Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 18 septembre 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Le CAL-27 marque une pause après sa flambée

CAL27
CAL28
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Électricité · Clôture au 18 septembre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

87 €/MWh

▼ -2,54 €/MWh

CAL 28

58,03 €/MWh

▼ -5,32 €/MWh

CAL 29

56,06 €/MWh

▼ -2,54 €/MWh

Le CAL-27 a touché 92,80 €/MWh lundi 14 septembre, un nouveau sommet sur la période récente, avant de refluer progressivement tout au long de la semaine pour clôturer vendredi 18 septembre à 87,00 €/MWh. La semaine précédente, le contrat s’échangeait autour de 87-90 €/MWh (87,36 €/MWh le 9 septembre, 90,22 €/MWh le 10 septembre). Le CAL-28 a suivi une trajectoire similaire, culminant à 63,76 €/MWh lundi avant de retomber à 58,03 €/MWh vendredi, tandis que les CAL-29 et CAL-30 sont restés globalement stables, autour de 56-59 €/MWh.

Le nucléaire français reste sous pression : EDF a averti qu’elle pourrait devoir réduire la production de sa centrale de Civaux (3 GW) à partir du 1er octobre en raison du faible débit de la Vienne, une contrainte qui pourrait se prolonger jusqu’à mi-octobre selon les prévisionnistes. Les réductions liées à la chaleur devaient par ailleurs atteindre 5,2 GW le week-end dernier, soit 8 % du parc nucléaire, contre 10 % initialement anticipés après l’annulation d’une coupure sur St Alban 1. Les températures françaises devraient rester supérieures à la normale les deux prochaines semaines, entretenant des conditions de sécheresse et un risque de dégradation de la situation hydroélectrique en Europe fin septembre.

Électricité : Un T4 sous tension malgré des prévisions météo plus clémentes

Alors qu’un automne plus doux que la normale pourrait peser sur les prix de l’électricité au quatrième trimestre, plusieurs indisponibilités touchant le parc nucléaire viennent contrebalancer cette tendance et maintenir le marché sous tension à l’approche de l’hiver.

Des prix sous influence de facteurs contraires

Les températures supérieures aux normales attendues jusqu’en décembre pourraient exercer une pression baissière sur les prix. Mais cette tendance ne devrait pas être linéaire : une disponibilité nucléaire restreinte, des réserves hydrauliques moins abondantes et des prix du gaz volatils devraient continuer à soutenir le marché, laissant présager une forte volatilité sur l’ensemble du T4.

Golfech et Civaux, deux réacteurs sous contrainte

Le réacteur Golfech 1, à l’arrêt depuis mai, voit sa maintenance à nouveau prolongée. Dans le même temps, EDF a averti que la centrale de Civaux pourrait devoir réduire sa production dès le 1er octobre, en raison d’un débit trop faible de la Vienne. Cette contrainte environnementale pourrait perdurer jusqu’à la mi-octobre, le débit de la rivière n’étant pas attendu en amélioration d’ici là.

Une flexibilité hydraulique réduite

La sécheresse de l’été 2026 continue de peser sur les réserves hydrauliques françaises, inférieures à celles des années précédentes. Le système disposera donc de moins de flexibilité de la part des barrages cet hiver. Une amélioration reste toutefois possible, des précipitations supérieures à la normale étant anticipées sur le trimestre en France, dans les Alpes et en Italie.

Faits marquants électricité – semaine du 14 au 18 septembre 2026

France : un automne doux devrait peser sur les prix de l’électricité au T4

Les prix de l’électricité français au quatrième trimestre devraient subir une pression à la baisse liée à des températures supérieures à la normale (environ +1°C jusqu’en décembre), tandis qu’une disponibilité nucléaire plus restreinte, des réserves hydroélectriques affaiblies par la sécheresse et des prix du gaz volatils devraient apporter un soutien. Les prix se sont établis en moyenne à 146,54 EUR/MWh depuis début septembre, avec des contrats à terme autour de 147,50 EUR/MWh en octobre, 159 EUR/MWh en novembre et 150 EUR/MWh en décembre, dans un contexte de forte volatilité attendue.

Royaume-Uni : les prix de l’électricité pourraient encore augmenter au T4

Les prix de l’électricité britanniques, dont le spot base a récemment atteint un sommet en 20 mois à 175 GBP/MWh, pourraient encore progresser au quatrième trimestre sous l’effet de la flambée du gaz liée à la guerre en Iran, les contrats à terme sur le NBP se négociant au-dessus de 200 pence/th jusqu’au T2 2027. Le contrat d’électricité de base T4 s’échange autour de 160 GBP/MWh, avec un risque de nouvelle hausse en cas de vague de froid prolongée, même si un scénario plus modéré anticipe un repli d’environ 14 GBP/MWh par rapport au marché actuel.

Allemagne : hausse des prix de l’électricité tirée par le gaz et le carbone

Les contrats à terme sur l’électricité allemande ont progressé vendredi, portés par la hausse du gaz et du carbone, sur fond de tensions liées à la guerre entre les États-Unis et l’Iran. À plus court terme, le marché du lendemain a nettement reculé, avec des prix devenus négatifs en journée, portés par une production éolienne attendue en forte hausse et une demande en repli.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Le TTF franchit un seuil oublié depuis 2023

CAL27
CAL28
CAL29

Gaz · Clôture au 18 septembre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

58,651 €/MWh

▲ +0,276€/MWh

CAL 28

36,955 €/MWh

▲ +0,919 €/MWh

CAL 29

28,786 €/MWh

▲ +0,528 €/MWh

Le PEG a débuté la semaine à 60,00 €/MWh sur le Cal-27, avant de refluer progressivement pour clôturer vendredi à 58,65 €/MWh. Les échéances plus lointaines sont restées globalement stables, le Cal-28 évoluant entre 36 et 37 €/MWh et les Cal-29/Cal-30 autour de 28-29 €/MWh et 25 €/MWh respectivement sur l’ensemble de la semaine.

Ce repli intervient dans un contexte de marché européen sans direction claire, où la faible offre liée aux coupures norvégiennes et aux tensions persistantes au Moyen-Orient s’est heurtée à une demande affaiblie par des températures plus douces et des conditions plus venteuses, limitant la consommation de gaz des centrales électriques. Le remplissage moyen des stocks européens reste néanmoins à un plus bas historique pour cette période de l’année (68,84 %), un niveau jamais observé depuis le début des relevés en 2011, tandis que l’incertitude persistante autour d’un éventuel accord de paix entre les États-Unis et l’Iran continue de peser sur la direction du marché. Les flux norvégiens, encore fragilisés par une coupure imprévue sur le champ de Troll, n’ont pour l’instant pas suffi à inverser cette dynamique de prudence généralisée.

Gaz : Entre correction technique et prudence face à l’hiver

Le marché gazier européen a marqué une pause cette semaine, entre repli technique et vigilance persistante sur les niveaux de stockage à l’approche de la saison de chauffage.

Un repli progressif depuis le pic de lundi

Après avoir touché un sommet pluriannuel de 84,50 €/MWh en début de semaine, le TTF Month-Ahead a reculé jusqu’à 76,68 €/MWh jeudi, son plus bas niveau depuis le 8 septembre, avant de remonter légèrement vendredi à 78,13 €/MWh. Le PEG français a suivi une trajectoire similaire sur le Cal-27, passant de 60,00 €/MWh en début de semaine à 58,65 €/MWh vendredi.

Des stocks toujours au plus bas

Le remplissage moyen des capacités de stockage européennes s’établit à 68,84 %, un niveau historiquement bas pour cette période de l’année depuis le début des relevés en 2011, contre plus de 80 % à la même époque l’an dernier. Cette fragilité entretient une incertitude persistante à l’approche de l’hiver.

Une offre norvégienne perturbée

Les flux de gaz norvégien restent inférieurs de 11 % à leur niveau de début de semaine, pénalisés par une coupure imprévue sur le champ de Troll et d’autres arrêts pour maintenance, un facteur de soutien pour les prix malgré la baisse de la demande.

Une tendance de fond toujours haussière

Si la baisse de la demande liée à des températures plus douces et venteuses a permis d’absorber la réduction de l’offre, la tendance haussière de fond reste intacte selon le marché, portée par l’incertitude géopolitique persistante autour d’un possible accord de paix entre les États-Unis et l’Iran et par la concurrence sur le marché spot du GNL asiatique.

Faits marquants gaz – semaine du 14 au 18 septembre 2026

Italie : la flambée des coûts énergétiques menace l’industrie

Les entreprises industrielles italiennes, particulièrement exposées via le secteur de la céramique (85-90 % de gaz dans leur consommation d’énergie), subissent une hausse des coûts liée à l’envolée du TTF, qui a atteint 84,50 EUR/MWh (plus haut depuis fin 2022), contre environ 32 EUR/MWh avant le conflit irano-américain. Les entreprises ayant couvert leurs besoins peuvent absorber le choc au prix de marges réduites, mais l’arrivée à échéance des contrats fixés à bas prix les expose désormais aux niveaux actuels, jugés inabordables pour se recouvrir.

Royaume-Uni : le gaz risque d’atteindre les niveaux de crise de 2022 cet hiver

Les prix du gaz britannique, déjà à leur plus haut depuis fin 2022 avec des contrats à terme au-dessus de 200 pence/th jusqu’au T2 2027, présentent des similitudes structurelles avec la situation de fin 2021, avant l’invasion de l’Ukraine. Un retour aux niveaux records de 2022 (pic à 800 pence/th) nécessiterait une vague de froid prolongée combinée à des perturbations persistantes du GNL du Golfe, un scénario jugé peu probable mais à surveiller compte tenu des stocks européens historiquement bas, notamment aux Pays-Bas et en Allemagne. Le TTF a par ailleurs atteint lundi dernier un sommet en près de quatre ans à 84,50 EUR/MWh.

Allemagne : l’AFD promeut le nucléaire et le gaz russe aux élections régionales

À l’approche des élections régionales dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le parti d’extrême droite AFD, bien placé dans les sondages, fait campagne pour un redémarrage du nucléaire allemand et la reprise des importations de gaz russe via Nord Stream. Ces propositions sont jugées irréalistes et coûteuses, la région disposant selon ses détracteurs d’opportunités plus pertinentes dans les renouvelables et un système énergétique moderne.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : La rareté fait grimper les prix

Garanties d’origine : les prix augmentent face à une demande plus rare

Les prix des garanties d’origine européennes ont progressé sur la semaine, portés par le retour de la demande et une enchère française bien souscrite. Les stocks allemands ont reculé sur 2025, signe d’une demande dépassant l’offre au niveau européen, dans un contexte de production hydroélectrique affaiblie qui pourrait tendre davantage le marché selon les conditions météorologiques du quatrième trimestre.

Turquie : le pays hôte de la COP31 privilégie encore les fossiles

Selon une étude du Climate Action Tracker, la Turquie continue de privilégier les combustibles fossiles malgré l’essor de l’éolien et du solaire, sa consommation de charbon et de gaz ayant augmenté en parallèle, le pays étant devenu en 2024 le premier producteur européen d’électricité à charbon. Ses politiques climatiques sont jugées « gravement insuffisantes » et incompatibles avec l’objectif de 1,5°C, alors même que la Turquie accueillera la COP31 à Antalya du 9 au 20 novembre.

Grèce : PPC va construire un centre de données de 300 MW pour Amazon

Le groupe grec PPC a signé un accord contraignant avec Amazon Web Services pour développer un centre de données de 300 MW en Macédoine occidentale, loué pour 15 ans, PPC assurant la construction du site et l’approvisionnement via des PPA renouvelables. L’installation, dont l’ouverture est visée pour 2028, pourrait être étendue jusqu’à 1 GW, les deux entreprises envisageant par ailleurs une collaboration élargie sur le cloud et l’IA.

PPA hybrides : la demande double face à l’incertitude sur les prix solaires

Les offres européennes de contrats d’achat d’électricité hybrides (PPA) ont plus que doublé sur un an, les acheteurs et développeurs cherchant à limiter le risque de cannibalisation lié à la production solaire simultanée. L’ajout de stockage permet de déplacer la production vers des heures de plus grande valeur, tandis que le prix moyen des offres solaires autonomes a progressé pour la première fois en un an au deuxième trimestre.

Hongrie : Mol inaugure un parc solaire de 37 MW et une centrale à batteries

La société énergétique hongroise Mol a mis en service un parc solaire de 37,4 MW couplé à un stockage par batterie de 20 MW, associé à sa centrale gaz d’Algyo, pour une réduction attendue de 13 000 tonnes de CO2 par an. Le groupe exploite désormais neuf parcs solaires (405 MW au total) et vise 500 MWh de capacité de stockage d’ici 2030.

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

Aucune exclusivité fournisseur. Aucune rémunération variable liée à un opérateur. Lancez votre comparatif énergie pour obtenir une analyse de vos contrats sous 48h, sans engagement.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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