Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, Helder Faria Rubio, Responsable Intelligence Économique chez Capitole Énergie, analyse en temps réel les mouvements des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 29 mai 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Juin, le mois où tout peut basculer

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Électricité · Clôture au 29 mai 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

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56,31 €/MWh

▲ +0,71 €/MWh

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55,50 €/MWh

▲ +1,01 €/MWh

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55,15 €/MWh

▲ +0,39 €/MWh

MetDesk l’avait identifié il y a trois semaines. Juin est en train de le confirmer en temps réel : canicule, fleuves bas, nucléaire sous tension de refroidissement, hydraulique en déficit. Les prix records de l’électricité française ne sont pas une surprise, ils sont la correction d’une sous-évaluation du risque climatique que les modèles de pricing traitaient séparément de la crise gazière. Quand deux chocs convergent sur le même système au même moment, l’erreur d’anticipation est mécanique. Les marchés la corrigent maintenant, dans des conditions de stress.

Le carbone suit la même logique : les EUA ont franchi 80 €/t, leur plus haut depuis février, portés par la demande énergétique de la vague de chaleur. La réforme du SEQE reste en suspens mais le signal-prix, lui, envoie un message clair.

En Allemagne, l’ironie est amère : le plan de décongestion du réseau crée exactement l’incertitude réglementaire qui freine les investisseurs renouvelables, au moment où le pays a le plus besoin d’eux. Et Pékin vient de réduire ses remboursements fiscaux à l’export sur les panneaux solaires. L’Europe paie sa transition deux fois, dans une crise.

À la une : Un record né dans la crise

C’est un paradoxe saisissant. C’est au moment précis où la guerre en Iran propulsait les prix du gaz à des niveaux records que le solaire et l’éolien ont, pour la première fois de l’histoire, produit davantage d’électricité que le gaz à l’échelle mondiale.

En avril 2026 : 531 TWh pour les renouvelables variables, contre 477 TWh pour le gaz. La crise n’a pas créé ce basculement, elle l’a simplement révélé.

Cinq ans pour tout changer

En avril 2021, le gaz produisait 476 TWh. Identique à aujourd’hui. Mais à l’époque, le solaire et l’éolien combinés ne pesaient que 245 TWh soit moins de la moitié d’avril 2026.

Le doublement s’est produit silencieusement, centrale par centrale, panneau par panneau.

Le signal géopolitique

La crise a renforcé l’argument économique en faveur des renouvelables face au gaz importé : pour de nombreux pays importateurs, l’électricité au GNL est de moins en moins compétitive face au solaire et à l’éolien.

La limite du tableau

Ce record mondial masque des réalités très hétérogènes. La France, l’Allemagne, la Pologne ne vivent pas avril 2026 de la même façon.

Et un record mensuel, en saison favorable pour le solaire, ne dit rien sur la capacité à tenir l’hiver suivant.

Faits marquants électricité – semaine du 29 mai 2026

Nucléaire EU : +4,8% en 2024, la France à 67,3%

En 2024, les centrales nucléaires de l’UE ont produit 23,3% de l’électricité du bloc, avec une croissance de 4,8% en glissement annuel, la deuxième année consécutive de hausse depuis la chute de 2022. La France représente à elle seule 58,6% de la production nucléaire européenne totale, avec un taux de dépendance au nucléaire de 67,3%. Pendant ce temps, 15 États membres ne produisent toujours aucune électricité nucléaire. Le contraste dit tout.

Rwanda : l’Afrique entre dans l’ère nucléaire modulaire

Holtec International et le Rwanda Atomic Energy Board ont signé un accord pour déployer des SMR-300 au Rwanda lors du Nuclear Energy Innovation Summit for Africa. « Holtec est fier d’aider le Rwanda à se positionner comme pionnier du déploiement des SMR en Afrique. » Ce n’est pas un effet d’annonce : l’AIEA avait salué en mars les progrès du Rwanda vers le nucléaire civil.

Mai 2026 : le nucléaire mondial en ébullition

Le mois de mai a été marqué par des missions commerciales, des accords entre pays voisins et un regain d’intérêt pour le nucléaire en Belgique, Pologne et Pays-Bas. L’onde de choc iranienne a clairement accéléré des décisions qui traînaient depuis des années. La géopolitique fait ce que les COP n’ont pas réussi à faire : rendre le nucléaire urgent.

Palisades : la résurrection nucléaire américaine en marche

Le redémarrage de la centrale de Palisades au Michigan progresse, ce serait la première centrale nucléaire américaine à reprendre du service après être entrée en phase de démantèlement. Les États-Unis sont en train d’inverser leur politique de fermeture des réacteurs vieillissants. Si Palisades réussit, d’autres suivront. C’est peut-être le vrai tournant de 2026.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Hormuz n’est pas rouvert.

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Gaz · Clôture au 29 mai 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

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35,098 €/MWh

▼ -1,352 €/MWh

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27,021 €/MWh

▼ -0,216 €/MWh

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23,618 €/MWh

▲ +0,115 €/MWh

Avant la guerre, Hormuz voyait passer 20 à 25 tankers GNL par semaine. Sept transits en trois mois, c’est moins de 1 % du flux normal et la même nuit où trois tankers franchissaient le détroit ce week-end, Washington lançait des frappes à proximité en légitime défense. C’est l’image exacte de la situation : un détroit qui s’ouvre et se referme selon une logique militaire qu’aucun armateur, aucun assureur ne peut anticiper. Les navires vides remontant vers Qatar sont un signal d’intention, pas une reprise. La différence se mesurera dans les 72 heures qui suivent chaque mouvement de flotte.

Le TTF recule à 46 €/MWh sur fond de données météo plus favorables, mais LSEG et Engie disent la même chose à quelques jours d’intervalle : le marché sous-estime structurellement le risque Hormuz. Ce n’est plus une opinion isolée. Un marché qui price trop bas aujourd’hui paiera la correction dans des conditions de liquidité bien moins favorables.

Les stocks européens sont à 39 %, dix points sous l’an dernier. La demande asiatique de GNL est attendue en hausse de 9 % cet été. La fenêtre de couverture reste ouverte. Pas indéfiniment.

À la une : La canicule frappe et l’Europe paie deux fois

La première vague de chaleur significative de la saison s’abat sur l’Europe fin mai, avec des records attendus à Londres, Paris et Madrid.

Dans un contexte normal, c’est un événement météorologique gérable.

Dans le contexte de 2026, c’est un coup dur supplémentaire : la climatisation fait exploser la demande d’électricité, les centrales à gaz tournent à plein régime, et chaque mégawattheure produit à partir du gaz est un mégawattheure de moins disponible pour l’injection en stockage.

Le piège de la tarification marginale

L’Europe paie deux fois. D’abord à l’achat, le TTF à 46-50 €/MWh représente une facture 36% plus élevée qu’il y a un an.

Ensuite à la production, en Italie et en Allemagne, le gaz continue de fixer le prix marginal de l’électricité dans plus de 70% des heures.

Quand la chaleur augmente la demande, c’est le TTF qui monte, qui pousse l’électricité, qui creuse les déficits industriels.

Un été qui ne pardonnera pas

L’équation est simple et brutale : stocks à 39% au lieu de 47%, objectif de 90% en novembre, 68 Gm³ à injecter dans un marché mondial sous tension, et maintenant une vague de chaleur qui réduit la fenêtre d’injection disponible.

Chaque jour de canicule est un jour perdu pour l’hiver prochain.

Faits marquants gaz – semaine du 29 mai 2026

90% en novembre : le mur mathématique

Depuis le début de la saison d’injection en avril, l’Europe a réussi à pomper 12 Gm³ dans ses stockages souterrains. C’est un effort réel mais il en reste 68 Gm³ à trouver pour atteindre l’objectif réglementaire de 90% en novembre. Un volume jamais injecté dans des conditions aussi contraintes, avec une vague de chaleur qui ralentit les injections, une compétition asiatique qui s’intensifie pour les cargaisons atlantiques, et Ras Laffan toujours amputé.

Ras Laffan : l’impact durera jusqu’en 2027, quoi qu’il arrive

Même dans le scénario le plus optimiste, réouverture d’Ormuz demain, redémarrage de Ras Laffan le 1er juillet, la perte cumulée de GNL du Golfe sur la période mars-juin atteindra 29,7 millions de tonnes. Les 12,4 Mt de nouvelles sources atlantiques (Golden Pass, LNG Canada) ne compensent qu’une partie du déficit. Résultat : la demande européenne de GNL restera structurellement élevée tout au long de 2027, rendant la prochaine saison d’injection aussi difficile que celle-ci.

Iran : Hormuz devient un péage permanent

La stratégie iranienne s’est clarifiée au fil des semaines. L’Irak a obtenu des autorisations de transit pour deux Very Large Crude Carriers. Le Pakistan a négocié des passages pour des cargaisons de GNL qatarien. Dans les deux cas, des arrangements diplomatiques bilatéraux ont précédé les autorisations. Ce n’est plus de la fermeture, c’est de l’administration. Téhéran transforme un passage international en instrument de politique étrangère, normalisant de fait une souveraineté sur Hormuz que le droit international ne lui reconnaît pas.

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Actualité énergie verte & transition

Les mots ne suffisent plus

Le silence comme arme réglementaire

Bruxelles a une idée pour débloquer les permis réseau : le silence vaudra accord. Si une autorité ne répond pas dans les délais, le projet sera considéré comme approuvé. La présidence chypriote pousse pour un accord entre ministres de l’énergie le 26 juin. Plusieurs États membres freinent, craignant de perdre la main sur leurs procédures nationales. Le débat est technique en apparence, politique au fond. Ce que l’Europe met en réalité sur la table, c’est une question simple : qui décide de la vitesse de la transition ? Bruxelles ou les capitales ?

France : l’accalmie ne doit pas faire illusion

Le gaz PEG est redescendu à 35,86 €/MWh fin mai, loin des pics à 45 € de mars. Les marchés soufflent. Mais la hausse de 15,4% du prix repère au 1er mai rappelle que la volatilité n’a pas disparu, elle s’est juste mise en pause. La France exporte, son mix nucléaire-hydraulique-ENR tient. Mais la dépendance structurelle aux flux internationaux de GNL reste entière. La normalisation des prix est une trêve, pas une victoire.

Chaleur propre : Bruxelles passe à l’action

65 projets sélectionnés, premier appel d’offres européen dédié aux technologies innovantes de chaleur industrielle propre. Un chiffre modeste en volume, mais symboliquement fort : la Commission s’attaque enfin au maillon faible de la transition, la chaleur industrielle, qui représente près d’un quart de la consommation énergétique européenne et reste très majoritairement fossile. Le chemin est long. Le départ est pris.

200 GW de stockage : l’ambition sans le chèque

AccelerateEU fixe le cap : 200 GW de batteries en Europe d’ici 2030. C’est le double de la capacité actuelle. Le problème ? Aucun mécanisme de financement dédié n’accompagne cet objectif. Les industriels ont l’habitude des grandes déclarations sans enveloppe mais cette fois, l’enjeu est trop critique pour rester dans le vague. Sans stockage à cette échelle, les prix négatifs continuent de se multiplier, les ENR continuent d’être écrêtées, et la transition continue de coûter plus cher qu’elle ne devrait.

Bruxelles se prépare, le monde regarde

La 20e édition de la Semaine européenne de l’énergie durable s’ouvre le 9 juin à Bruxelles. Thème : « Une Union de l’énergie propre, sûre et compétitive. » Le timing est parfait ou brutal, selon le point de vue. La crise iranienne a fracturé les certitudes, AccelerateEU a posé le diagnostic, et les règles post-2030 sont en train de s’écrire. Tout se joue en ce moment. Ce qui se dira rue de la Loi la semaine prochaine aura des conséquences bien au-delà des salles de conférence.

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Helder FARIA RUBIO

Responsable de la Vente Indirecte & Intelligence Économique

Spécialisé dans l’analyse des marchés de l’énergie, Helder a construit son expertise au croisement de l’analyse financière et des dynamiques géopolitiques qui façonnent les prix de l’électricité, du gaz et du CO₂ en Europe. Aujourd’hui Responsable de la Vente Indirecte & Intelligence Économique chez Capitole Énergie by EPSA, il produit chaque semaine des analyses de marché suivies par les professionnels du secteur. Il est régulièrement interviewé par France 24, La Croix et Décision Achats sur les impacts géopolitiques des marchés énergétiques européens.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

Aucune exclusivité fournisseur. Aucune rémunération variable liée à un opérateur. Lancez votre comparatif énergie pour obtenir une analyse de vos contrats sous 48h, sans engagement.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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