Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 30 octobre 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Électricité : un nouveau record en dents de scie

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CAL28
CAL29
CAL30

Électricité · Clôture au 30 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

128,16 €/MWh

▲ +10,72 €/MWh

CAL 28

70,94 €/MWh

▲ +1,46 €/MWh

CAL 29

62,97€/MWh

▲ +0,86 €/MWh

CAL 30

63,4 €/MWh

▲ +0,19 €/MWh

Les prix à terme français signent un nouveau record. Après un simple accroc mardi à 120,34 €/MWh, le CAL-27 termine la semaine à 128,16 €/MWh vendredi, soit près de 11 €/MWh de plus en une semaine, une hausse de 9,1 % par rapport aux 117,44 de vendredi dernier. Il a franchi successivement les 120 puis les 125 €/MWh. La semaine a été en dents de scie : hausse lundi, accroc mardi, nouveau plus haut mercredi à 124,05, repli jeudi, puis rebond de 4,5 % vendredi. À chaque repli, le marché est reparti plus haut, et les creux montent : on est passé de 106,67 le 20 octobre à 120,34 mardi, puis 122,61 jeudi. Plus loin sur la courbe, le mouvement s’atténue, mais le CAL-28 garde son avance sur le CAL-31 : la tension ne se limite plus à 2027.

Cette hausse s’explique avant tout par le gaz, que l’électricité suit de très près. Le marché reste sous tension : crainte d’une reprise des frappes contre l’Iran après les élections américaines, tensions au Moyen-Orient et stocks bas. Le nucléaire s’est un peu rétabli, mais 17 réacteurs restent à l’arrêt. C’est donc souvent le gaz qui fixe le prix de l’électricité, et le marché paie une prime sur 2027.

Électricité : Le CAL-27 à 128,16 €/MWh, les creux montent.

Une semaine agitée, mais qui se termine sur un nouveau sommet. Les prix ont alterné hausses et replis, mais chaque baisse s’est arrêtée plus haut que la précédente. Les incertitudes géopolitiques et le niveau des stocks restent les moteurs, et cette semaine s’annonce chargée.

France : le marché repart plus haut à chaque repli

Le CAL-27 termine à 128,16 €/MWh, soit 9,1 % de plus en une semaine. Après un accroc mardi, il a rebondi vendredi et touché un nouveau plus haut. Les creux montent : de 106,67 le 20 octobre à 122,61 jeudi. Le CAL-28 garde son avance sur le CAL-31.

Nucléaire : le parc se rétablit, mais 17 réacteurs restent à l’arrêt

Le parc s’est un peu rétabli, avec 31 % d’indisponibilité au 30 octobre contre 43 % la semaine dernière. Chooz 1 est revenu, pas Chooz 2. Bonne nouvelle toutefois : EDF a avancé de cinq jours le redémarrage de Cruas 4 (915 MW), désormais prévu le 20 novembre. Ce réacteur est arrêté depuis le 13 juin pour maintenance et pour des vérifications visant à prolonger sa durée de vie à au moins 50 ans.

EDF : un débrayage annoncé mercredi soir, un effet encore incertain

Un préavis de 24 heures a été déposé chez EDF, à partir de mercredi 4 novembre à 21h. Il fait suite aux manifestations « contre la vie chère » de jeudi dernier. Il peut peser sur la disponibilité du parc, mais son effet reste à confirmer.

Hydraulique : 9 % du parc en production, une réserve mobilisable en cas de pic.

Au 31 octobre à 16h, le parc hydraulique produisait 2,4 GW, soit 9 % de sa capacité. Il garde une réserve de 11 GW (41 %), utilisable rapidement lors des pointes de consommation. Cette flexibilité est utile, mais elle ne suffit pas à compenser à elle seule les arrêts de réacteurs.

Faits marquants électricité – semaine du 26 au 30 octobre 2026

Pays nordiques : l’électricité de novembre atteint un nouveau sommet

Les contrats à terme nordiques ont encore progressé mercredi dernier, le contrat de novembre touchant un record à 136,50 €/MWh avant de s’établir à 134,50 €/MWh (+1,50 €). Le mouvement est porté par des prévisions météo toujours sèches, avec un déficit hydrologique attendu à 12,1 TWh sous la normale d’ici quinze jours, et par la hausse du gaz : le TTF atteint 98,54 €/MWh, son plus haut depuis quatre ans, sur fond de possibles opérations américaines contre l’Iran après les élections de mi-mandat.

Allemagne : le spot proche de son plus haut en deux ans, faute de vent

Les prix de l’électricité allemande pour le lendemain devraient bondir de plus de 25 % mercredi dernier, le contrat base pour le lendemain s’établissant à 321 €/MWh sur l’EEX, contre 249,21 €/MWh pour une livraison ce jour-là, un niveau inédit depuis le 12 décembre 2024. Cette hausse s’explique par un effondrement attendu de la production éolienne, de 12,7 GW à 4,2 GW (-67 %), qui porte la charge résiduelle à 46,9 GW, soit 17,1 GW au-dessus de la normale, et fait grimper les importations nettes de 4,7 GW à 10,3 GW.

Royaume-Uni : le projet nucléaire Sizewell C jugé « désastreux » par une commission parlementaire

La Commission des comptes publics britannique a qualifié mercredi dernier le projet Sizewell C (3,2 GW) de « très mauvaise affaire pour le contribuable ». Selon elle, les conditions obtenues par le gouvernement, pourtant actionnaire majoritaire, font porter les risques financiers aux consommateurs et aux contribuables, tandis que les investisseurs privés bénéficient de profits protégés. Le comité rappelle qu’aucune centrale comparable n’a été livrée dans les délais et le budget, des projets de même conception ayant connu jusqu’à 14 ans de retard, à l’image d’Hinkley Point dont le budget a doublé pour atteindre environ 35 milliards de livres.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Gaz : Le CAL-27 gaz à 80,69 €/MWh, la barre des 80 est franchie

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Gaz · Clôture au 30 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

80,692 €/MWh

▲ +5,306 €/MWh

CAL 28

49,549 €/MWh

▲ +2,183 €/MWh

CAL 29

35,220 €/MWh

▲ +1,094 €/MWh

CAL 30

29,225 €/MWh

▲ +0,800 €/MWh

Nouvelle semaine très haussière sur le gaz. Le CAL-27 termine vendredi à 80,69 €/MWh, soit 5,3 €/MWh de plus que la semaine précédente, une hausse de 7 %, et passe la barre des 80. Il a touché un nouveau plus haut mercredi à 78,70, et ce malgré un repli mardi à 75,75 puis un autre jeudi à 76,92. La hausse se diffuse à toute la courbe, de moins en moins fort à mesure que l’échéance s’éloigne : +2,2 €/MWh sur le CAL-28 à 49,55, +1,1 sur le CAL-29, moins de 1 sur le CAL-30, et 0,35 sur le CAL-31 qui reste à 25,87.

Le moteur reste le Moyen-Orient. Le marché craint une reprise des frappes contre l’Iran après les élections américaines de mardi, les Houthis du Yémen continuent de viser l’Arabie saoudite, et le Qatar sécurise du GNL américain jusqu’en 2054, ce que le marché lit comme un risque durable sur Ormuz. Résultat, le gaz de référence en Europe atteint 102,91 €/MWh vendredi, après un pic à 104,05 en séance, son plus haut niveau depuis décembre 2022. Il gagne environ 10 % sur la semaine. S’y ajoutent le froid annoncé, avec 4,4 °C en moyenne en Allemagne la semaine prochaine contre 8,5 cette semaine, des stocks européens sous 75 %, au plus bas depuis au moins 2011, et une demande asiatique de GNL qui repart avant l’hiver.

Gaz : l’Europe entre dans l’hiver sous tension

Le gaz a de nouveau accéléré la semaine dernière. Les prix ont reculé deux fois, mais chaque repli s’est arrêté plus haut que le précédent. Le Moyen-Orient reste le moteur principal.

Le CAL-27 franchit les 80 €/MWh, le TTF passe au-dessus de 100

Le CAL-27 termine vendredi à 80,69 €/MWh, soit 7 % de plus en une semaine. La hausse se diffuse à toute la courbe, de moins en moins fort à mesure que l’échéance s’éloigne. Le prix de référence européen (TTF, mois suivant) a dépassé 100 €/MWh mercredi pour la première fois depuis 2022. Il termine vendredi à 102,91 €/MWh, après un pic à 104,05 en séance.

Moyen-Orient : le marché prend les devants

Le marché craint une reprise des frappes contre l’Iran après les élections américaines de mardi. Les Houthis continuent de viser l’Arabie saoudite. Le Qatar sécurise du GNL américain jusqu’en 2054, ce que le marché lit comme un risque durable sur Ormuz.

Stocks et météo : une marge réduite à l’entrée de l’hiver

En France, les stocks reculent depuis le 19 octobre, à 87,2 % contre 92,6 % l’an dernier. Ceux de l’Union européenne sont sous 75 %. Le froid annoncé, avec 4,4 °C en moyenne en Allemagne cette semaine contre 8,5 la semaine passée, va faire monter la demande de chauffage.

Russie : Washington pourrait peser sur l’Europe

Le rapprochement entre les États-Unis et la Russie s’étend aux questions d’énergie. La dépendance de l’Europe au GNL américain pourrait pousser Washington à l’inciter à reconsidérer ses importations de gaz russe. Aucune décision n’a été annoncée, et ce retour serait politiquement délicat pour les gouvernements européens.

Faits marquants gaz – semaine du 26 au 30 octobre 2026

Ukraine : les flux de gaz, une « grande incertitude » pour l’approvisionnement hivernal européen

Le fait que l’Ukraine soit exportatrice ou importatrice de gaz cet hiver constitue un facteur de risque pour les prix européens, selon une analyse publiée mercredi dernier. Le pays a rétabli sa production et dépassé son objectif de stockage, et devrait maintenir de modestes exportations d’environ 0,7 milliard de m³, contre 4,3 milliards de m³ d’importations nettes l’hiver dernier. Mais de nouvelles attaques russes sur les infrastructures énergétiques pourraient le faire redevenir importateur net, surtout en fin d’hiver, ce qui fragiliserait encore l’équilibre européen.

 UE : la demande de gaz pourrait être réduite jusqu’à 6 % cet hiver pour préserver les stocks

L’UE pourrait réduire sa demande hivernale de gaz jusqu’à 6 %, soit 144 TWh (environ 13,8 milliards de m³), afin de maintenir les stocks à 20 % en avril, selon l’Acer, le régulateur européen de l’énergie, mercredi dernier. Sur la base d’une demande hivernale de 2 420 TWh, plus de 900 TWh de GNL pourraient devoir être importés pour finir l’hiver avec des stocks à 28 %, contre 34 % en avril 2025. Cette dépendance au GNL américain, qui représente près des deux tiers des importations européennes cet été contre 18 % en 2020, est accentuée par la moindre disponibilité du GNL qatari, liée à la situation à Ormuz, et par l’abandon progressif du GNL russe.

Gaz TTF : les investisseurs spéculatifs renforcent leur position longue nette de 7 %

Les investisseurs spéculatifs ont augmenté leur position longue nette sur le TTF de 14 TWh la semaine dernière pour atteindre 207 TWh, selon les données d’ICE publiées mercredi dernier, dans un contexte de perturbations de l’approvisionnement liées au conflit et de faibles stocks.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : Entre nouveaux projets et incertitudes sur l’hiver à venir

Inde : Engie vise 7 GW d’ici 2030 en renouvelables et batteries

Engie veut accélérer en Inde, qu’il voit comme un marché clé pour le solaire, l’éolien et le stockage après les réformes du marché électrique : ouverture d’une bourse de l’électricité et autorisation de la couverture financière. Le groupe vient d’achever 450 MW de solaire sur deux projets et exploite ou développe déjà 2 GW de capacités. Il prévoit de passer à 7 GW d’ici 2030, batteries comprises. Le principal point de vigilance reste le réseau de transport, qui limite parfois la production renouvelable, un problème que le groupe juge passager.

France : les développeurs de renouvelables se pressent avant la présidentielle

Les développeurs français de renouvelables se hâtent d’obtenir des contrats soutenus par l’État avant l’élection présidentielle de mai. Selon cet article de presse, ils redoutent un arrêt des nouveaux projets si Marine Le Pen l’emporte : elle a promis de stopper les nouveaux projets éoliens et solaires et critique le coût des aides publiques, qui ont dépassé 6 milliards d’euros l’an dernier. Le dernier appel d’offres pour les grandes centrales solaires a été souscrit près de six fois, avec des prix en baisse de 23 % en moyenne. Celui des projets plus petits a vu ses prix reculer de 15 %. Cette concurrence pèse sur les marges d’une filière qui réduit déjà ses coûts et ses effectifs. Certains acteurs se tournent vers le stockage par batteries ou vers l’étranger.

Royaume-Uni : le réseau freine l’éolien en mer

Le Royaume-Uni devrait manquer son objectif de 2030 pour l’éolien en mer, avec 30,9 GW attendus contre 43 à 50 GW visés. Les projets ne manquent pas : 9,3 GW sont en construction et 68,5 GW en autorisation. Mais le réseau de transport ne progressera que d’environ 10 % d’ici 2030, alors que le parc renouvelable plus que double. Dogger Bank, le plus grand projet au monde, devait démarrer en 2023 et n’est toujours pas en service. Les projets les plus touchés seraient décalés au début des années 2030 plutôt qu’abandonnés.

Europe : l’éolien reprend l’avantage sur le solaire dans les PPA

Au troisième trimestre, les prix des contrats d’achat d’électricité (PPA) éoliens se sont redressés, près de leur niveau de 2024, alors que ceux du solaire restent bas. Le solaire pèse sur les prix de la mi-journée, ce qui valorise l’éolien, dont la production est plus régulière. La hausse du gaz, liée aux tensions au Moyen-Orient, a aussi relevé les prix à terme et pousse de grands consommateurs à se couvrir avant l’hiver.

Croatie : un été de sécheresse record pour l’hydroélectricité

La production hydraulique croate a reculé de près de 14 % cet été, les apports en eau n’atteignant que 43 % de la normale, un plus bas historique. L’hydraulique n’a couvert qu’environ 15 % de la consommation d’électricité, contre 30 % au premier semestre. Le pays a dû importer l’équivalent de 26 % de sa demande estivale, pour un coût d’environ 249 millions d’euros. Seul le solaire a progressé nettement (+43 %), tandis que l’éolien a reculé de 7 % et que le gaz et le charbon ont augmenté de 17 %. La sécheresse a aussi touché jusqu’à la moitié des capacités nucléaires du sud-est de l’Europe, à cause de difficultés de refroidissement.

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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