Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 10 juillet 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Une nouvelle vague de chaleur ravive la tension sur le marché électrique

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Électricité · Clôture au 10 juillet 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

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59,97 €/MWh

▲ +2,37 €/MWh

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50,43 €/MWh

▼ 0 €/MWh

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53,28 €/MWh

▼ -0,25 €/MWh

Une troisième vague de chaleur en deux mois maintient la pression sur le réseau électrique français, avec des températures pouvant atteindre 40-43°C, dans un épisode toutefois moins intense que celui de fin juin. La demande électrique se maintient à des niveaux élevés.

Au 10 juillet, les prix reviennent aux niveaux du mois dernier : le contrat semaine suivante s’établit à 105,25 €/MWh, tandis que le contrat lendemain grimpe à 123 €/MWh sur l’EEX. En soirée, les prix infra-journaliers atteignent environ 200 €/MWh, restant toutefois en retrait des pics de 240-250 €/MWh enregistrés fin juin. Côté production, les réductions nucléaires liées à la chaleur devraient rester bien en dessous du record de 8,4 GW atteint fin juin, mais elles touchent désormais aussi des centrales du nord, comme Chooz et Nogent, en raison de rivières anormalement chaudes, un phénomène jusqu’ici surtout observé dans le sud du pays.

Nouvelle canicule, nouvelle pression sur le système électrique français

Après un bref répit, la chaleur reprend ses droits sur le système électrique français. Une nouvelle canicule s’installe, ravivant les craintes sur la disponibilité du parc nucléaire et propulsant à nouveau les prix vers des niveaux inédits depuis fin juin. Entre restrictions de production et tension sur la demande, le marché retrouve un scénario devenu familier cet été.

Une chaleur qui s’installe durablement

Les températures pourraient grimper jusqu’à 38-43°C dans les prochains jours, avec une canicule attendue au moins jusqu’à mardi 14 juillet, avant une possible baisse progressive des températures depuis l’ouest en fin de semaine, un scénario qui reste toutefois à confirmer selon les prochaines prévisions. Les cours d’eau, qui n’ont pas eu le temps de se refroidir depuis l’épisode de fin juin, atteignent déjà des niveaux préoccupants sur plusieurs bassins. Cette situation laisse craindre un durcissement rapide des restrictions environnementales imposées à EDF dans les prochains jours, la température des rivières réagissant généralement avec un décalage de quelques jours par rapport à celle de l’air

Les prix retrouvent les niveaux de juin

Le contrat semaine suivante s’établit à 105,25 €/MWh, tandis que le contrat lendemain grimpe à 123 €/MWh sur l’EEX. En soirée, les prix infra-journaliers atteignent environ 200 €/MWh. Les prix spot pourraient même dépasser 100 €/MWh cette semaine, un niveau plus vu depuis la précédente vague de chaleur.

Le nucléaire de nouveau sous contrainte

EDF a prévenu qu’elle pourrait réduire davantage sa production à Nogent (2,6 GW) dès mardi et à Tricastin (3,7 GW) dès vendredi, après six réacteurs déjà concernés ce week-end (5,9 GW, soit 9,9 % du parc). Fait notable, les restrictions touchent désormais aussi des centrales du nord, un phénomène jusqu’ici surtout observé dans le sud du pays.

Faits marquants électricité – semaine du 06 au 10 juillet 2026

Espagne : Sungrow accélère sur le stockage

Le chinois Sungrow va construire trois centrales de batteries totalisant 170 MW/726 MWh dans l’est de l’Espagne d’ici 2028. Ce projet s’inscrit dans la trajectoire espagnole visant à quasiment tripler sa capacité de stockage d’ici 2030 (8,3 GW à 22,5 GW).

Pologne : la demande et la production électriques en forte hausse

La demande d’électricité polonaise a progressé de 8,6 % en juin sur un an (13 TWh), et la production de 8 % (14,2 TWh), portée par le charbon (51 %), les renouvelables (37 %) et le gaz (12 %). Le solaire a atteint un record de 3,1 TWh (+7,1 %).

Allemagne : une batterie de 1 GW ciblera les marchés de gros

La société suisse BW ESS lance Klostermansfeld, une batterie de 1 GW / 5,7 GWh, l’un des plus grands projets d’Europe, avec mise en service prévue en 2028. L’opérateur mise sur les marchés day-ahead et intraday plutôt que sur les services auxiliaires, jugés peu rémunérateurs en Allemagne.

Nord Pool prépare son expansion sur le marché européen

Nord Pool, détenue par Euronext, prévoit d’étendre son offre de contrats à terme sur l’électricité vers l’Europe centrale et occidentale dès 2027, avec l’Allemagne et la France en priorité. L’objectif est de devenir la première bourse électrique européenne, face à un concurrent EEX largement dominant sur ces marchés.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Les prix du gaz se corrigent alors que le marché parie sur une désescalade en Iran

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Gaz · Clôture au 10 juillet 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

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36,775 €/MWh

▲ +2,356 €/MWh

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27,113 €/MWh

▲ +0,587 €/MWh

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23,524 €/MWh

▲ +0,002 €/MWh

Les prix du gaz en Europe ont corrigé à la baisse vendredi après un plus haut d’un mois la veille, le retour à grande échelle de la guerre en Iran ne s’étant pas matérialisé. Le TTF du mois suivant a reculé à 48,43 €/MWh, contre 50,36 €/MWh jeudi. Aucun des deux camps ne semble avoir intérêt à un conflit ouvert, et cette flambée pourrait rester passagère, un schéma déjà observé à plusieurs reprises ces derniers mois.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL et en pétrole, reste perturbé après sa fermeture totale, avec une réouverture espérée au troisième trimestre. Tout retard pourrait pousser les prix nettement au-dessus de 50 €/MWh. Le taux de remplissage des stocks européens atteint 51,1 %, contre 61,6 % l’an dernier, une situation aggravée par la chaleur actuelle et la baisse de la production hydroélectrique et nucléaire.

À la une : Le marché du gaz retient son souffle face aux tensions persistantes en Iran

Le marché du gaz européen reprend son souffle après une semaine agitée. Malgré une certaine escalade des hostilités, un navire de GNL ayant été touché par un projectile lundi soir, un optimisme prudent semble revenir sur l’évolution de la situation au Moyen-Orient, les opérateurs continuant de parier sur des négociations plutôt que sur une guerre ouverte.

Un repli après le pic de la semaine

Le TTF du mois suivant recule à 48,43 €/MWh vendredi, après avoir touché 50,36 €/MWh jeudi, son plus haut niveau en un mois. Le contrat espagnol équivalent suit la même trajectoire, reculant à 48,75 €/MWh après avoir également atteint un sommet d’un mois la veille. Au-delà du contexte géopolitique, la demande saisonnière en gaz devrait également ralentir dans les semaines à venir, à mesure que la part de la consommation électrique non couverte par l’éolien et le solaire diminue..

Ormuz, un trafic qui reprend prudemment

Cinq méthaniers chargés de GNL ont quitté le détroit d’Ormuz ce mois-ci et sept pétroliers vides y sont entrés, signe que le trafic de gaz reprend progressivement malgré les tensions, sur cette voie maritime qui assurait avant le conflit environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en GNL depuis fin février. Les frappes sont désormais perçues comme un simple « bruit de fond » par une partie du marché, aucun des deux camps ne semblant réellement vouloir une guerre à grande échelle malgré la rhétorique ambiante, un climat qui contribue à apaiser progressivement les craintes sur la sécurité des approvisionnements.

Faits marquants gaz – semaine du 06 au 10 juillet 2026

Allemagne : le stockage de gaz sous le seuil européen pour l’hiver

Les stocks de gaz allemands ne devraient atteindre que 76 % cet hiver, en dessous de l’objectif UE de 90 %. Un hiver aussi froid que 2010 exposerait le pays à une pénurie de 9 TWh/mois en février-mars 2027. Les stocks, remplis à 42,6 % actuellement, souffrent d’un manque d’incitations à l’injection.

Europe : la demande de gaz attendue en baisse de 2,5 % en 2026

La demande européenne de gaz devrait reculer de 2,5 % cette année (505 milliards de m³), portée par les renouvelables et des prix élevés, tandis que la demande mondiale baisserait de 0,5 %. Le TTF a bondi de 32 % sur un an, à son plus haut niveau pour un T2 depuis 2022, pénalisé par une chute des importations de GNL.

Ukraine : un hiver gazier sous tension

Face à l’intensification des attaques russes sur ses infrastructures gazières, l’Ukraine se prépare à un hiver difficile malgré des stocks proches de l’an dernier (8 milliards de m³). Le pays a fortement renforcé sa capacité d’importation depuis la Pologne (de 70 à 200 GWh/jour) pour sécuriser un accès au GNL et au gaz norvégien si besoin.

Italie : le gaz reste indispensable face à la demande estivale

La production thermoélectrique au gaz devrait progresser cet été en Italie pour compenser la demande record et la baisse de l’hydroélectrique, avec une hausse moyenne d’environ 23 % au T3 par rapport à 2025. Le gaz couvrant déjà 43 % de la demande électrique, cette dépendance pousse le PUN vers 150 €/MWh au T3, soit +36 % sur un an.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : Entre contraintes réglementaires et nouveaux modèles de financement

Europe centrale : les restrictions de l’UE inquiètent le secteur renouvelable

Plus de 30 promoteurs et investisseurs alertent Bruxelles : l’interdiction de financer des onduleurs chinois, russes, iraniens ou nord-coréens pourrait retarder les projets renouvelables et fragiliser la sécurité énergétique de la région. Ils réclament un cadre basé sur la cybersécurité plutôt que sur l’origine des fournisseurs, avec une transition jusqu’en 2030 au moins.

Bulgarie : un fonds met en service une batterie de 150 MW

ABFA Investments a mis en service à Pleven un projet de stockage par batterie de 150 MW/601,8 MWh, d’un coût de 74 millions d’euros dont 29,9 millions financés par l’UE. La Bulgarie porte ainsi sa capacité totale à 4 GW, avec 1 GW supplémentaire visé avant 2027, pour accompagner son objectif de 49 % de renouvelables dans sa consommation électrique d’ici 2030.

Pologne : Uniper signe un PPA solaire de 219 MW

Le fournisseur allemand Uniper a conclu un contrat d’achat d’électricité sur six ans avec le négociant polonais Respect Energy, portant sur quatre centrales solaires d’une capacité totale de 219 MW, avec livraisons à partir de 2028. La Pologne dispose actuellement d’environ 27 GW de capacité solaire installée, pour un objectif de 32 GW d’ici 2030.

Italie : le mécanisme Fer X pénalise le solaire dans le Sud

Le lobby Italia Solare alerte sur les surcoûts implicites du dispositif Fer X, qui doit ajouter 37 GW de capacités vertes d’ici 2030 : les projets situés dans les régions ayant déjà atteint leurs objectifs renouvelables, comme la Sicile, seront jusqu’à 30 % plus chers à classer lors des enchères, sans hausse du prix perçu par les centrales. Le programme, doté d’un budget estimé à 23 milliards d’euros pour 37,15 GW de projets solaires, éoliens, hydroélectriques et gaziers, réserve un prix garanti sur 20 ans mais impose désormais permis complets, contrôles renforcés et acomptes de 5 à 10 % pour limiter les offres spéculatives.

Danemark : les PPA hybrides pour sauver le solaire

Le spécialiste danois Reel mise sur des contrats d’achat d’électricité (PPA) associant solaire et batteries pour contrer la chute des taux de capture et la hausse des coûts d’équilibrage qui fragilisent les producteurs solaires indépendants. En déplaçant physiquement la production pour suivre le prix spot, ce modèle permet d’obtenir un PPA plus élevé et de financer conjointement une centrale solaire et son stockage, une approche déjà testée au Danemark et en Allemagne.

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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