats froids. Par conséquent, le montant de la prime CEE est généralement plus élevé dans la zone H1 que dans la zone H2, et encore plus élevé dans la zone H3. Les résultats attendus varient en fonction du climat. C’est pourquoi le système des CEE a subdivisé le territoire en trois zones.

Quel est l’impact de la zone climatique sur la consommation d’énergie ?

L’impact de la zone climatique sur la consommation d’énergie est significatif. En effet, le dispositif des certificats d’économies d’énergie vise à récompenser les économies réalisées. Par conséquent, comme on a vu, résider dans une zone climatique H1 offre des subventions plus avantageuses, car les économies engendrées par les travaux de rénovation ont un impact significatif sur la consommation d’énergie.

Comment faire des économies d’énergie dans une zone climatique froide ?

Dans une région française soumise à un climat froid, tel que la zone H1, la conservation de l’énergie peut se révéler être un défi, que ce soit dans les bâtiments ou les maisons. De plus, les conditions météorologiques peuvent également influencer la longévité des équipements résidentiels.

Pour réduire la consommation énergétique dans une zone climatique exigeante en France, il est crucial d’isoler efficacement les composants de votre construction susceptibles de provoquer des pertes d’énergie ou des ponts thermiques, tels que les murs, la toiture, le plancher et les ouvertures.

En optant pour un système de chauffage à faible consommation énergétique, fonctionnant à partir d’une source d’énergie renouvelable comme une pompe à chaleur ou un poêle à bois, vous pourrez réaliser des économies sur vos factures énergétiques tout en contribuant à la préservation de l’environnement.

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Qu’est-ce qu’une zone climatique H1, H2 ou H3 ?

Une zone climatique est un découpage réglementaire du territoire français selon la rigueur du climat hivernal. H1 correspond aux régions les plus froides, H2 aux régions tempérées, H3 au climat méditerranéen. Ce découpage sert de référence pour les exigences d’isolation, de chauffage et le calcul des primes CEE.

Quelle est la zone climatique de mon département ?

Chaque département français est rattaché à une zone H1, H2 ou H3 selon ses caractéristiques climatiques hivernales. Le tableau récapitulatif ci-dessus permet d’identifier directement la zone correspondant à votre implantation.

Existe-t-il des sous-zones H1a, H2b ou H3 plus précises ?

Oui, la réglementation thermique distingue 8 sous-zones (H1a, H1b, H1c, H2a à H2d, H3) qui affinent le découpage à l’intérieur des trois grandes zones, pour ajuster plus précisément les exigences techniques.

Comment l’altitude modifie-t-elle la zone climatique d’un bâtiment ?

Au-delà de 800 mètres d’altitude, un bâtiment est reclassé dans la zone climatique immédiatement plus froide que celle de son département, ce qui peut modifier les exigences de travaux et le montant de la prime CEE.

Pourquoi la prime CEE varie-t-elle selon la zone climatique ?

Le montant de la prime dépend des économies d’énergie réalisées, mesurées en kWh cumac. Les travaux d’isolation ou de chauffage produisent généralement plus d’économies dans les zones froides, ce qui explique des primes plus élevées en zone H1 qu’en zone H3.

Quelle zone climatique offre la prime CEE la plus élevée ?

En général, la zone H1, la plus froide, permet d’obtenir les primes CEE les plus élevées pour un même type de travaux, car le potentiel d’économies d’énergie y est plus important qu’en zone H2 ou H3.

Comment sont calculés les kWh cumac selon la zone climatique ?

Le kWh cumac (cumulé actualisé) mesure les économies d’énergie générées par des travaux sur leur durée de vie. Son calcul intègre la zone climatique du bâtiment, car les besoins de chauffage — et donc les économies potentielles — diffèrent selon le climat local.

Quels textes réglementaires définissent les zones climatiques ?

Le découpage en zones H1, H2 et H3 est fixé par l’arrêté du 5 avril 1988 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments, repris à l’article R172-4 du Code de la construction et de l’habitation.

La zone climatique influence-t-elle le choix du système de chauffage ?

Oui. En zone froide (H1), les systèmes de chauffage performants et les pompes à chaleur sont souvent privilégiés pour limiter la consommation. En zone H3, l’enjeu porte davantage sur le confort d’été que sur le chauffage hivernal.

Comment connaître précisément la zone climatique d’une adresse ou d’un code postal ?

La zone climatique se détermine à partir du département, en tenant compte le cas échéant de la règle d’altitude au-delà de 800 mètres. Pour un site précis, un accompagnement spécialisé permet de confirmer la zone et son impact sur les travaux éligibles aux CEE.

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Auteur.rice de cet article

Manon JAMMES
Diplômée d’un master à Toulouse School of Management, Manon a développé une solide expérience en marketing digital et communication, notamment comme consultante, avant de rejoindre Capitole Energie en 2023. Aujourd’hui Responsable Communication, elle pilote avec énergie son équipe et les actions qui renforcent notre visibilité, tout en valorisant notre engagement auprès de nos clients et partenaires.

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