Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 25 septembre 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Nucléaire, hydro : la France cumule les tensions

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CAL29

Électricité · Clôture au 25 septembre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

87,3 €/MWh

▲ +0,3 €/MWh

CAL 28

56,6 €/MWh

▼ -1,43 €/MWh

CAL 29

54,17 €/MWh

▼ -1,89 €/MWh

La semaine a été marquée par une nouvelle progression du CAL-27, porté par un enchaînement de contraintes sur l’offre. Les prix de l’électricité au lendemain en France se dirigent vers un nouveau sommet en 3,5 ans en septembre, avec une moyenne mensuelle attendue autour de 142,50 €/MWh, au-dessus du précédent record d’août (122,80 €/MWh). Cette tension s’explique par la conjonction de trois facteurs : des réductions de production nucléaire liées à la chaleur et aux contraintes environnementales sur les fleuves, des prix du gaz toujours élevés en Europe, et des conditions hydroélectriques dégradées après un été marqué par la deuxième plus faible production hydraulique française depuis 50 ans.

Le parc nucléaire, qui couvre encore près de 84 % de la demande intérieure depuis le début de l’année, voit sa disponibilité fragilisée : elle devrait tomber à un plus bas mensuel de 36,2 GW ce week-end, contre 39,4 GW actuellement, avec l’arrêt programmé de l’EPR de Flamanville (1,6 GW) pour sa première visite complète (VC1), d’une durée d’environ un an jusqu’en septembre 2027. Une remontée au-dessus de 40 GW est toutefois attendue dès la fin de semaine prochaine avec la remise en service d’autres réacteurs.

Électricité : Entre nucléaire convalescent et hydro en berne

La semaine écoulée a confirmé la fragilité de l’offre électrique française, prise en étau entre plusieurs contraintes simultanées : un parc nucléaire encore diminué au sortir de l’été, une production hydraulique toujours aussi faible, et des prix du gaz européens qui restent sous tension. C’est cette accumulation de facteurs qui alimente la remontée du CAL-27 et maintient le marché sous pression.

Évolution des prix sur la semaine

Le CAL-27 a progressé tout au long de la semaine, de 83,42 €/MWh lundi à 87,75 €/MWh jeudi, un nouveau sommet récent, avant de se stabiliser vendredi à 87,30 €/MWh. Le CAL-28 a oscillé entre 56 et 58 €/MWh sans tendance nette, tandis que les CAL-29 et CAL-30 sont restés stables, autour de 54-58 €/MWh.

Nucléaire : le retour de contrainte après un été difficile

La disponibilité nucléaire française reste inférieure à celle de l’an dernier (39,4 GW contre 46,2 GW en septembre 2025), pénalisée par les restrictions environnementales sur les rivières de refroidissement. L’arrêt de l’EPR de Flamanville pour sa première grande visite décennale accentue temporairement cette baisse, malgré une performance remarquée depuis sa mise en service fin 2024. Le calendrier de remise en service est toutefois jugé très ambitieux, les visites complètes classiques n’ayant jamais été bouclées en moins de deux ans et demi.

Hydroélectricité : un déficit qui pèse sur les prix

Après une série de vagues de chaleur record, la production hydroélectrique française reste très basse. La France demeure malgré tout exportatrice nette grâce au couplage des marchés européens. Il faudrait des précipitations abondantes pour détendre les prix français, la production hydraulique étant désormais aussi coûteuse que celle des centrales à gaz à cycle combiné. Un retour à la normale est toutefois attendu sur les deux prochaines semaines.

Faits marquants électricité – semaine du 21 au 25 septembre 2026

France : la CRE exige de RTE des données d’équilibrage plus fiables

La CRE demande à RTE de faire de la qualité des données d’équilibrage une priorité d’ici 2029. Les responsables d’équilibre dénoncent des corrections rétroactives répétées, sources de pertes financières, liées notamment à l’activation de moyens d’urgence hors marché lors des étés 2024 et 2025. L’enjeu grandit avec une réforme européenne qui réduira de 30 minutes la fenêtre d’équilibrage du réseau.

Allemagne : l’éolien fait chuter le prix spot de 28 %

Le prix base allemand pour mercredi recule à 131 €/MWh sur EEX, contre 180,68 €/MWh la veille, porté par une production éolienne qui passerait de 6,1 GW à 26,9 GW. Malgré le repli du solaire, la charge résiduelle tomberait à 17,3 GW, soit 10,6 GW sous la normale. L’Allemagne passerait ainsi d’importations nettes de 6 GW à des exportations nettes de 6,7 GW, tandis qu’en France la demande reste 1,8 GW sous les normales grâce à des températures plus douces.

Slovaquie : le réacteur Mochovce 4 injecte ses premiers MWh sur le réseau

Slovenske Elektrarne a raccordé le lundi 21 septembre après-midi son nouveau réacteur de 471 MW, Mochovce 4, qui a commencé à produire de l’électricité. Le premier producteur du pays prévoit une montée en charge progressive, sans avancer de date pour l’atteinte de la pleine puissance. L’unité rejoint un parc de six réacteurs qui représente plus de 60 % de la capacité de production électrique slovaque.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Un marché du gaz sans direction claire, suspendu à Ormuz

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Gaz · Clôture au 25 septembre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

55,954 €/MWh

▼ -2,697 €/MWh

CAL 28

37,821 €/MWh

▲ +0,866 €/MWh

CAL 29

29,234 €/MWh

▲ +0,448 €/MWh

Le marché du gaz a connu une semaine sans tendance nette, les prix évoluant en dents de scie avant de refluer en fin de semaine sur l’ensemble des échéances, dans un contexte européen marqué par l’incertitude géopolitique et des signaux fondamentaux contrastés.

Ce mouvement intervient dans un contexte de marché européen sans direction claire, où les prix ont d’abord été soutenus par des craintes sur les stocks avant de refluer nettement vendredi, portés par l’espoir d’un accord de paix au Moyen-Orient et des prévisions météorologiques plus clémentes pour octobre. Le remplissage des stocks européens reste néanmoins à un plus bas historique pour cette période de l’année (70,4 %), très en retrait par rapport aux 82 % de l’an dernier, tandis que l’incertitude persistante autour de la réouverture du détroit d’Ormuz continue de peser sur la direction du marché. Cette voie navigable, par laquelle transitait environ 20 % du GNL mondial avant le conflit, reste pour l’instant fermée, entretenant une prime de risque durable sur les prix..

Gaz : Entre craintes sur les stocks et un soulagement géopolitique à surveiller

La semaine a été marquée par l’absence de tendance nette sur le gaz européen, tiraillé entre des craintes persistantes sur les stocks et un net soulagement en fin de semaine porté par les espoirs de paix au Moyen-Orient.

Évolution des prix sur la semaine

Le CAL-27 gaz a évolué en dents de scie, de 55,98 €/MWh lundi à 57,41 €/MWh jeudi, avant de retomber à 55,95 €/MWh vendredi, en net repli par rapport aux 58,65 €/MWh de la semaine précédente. Le TTF spot a suivi la même dynamique baissière, chutant de 5 % vendredi à 71,53 €/MWh, contre 79,52 €/MWh une semaine plus tôt.

Stocks : un remplissage historiquement bas

Les réserves de gaz européennes s’établissent à seulement 70,4 %, leur niveau le plus faible à cette période depuis le début des relevés, et bien en dessous des 82 % enregistrés l’an dernier. Plusieurs pays, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, la Slovaquie et la Lettonie, accusent un retard marqué. Engie estime toutefois ce niveau suffisant pour aborder l’hiver, à condition d’éviter une course précipitée au remplissage, qui pourrait au contraire faire flamber les prix.

Ormuz et météo : deux facteurs baissiers

La chute des prix vendredi s’explique par l’espoir d’un accord de paix au Moyen-Orient permettant une réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ 20 % du GNL mondial avant le conflit. Des prévisions météorologiques plus clémentes pour octobre viennent renforcer ce mouvement, limitant la demande de chauffage. Le risque reste néanmoins que la voie navigable demeure fermée durablement, ce qui priverait l’Europe d’un approvisionnement clé pour l’hiver.

Faits marquants gaz – semaine du 21 au 25 septembre 2026

Allemagne : THE renforce ses options gazières pour l’hiver

L’opérateur de marché allemand THE a lancé le lundi 21 septembre un appel d’offres portant sur 24 TWh d’options à long terme, contre 21 TWh l’an dernier, soit une hausse de 14 %. Les lauréats devront tenir à disposition 14 350 MWh/h de janvier à mars, mobilisables jusqu’à 14 jours par mois, soit environ 4,8 TWh, l’équivalent d’une froide journée d’hiver en Allemagne. Un appel d’offres spécial complète le dispositif, et Uniper et Sefe devraient stocker 5 TWh supplémentaires.

Europe : les traders appellent Bruxelles à ne pas reproduire les erreurs de 2022

Energy Traders Europe a exhorté le mardi 22 septembre la Commission européenne à tirer les enseignements du choc énergétique de 2022, alors qu’elle s’apprête à réviser cette année ses règles de sécurité énergétique. Le lobby juge que les mesures d’urgence adoptées après l’invasion de l’Ukraine ont été mal conçues, coûteuses et peu efficaces.

Italie : la demande de gaz bondit de 15 % en août sous l’effet de la chaleur

La consommation italienne de gaz a atteint 3,7 milliards de m³ en août, en hausse de 15 % sur un an, portée par la climatisation et une production hydroélectrique en retrait. Le gaz destiné à la production d’électricité a progressé de 36 % à environ 2,4 milliards de m³, les centrales couvrant 43 % de la demande électrique. Lors des journées chaudes, leur production est passée de 14 GW à 25 GW en quelques heures, le temps de relayer le solaire en fin de journée. Les stockages italiens sont remplis à 86 %, bien au-dessus de la moyenne européenne de 69,9 %, freinée par les retards allemands et néerlandais. Les importations ont progressé de 4 %, tirées par un bond de 29 % du GNL.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : Entre nouveaux projets et incertitudes sur l’hiver à venir

Allemagne : Skyborn et InCommodities signent un PPA pour le parc éolien offshore de Nordergrunde

Skyborn et le danois InCommodities ont conclu un contrat d’achat d’électricité pour le parc éolien offshore de Nordergrunde (111 MW, mer du Nord allemande), portant sur l’électricité et les garanties d’origine produites, avec des services d’équilibrage inclus. Cette transaction marque l’entrée d’InCommodities dans l’éolien offshore, au-delà de son activité historique terrestre et solaire.

Pologne : Greenvolt lance un projet de batterie de 0,6 GW

Le portugais Greenvolt a lancé la construction d’un système de stockage de 0,6 GW/2,4 GWh à Siedlce, qui deviendra la plus grande installation de batteries du pays d’ici fin 2027. L’entreprise prévoit 800 MW supplémentaires d’ici 2028, dans un marché polonais du stockage attendu entre 6 et 12 GW d’ici 2030, contre 600 MW actuellement.

Marché des garanties d’origine (GO) : les prix reculent de 5 %

Le contrat Cal 26 pour l’hydroélectricité nordique est retombé à 1,71 EUR/MWh (contre 1,80 EUR/MWh la semaine précédente), la barre des 2 EUR/MWh semblant constituer un plafond difficile à franchir pour le Cal 27 (1,91-1,92 EUR/MWh). Le marché reste en déport au-delà de 2027, malgré une dégradation attendue du bilan hydrologique nordique, certains opérateurs évoquant aussi un possible recul de la demande mondiale d’annulation de certificats.

Roumanie : objectif de 38 % de renouvelables d’ici 2030

La Roumanie vise 38 % d’énergies renouvelables dans sa consommation finale d’ici 2030 (contre 25 % en 2025), avec 7 GW d’éolien terrestre et 10 GW de solaire visés, ce dernier objectif pouvant être atteint bien avant grâce à plus de 8,5 GW déjà installés. Le pays mise aussi sur les centrales à gaz de Mintia (1,7 GW) et Iernut (430 MW), ainsi qu’environ 1 GW de stockage par batteries financé par des fonds européens.

Vortex polaire et dunkelflauten : les risques s’accumulent pour l’hiver électrique européen

Faible production éolienne et solaire, stocks de gaz historiquement bas pour la saison (70,1 % de capacité) et signes précoces d’un affaiblissement du vortex polaire menacent la stabilité des prix électriques au quatrième trimestre, selon des experts. Le marché des couvertures contre le risque éolien connaît un rattrapage précipité après deux hivers de faible production, dans un contexte où une vague de froid pourrait, comme en décembre 2024, faire flamber les prix horaires allemands (jusqu’à 936 EUR/MWh).

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

Aucune exclusivité fournisseur. Aucune rémunération variable liée à un opérateur. Lancez votre comparatif énergie pour obtenir une analyse de vos contrats sous 48h, sans engagement.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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