Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 9 octobre 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Hydraulique à sec : l’hiver se joue déjà sur les prix

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Électricité · Clôture au 9 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

102,18 €/MWh

▲ +7,82 €/MWh

CAL 28

63,14 €/MWh

▲ +3,11 €/MWh

CAL 29

58,61 €/MWh

▲ +3,21 €/MWh

CAL 30

60,6 €/MWh

▲ +3,26 €/MWh

La semaine a été marquée par une envolée des prix à terme en France, le CAL-27 gagnant plus de 8 % en cinq jours pour clôturer à 102,18 €/MWh. Il a franchi la barre symbolique des 100 €/MWh jeudi, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis fin 2023. Le contrat a doublé depuis janvier et affiche +68 % sur un an. Le mouvement s’étend aux échéances suivantes, avec une intensité bien moindre. Cette hausse s’explique avant tout par la remontée du gaz à l’approche de l’hiver.

Le second facteur est la tension sur l’offre française. Seuls 58 % du parc nucléaire produisent et l’hydraulique, pénalisée par la sécheresse, ne délivre que 15 % de sa capacité. Le système est donc très souvent marginal au gaz lors de la pointe du soir. Le marché intègre ainsi une prime de risque sur 2027, avec près de 40 €/MWh d’écart avec le CAL-28, ce qui montre qu’aucune pénurie durable n’est anticipée. Côté technique, le premier support se situe à 84 €/MWh.

Électricité : Une offre sous contrainte, des prix en tension

Le seuil des 100 €/MWh a cédé la semaine dernière. Le CAL-27 l’a dépassé jeudi, avant de terminer vendredi à 102,18 €/MWh, un niveau qu’il n’avait plus connu depuis fin 2023. Derrière ce cap symbolique, un gaz en forte hausse à l’approche de l’hiver et un système électrique français qui n’a presque plus de réserve.

France : une offre sous forte contrainte

Moins de 40 GW de capacité nucléaire étaient en production sur un parc de 63 GW, soit 58 % du potentiel installé, tandis que l’hydraulique, affectée par la sécheresse, ne délivrait que 15 % de ses capacités. La marge mobilisable immédiatement était limitée à 4 %. En pointe du soir, les centrales à gaz sont donc très fréquemment sollicitées comme moyen marginal, ce qui renchérit les prix à terme.

Sécheresse : un record historique à portée

Les réductions de production d’origine environnementale ont dépassé 14 TWh, et le record de 2003 devrait être battu. L’arrêt de 3 GW dans le nord, prolongé jusqu’au 23 octobre faute de débit suffisant de la Meuse, en représenterait 40 %. Une prolongation jusqu’en novembre n’est pas exclue, les quinze prochains jours devant rester plus secs que la normale.

Hiver : des sommets de trois ans

Les contrats de novembre et de janvier ont atteint jeudi 166,38 €/MWh et 175,40 €/MWh, leurs plus hauts niveaux depuis trois ans.

CAL-28 : le contrat à surveiller

Le CAL-28 avait clôturé à un plus haut de 64,16 €/MWh le 10 septembre, avant de reculer à 62,29 €/MWh le 8 octobre, alors que le CAL-27 poursuivait sa hausse. Le marché valorise donc avant tout une tension conjoncturelle concentrée sur 2027. Toutefois, le contrat a rebondi à 63,14 €/MWh vendredi, à moins de 1 €/MWh de son sommet. Une cassure de ce niveau signalerait une diffusion de la tension aux années suivantes.

Faits marquants électricité – semaine du 5 au 9 octobre 2026

Royaume-Uni : les Verts assouplissent leur position sur le nucléaire

Le parti vert d’Angleterre et du Pays de Galles abandonne son opposition de principe à l’atome : sa motion permet désormais de soutenir de nouveaux réacteurs au cas par cas. Le parti plaide pour le maintien du parc existant, qui assure 12,2 % de la production britannique, tout en gardant l’éolien et le solaire au sommet de sa hiérarchie. Un revirement partiel par rapport à son programme de 2024, qui prévoyait la sortie progressive du nucléaire.

France : l’EPR2 attend le feu vert de Bruxelles d’ici fin 2026

La France table sur l’accord de la Commission européenne avant la fin de l’année pour financer six réacteurs EPR2 (environ 10 GW, 72,8 milliards d’euros de 2020), afin de prendre la décision finale d’investissement. Le gouvernement défend une politique « sur deux jambes » : le nucléaire pour la base, le renouvelable pour accompagner l’électrification.

Hiver 2026-27 : des prix électriques « surévalués » selon ICIS

Les contrats d’électricité pour l’hiver intègrent une prime de risque pouvant atteindre 30 €/MWh, jugée excessive au regard des prix actuels du gaz. Elle est la plus élevée aux Pays-Bas, en Italie, en Autriche et en France (20 à 30 €/MWh), et la plus faible en Espagne (5 à 10 €/MWh). ICIS table sur une production solaire et éolienne en hausse de 27 % et 11 %, qui ferait reculer la production à partir de gaz de 17 %.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Gaz : Quand l’hiver s’installe dans les prix

CAL27
CAL28
CAL29
CAL30

Gaz · Clôture au 9 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

64,265 €/MWh

▲ +5,978 €/MWh

CAL 28

40,586 €/MWh

▲ +2,423 €/MWh

CAL 29

30,905 €/MWh

▲ +0,899 €/MWh

CAL 30

26,586 €/MWh

▲ +0,561 €/MWh

Le marché du gaz a fortement progressé la semaine dernière. Le CAL-27 a gagné près de 6 €/MWh en cinq jours pour clôturer vendredi à 64,265 €/MWh, soit plus de 10 % de hausse. Le mouvement s’est enclenché dès mardi et s’est prolongé chaque jour jusqu’à la clôture.

La hausse s’est propagée à toute la courbe, avec une intensité qui s’atténue à mesure que l’échéance s’éloigne : le CAL-28 a pris un peu plus de 2 €/MWh, le CAL-29 moins de 1 €/MWh, et les échéances suivantes très peu. La courbe reste en backwardation marquée, avec près de 24 €/MWh d’écart entre le CAL-27 et le CAL-28. Le marché valorise donc avant tout une tension immédiate sur l’hiver, sans anticiper qu’elle s’installe durablement..

Les stocks européens, remplis à 73,2 %, sont au plus bas pour cette période de l’année depuis 2011, et le GNL est devenu la principale source de flexibilité. Les tensions autour du détroit d’Ormuz et la menace d’un ouragan sur les exportations américaines ont renforcé la hausse, tandis qu’une météo clémente en a limité l’ampleur.

Gaz : l’Europe face à son hiver le plus fragile

Le gaz européen a retrouvé de la vigueur vendredi, les craintes sur l’approvisionnement l’emportant sur une météo clémente. Avec des stocks historiquement bas, l’Europe aborde l’hiver avec peu de marge d’erreur.

TTF : un rebond en fin de semaine

Le contrat néerlandais a gagné 1,69 €/MWh vendredi pour clôturer à 80,54 €/MWh, après être tombé à 76,27 €/MWh en séance. Il restait pénalisé par des prévisions douces, des stocks en hausse et des importations de GNL élevées, avec des températures attendues à 0,6 °C au-dessus des normales en Allemagne.

Ormuz : le risque géopolitique revient

Le trafic dans le détroit a reculé après plusieurs attaques contre des navires, alors que l’Iran cherche à en reprendre le contrôle. Ce regain de tension fait craindre une concurrence plus vive avec l’Asie pour le GNL cet hiver.

Ouragan : une menace finalement limitée

Isaias, premier ouragan nommé de la saison atlantique, faisait peser un risque sur l’usine de GNL de Plaquemines en Louisiane. L’impact sur les exportations américaines devrait rester limité, avec une production offshore brièvement interrompue et des effets surtout du côté de la demande, en raison des coupures de courant.

Hiver : un risque sur la demande

En cas d’hiver rigoureux et de raréfaction du GNL, la pression sur le système augmenterait rapidement. Même avec un approvisionnement en GNL optimal, la demande non satisfaite pourrait atteindre environ 7 % de la demande totale, soit 22 milliards de mètres cubes. Les prix élevés de l’énergie devraient d’ailleurs conduire l’industrie européenne à réduire dès à présent sa consommation de gaz.

Faits marquants gaz – semaine du 5 au 9 octobre 2026

Grèce : un corridor gazier vers les Balkans

La Grèce vise une capacité d’exportation de gaz de 9,5 milliards de m³ par an d’ici 2027, grâce au développement de son GNL et de ses interconnexions régionales. Cette dynamique doit diversifier l’approvisionnement de la Serbie et de la Macédoine du Nord, encore très dépendantes du gaz russe, et accompagner la sortie progressive du gaz russe de l’UE.

Ormuz : un troisième méthanier touché

Un méthanier, identifié comme le Maran Gas Mystras, a été frappé lundi par un projectile dans le détroit d’Ormuz, provoquant un incendie en salle des machines sans victime. Il s’agit du troisième méthanier attaqué depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, alors que l’OMI continue de déconseiller le transit.

Espagne : des objectifs de stockage de gaz relevés

Le gouvernement espagnol prévoit de rehausser ses objectifs de remplissage des stockages de gaz pour 2027, à 61 % de la capacité au 1er février et 55 % au 1er mai, soit 5 et 4 points de plus que cette année. Cette décision répond à l’incertitude géopolitique qui tend l’approvisionnement mondial en GNL, notamment la perturbation prolongée du trafic dans le détroit d’Ormuz, aggravée par l’interdiction du GNL russe à partir du 1er janvier. Les objectifs du 1er juillet et du 1er septembre restent inchangés, tout comme l’objectif européen de 90 % entre le 1er octobre et le 1er décembre.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : Entre nouveaux projets et incertitudes sur l’hiver à venir

Suède : l’éolien en construction surestimé de 41 %

Green Power Sweden a surévalué d’environ 400 MW la capacité éolienne en construction dans le pays. Le projet MB South d’Enercon (407 MW), compté dans les 990 MW annoncés, n’a en réalité pas démarré, son autorisation étant toujours en cours. Le pipeline immédiat tomberait ainsi à environ 583 MW, dans un contexte de net recul du secteur : 36 MW de turbines commandées en 2025, contre 2 686 MW en 2019.

France : les renouvelables réclament de la visibilité avant 2027

France Renouvelables exhorte le gouvernement à fixer les dates et volumes des prochains appels d’offres pour éviter un revirement « dévastateur » après les élections de 2027, et un possible moratoire sur l’éolien et le solaire. Le secteur s’est dit prêt à discuter du partage des risques, alors que le budget 2027 prévoit de modifier les contrats de soutien au solaire. La capacité solaire et éolienne a progressé de 13,2 GW au premier semestre 2026, pour atteindre 69,6 GW.

Monténégro : un nouvel appel d’offres solaire de 250 MW d’ici fin 2026

Le Monténégro prévoit de lancer avant la fin de l’année une enchère solaire de 250 MW sous contrat de différence de 12 ans, après l’échec du premier appel d’offres de 2025 dû à des conditions jugées trop restrictives. Le cadre a depuis été révisé pour élargir la participation et rassurer les investisseurs. Un appel d’offres pour le stockage par batteries et un autre pour 200 MW d’éolien sont également en préparation.

Espagne : un objectif renouvelable 2030 probablement révisé à la baisse

Après le Portugal, qui a abaissé son objectif 2030 de 51 % à 49 % de renouvelables dans la consommation finale d’énergie et réduit son ambition en hydrogène vert de 5,5 à 3 GW, l’Espagne devrait suivre le même chemin. Les renouvelables n’y ont couvert que 26 % de la consommation finale l’an dernier, soit 6 points sous l’objectif national, et le rythme de progression devrait plus que doubler pour atteindre les 48 % visés en 2030. La décarbonation de certains secteurs, comme les transports et l’industrie, avance plus lentement que prévu.

France : 24 % de biométhane visés en 2044

Un décret publié vendredi impose aux fournisseurs de gaz d’incorporer 24 % de biométhane dans la consommation des ménages, commerces et bureaux d’ici 2044. Les objectifs de 2027 et 2028 sont ramenés à 1,6 % et 3,6 %, jugés trop élevés au regard des volumes disponibles, et le taux devra plus que quadrupler d’ici 2044. La filière espère débloquer ainsi 1 milliard d’euros d’investissements, mais des fournisseurs alternatifs craignent une hausse des factures, estimée à 8 €/MWh en 2030 et 15 à 20 €/MWh en 2035, et ont saisi la Commission européenne.

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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