Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 23 octobre 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Le CAL-27 gagne près de 8 €/MWh en une semaine

CAL27
CAL28
CAL29

Électricité · Clôture au 23 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

117,44 €/MWh

▲ +7,83 €/MWh

CAL 28

69,48 €/MWh

▲ +3,42 €/MWh

CAL 29

62,11€/MWh

▲ +1,53 €/MWh

CAL 30

63,21 €/MWh

▲ +1,45 €/MWh

Les prix à terme français prolongent leur envolée. Après un simple accroc mardi à 106,67 €/MWh, le CAL-27 touche 117,44 €/MWh vendredi, soit près de 8 €/MWh de plus en une semaine, une hausse de 7,1 % par rapport aux 109,61 de vendredi dernier. Il a franchi successivement les 110 puis les 115 €/MWh, et ce repli de mardi n’aura finalement été qu’une respiration, liée à des annonces rassurantes sur l’approvisionnement qui n’ont pas duré. Les échéances suivantes suivent en perdant de l’élan, avec +3,6 % sur le CAL-28 et moins de 2 % au-delà. Le CAL-28 s’installe désormais durablement au-dessus du CAL-31, à 69,48 contre 66,23 €/MWh, ce qui dessine une tendance haussière claire sur toute la partie avant de la courbe.

Cette hausse s’explique avant tout par le gaz, dont l’électricité a suivi le mouvement de très près. Le nucléaire français pèse aussi, car 52 % du parc produit contre 54 % la semaine dernière, avec 26,8 GW d’indisponible, soit 43 % du parc, et trois réacteurs de plus à l’arrêt complet. Les arrêts sont concentrés sur quelques sites : Chooz est entièrement à l’arrêt, et au moins la moitié des réacteurs de Cattenom, Gravelines, Blayais, Cruas et Flamanville sont à l’arrêt. Le gaz reste donc souvent marginal sur le système, et le marché paie une prime de risque sur 2027 : près de 48 €/MWh séparent le CAL-27 du CAL-28, contre environ 43 une semaine plus tôt.

Électricité : Le CAL-27 à 117,44 €/MWh, la hausse se poursuit

Le CAL-27 clôture la semaine à 117,44 €/MWh, en hausse de 7,1 % après un simple accroc mardi à 106,67. Il atteint son plus haut niveau depuis novembre 2023, avec environ 25 €/MWh gagnés depuis début octobre. Le gaz reste le moteur principal avec un TTF qui dépasse 94 €/MWh.

France : le nucléaire s’affaiblit, le gaz fixe toujours le prix

Le parc nucléaire continue de se dégrader. L’indisponible passe de 25,4 à 26,8 GW, soit 43 % du parc contre 40 % il y a une semaine, et 23 réacteurs sont à l’arrêt complet contre 20. Seuls 33,1 GW sont produits, soit 52 % du parc, avec 3,1 GW en réserve. Aux heures tendues, c’est donc le gaz qui reste marginal.

Spot : un week-end très bas, un retournement attendu

Le spot a décroché en fin de semaine, de 161 €/MWh mercredi à 48,76 €/MWh samedi, son plus bas niveau depuis début juillet, sous l’effet de la tempête Austen qui a dopé l’éolien alors que la demande était faible. Ce repli ponctuel ne change rien aux fondamentaux, qui continuent de soutenir les prix à terme. Le retournement est d’ailleurs attendu dès cette semaine : le contrat hebdomadaire se négociait vendredi à 188 €/MWh, un sommet de près de quatre ans. L’éolien doit reculer de 7,5 GW à 4,9 GW en moyenne et le froid s’installe dès mercredi, ce qui fait grimper la charge résiduelle à 40,8 GW..

CAL-28 : la hausse se confirme

Le CAL-28 prolonge sa progression et termine vendredi à 69,48 €/MWh, soit +3,6 % en une semaine. Il s’installe durablement au-dessus du CAL-31 (66,23 €/MWh), avec 3,25 €/MWh d’écart contre 2,28 la semaine dernière. La tension reste concentrée sur les échéances proches : les CAL-29, 30 et 31 bougent beaucoup moins, avec moins de 2 % de hausse.

Faits marquants électricité – semaine du 19 au 23 octobre 2026

Belgique : la dérogation à la règle des 70 % d’interconnexion devrait être prolongée en 2027

La Belgique veut prolonger en 2027 sa dérogation à la règle européenne imposant d’ouvrir au moins 70 % des capacités d’interconnexion aux échanges, a indiqué la Creg (le régulateur belge de l’énergie) vendredi. Le gestionnaire Elia invoque les flux de boucle, venus en grande partie d’Allemagne, qui saturent son réseau. Consultation publique ouverte jusqu’au 20 novembre.

Allemagne : les prix de l’électricité pourraient plus que doubler en janvier en cas de grand froid

Le prix spot allemand pourrait atteindre 260 €/MWh en moyenne en janvier en cas de grand froid, contre 110,09 € en janvier 2026, sur fond de stocks de gaz historiquement bas et de détroit d’Ormuz fermé. Le contrat de janvier s’échange déjà à 203,05 €/MWh. Ce scénario n’est pas le plus probable : les prévisions météo annoncent un hiver globalement doux et venteux, avec un risque de refroidissement plutôt vers fin janvier ou début février. Le vent reste le facteur clé, car les journées très venteuses pourraient faire retomber les prix à 80 €/MWh en semaine et 40 € le week-end.

Royaume-Uni : près de 12 000 foyers et entreprises sans électricité vendredi après la tempête Austen

Vendredi, près de 12 000 foyers et entreprises britanniques étaient encore privés de courant après les dégâts causés aux lignes par la tempête Austen, la première nommée de l’automne, qui a frappé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles. Selon l’Energy Networks Association (l’organisme professionnel des gestionnaires de réseaux), plus de 23 000 rétablissements avaient eu lieu dans la journée, mais les conditions météo extrêmes limitaient les interventions des équipes. Une seconde tempête, Boelo, était attendue samedi sur le nord de l’Angleterre et l’Écosse, avec de nouvelles perturbations à la clé.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Gaz : le CAL-27 franchit 75 €/MWh, la prime d’hiver s’installe

CAL27
CAL28
CAL29

Gaz · Clôture au 23 octobre 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

75,386€/MWh

▲ +5,323 €/MWh

CAL 28

47,366 €/MWh

▲ +3,305 €/MWh

CAL 29

34,126 €/MWh

▲ +1,890 €/MWh

CAL 30

28,425 €/MWh

▲ +0,925 €/MWh

Semaine très haussière sur le gaz. Le CAL-27 termine vendredi à 75,39 €/MWh, soit 5,3 €/MWh de plus que la semaine précédente, une hausse de 7,6 %, et ce malgré un repli mardi à 68,58. La hausse se diffuse à toute la courbe, de moins en moins fort à mesure que l’échéance s’éloigne : +3,3 €/MWh sur le CAL-28 à 47,37, +1,9 sur le CAL-29, moins de 1 sur le CAL-30, et rien sur le CAL-31 qui reste à 25,52. Le marché achète surtout une protection pour l’hiver qui arrive, sans parier sur une crise durable.

Le moteur, c’est le Moyen-Orient. Ormuz est fermé depuis février, les attaques se multiplient dans le Golfe et les Américains retirent une partie de leur personnel d’Arabie saoudite. Résultat, le TTF dépasse 94 €/MWh vendredi, un niveau inédit depuis décembre 2022. L’accalmie de mardi, due à un méthanier qatari repéré en mer Rouge en route vers l’Europe, une première depuis avril, n’a pas tenu. S’y ajoutent des stocks européens qui reculent pour la première fois cet automne à 74,6 %, et une Asie plus demandeuse, avec un JKM à 91 €/MWh, au plus haut depuis fin 2022.

Gaz : le CAL-27 PEG gagne plus de 7 % en une semaine

Le CAL-27 PEG a fortement progressé la semaine dernière, de 70,06 à 75,39 €/MWh, soit +7,6 % en cinq jours, malgré un repli mardi à 68,58. Un nouveau seuil est franchi, porté par la hausse des tensions au Moyen-Orient et des stocks en retard sur l’an dernier à l’approche de l’hiver.

TTF : les 100 €/MWh en ligne de mire

Le TTF a clôturé la semaine au-dessus de 94 €/MWh, contre 88 la semaine précédente, son plus haut niveau depuis décembre 2022. Les 100 €/MWh ne sont plus très loin.

Asie : la bataille pour les cargaisons s’intensifie

Le JKM atteint 91 €/MWh, son plus haut depuis fin 2022. La Chine et le Japon ont fortement relevé leurs achats avant l’hiver, même si ce mouvement paraît surtout saisonnier. Pour attirer des cargaisons, l’Europe devra donc payer plus cher que l’Asie.

Qatar et Russie : un approvisionnement à reconstruire

Un méthanier qatari a été repéré en route vers l’Europe, une première depuis avril, mais un seul cargo ne change pas la donne, d’autant qu’un méthanier aurait été visé par une attaque samedi dernier. La France a de son côté annoncé un accord pour obtenir 2 TWh de GNL par mois auprès du Qatar, environ 7 % de sa consommation de gaz. Cela représente une douzaine de cargaisons cet hiver, contre 50 venues de Yamal l’hiver dernier, alors que l’embargo européen sur le GNL russe démarre en janvier.

Stocks : le compte à rebours de l’hiver

Les stocks européens ont reculé pour la première fois cet automne, à 74,6 %, et le pic avant l’hiver est attendu vers 75 %. En France, ils sont à 87,1 % contre 92,8 % l’an dernier à la même date.

Faits marquants gaz – semaine du 19 au 23 octobre 2026

Qatar : QatarEnergy achète du GNL américain jusqu’en 2054

QatarEnergy a signé jeudi deux accords à long terme avec l’américain Cheniere pour acheter 4 millions de tonnes de GNL par an, soit 5,4 milliards de mètres cubes, avec des livraisons à partir de 2031. Le marché y a vu le signe que le Qatar anticipe des difficultés d’exportation durables, et le TTF a atteint 91,47 €/MWh en séance, son plus haut depuis décembre 2022.

Eni : le bénéfice gaz et GNL bondit de 46 % au troisième trimestre

L’activité gaz et GNL d’Eni a vu son bénéfice d’exploitation progresser de 46 % au troisième trimestre, à 407 millions d’euros, grâce à l’optimisation de son portefeuille et à la volatilité du marché. Le groupe relève sa prévision annuelle à environ 1,5 milliard d’euros, soit 50 % de plus qu’initialement.

Allemagne : le coût de l’équilibrage du gaz pour le premier trimestre 2027 plus que double

L’opérateur du marché gazier allemand THE a payé 245 millions d’euros pour des produits d’équilibrage à long terme pour le premier trimestre 2027, soit plus du double du coût du premier trimestre 2026, pour des volumes en hausse de 17 %, à 24,1 TWh. Les stocks de gaz historiquement bas et des prix très élevés expliquent la hausse : le contrat du premier trimestre 2027 à THE a atteint 93,85 €/MWh, son plus haut depuis décembre 2022.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : Entre nouveaux projets et incertitudes sur l’hiver à venir

Roumanie : ENNA Solar vise 2028 pour une centrale solaire de 166 MW avec batteries

Le développeur croate ENNA Solar prévoit de lancer début 2027 la construction du projet solaire Medgidia, de 166 MW avec 612 MWh de batteries, pour une mise en service au premier trimestre 2028. Il doit encore acquérir la société à l’origine du projet, sous réserve d’approbations. Il renforce ainsi sa présence en Roumanie, où il prépare aussi la mise en service du projet solaire de Mihailesti, de 87,5 MW, en avril 2027.

Europe : la hausse des coûts de financement menace les investissements dans les renouvelables

Les tensions géopolitiques et l’inflation liée à la guerre en Iran font monter les coûts d’emprunt des États européens, ce qui pèse sur la rentabilité des projets renouvelables. Le solaire et l’éolien, dont l’essentiel du coût est payé au départ, sont les plus sensibles : un point de coût du capital en plus renchérirait leur électricité de 6 à 8 %. Les budgets publics, déjà contraints, auront du mal à compenser, et les investisseurs pourraient se tourner vers l’Europe de l’Est, où les prix de l’électricité sont plus élevés.

Allemagne : après la tempête, la baisse de l’éolien fait craindre une flambée des prix

Après des vents qui pourraient établir un record de production éolienne ce week-end, à près de 59 GW dimanche, l’éolien devrait tomber sous les normales saisonnières pendant deux semaines, à 20,9 GW puis 15,6 GW en moyenne. Le froid et la sécheresse dans les Alpes, qui freine l’hydroélectricité, aggravent le risque. Les contrats des deux prochaines semaines montent déjà à 189,50 et 220,48 €/MWh.

France : les garanties d’origine reculent de 1,3 % à 1,75 €/MWh aux enchères

Le prix moyen pondéré des garanties d’origine françaises émises en juillet baisse de 0,02 € à 1,75 €/MWh aux dernières enchères mensuelles d’EEX, en ligne avec le marché de gré à gré. La vente a réuni 33 participants, avec des volumes en hausse de 2,5 % grâce à une production solaire plus forte en juillet. Les certificats solaires et hydrauliques se sont vendus à 1,75 €/MWh, l’éolien à 1,76 € et le thermique à 1,69 €.

Italie : Statkraft et Optima signent un PPA solaire de cinq ans pour 200 GWh

Le norvégien Statkraft fournira 200 GWh d’électricité solaire à l’italien Optima, actif dans l’énergie et les télécoms, dans le cadre d’un contrat d’achat d’énergie sur cinq ans. L’accord inclut des garanties d’origine et vise à offrir plus de stabilité de prix aux clients finaux, dans un contexte de volatilité.

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

Aucune exclusivité fournisseur. Aucune rémunération variable liée à un opérateur. Lancez votre comparatif énergie pour obtenir une analyse de vos contrats sous 48h, sans engagement.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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