Marché de l’énergie

Prix de l’électricité et du gaz | L’Hebdo de l’Énergie by Capitole Énergie

Analyse hebdomadaire des prix de l'électricité et du gaz sur le marché de gros européen — L'Hebdo de l'énergie par Capitole Énergie
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Chaque semaine, retrouvez notre analyse sur l’évolution des marchés de gros de l’électricité, du gaz naturel et de l’énergie verte. Une lecture de 8 à 10 minutes pour comprendre ce qui se passe sur les marchés et, surtout, ce que cela signifie pour votre contrat d’énergie.

Analyse de la semaine — clôture au 31 juillet 2026.

Prix de l’électricité | Cours de l’électricité en France

Le CAL-27 dégonfle, le spot s’envole

CAL27
CAL28
CAL29

Électricité · Clôture au 31 juillet 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

64,73 €/MWh

▼ -5,83 €/MWh

CAL 28

51,82 €/MWh

▼ -2,05 €/MWh

CAL 29

53,15 €/MWh

▼ -0,53 €/MWh

La semaine écoulée a offert un contraste saisissant sur le marché électrique français : pendant que les prix à terme retombaient, le marché spot s’embrasait sous l’effet de nouvelles indisponibilités nucléaires.

Le CAL-27 a rendu l’essentiel de son sursaut de la semaine précédente, clôturant à 64,73 €/MWh après avoir culminé à 70,56 €/MWh le 24/07, soit un retour quasi complet au niveau d’avant-choc (64,88 €/MWh). Ce repli confirme que la flambée liée aux indisponibilités nucléaires restait un accident conjoncturel, sans changement de fond dans les fondamentaux du marché. Le spot, en revanche, s’est nettement tendu : les réductions de capacité nucléaire ont atteint 6,6 GW vendredi (10,5% du parc), avec Golfech 2 et Chooz 2 à l’arrêt jusqu’à mi-août et l’arrêt annoncé de Chooz 1 pour environ deux semaines.

Conséquence directe, le contrat spot s’est échangé à 120,50 €/MWh (+6,35 €), son plus haut niveau depuis février 2025, une tension amplifiée par des exportations record (13,5 GW attendus, +12,5% sur un an). EDF évoque un système « sous suivi attentif » mais résilient. Avec de nouveaux arrêts programmés jusqu’à mi-août, le risque d’un nouveau sursaut sur le CAL-27 reste ouvert tant que la canicule persiste.

Électricité française : le nucléaire toujours sous la pression de la chaleur

La semaine écoulée a confirmé le contraste déjà observé entre prix spot et prix à terme sur le marché électrique français : pendant que le marché spot reste sous tension à cause des indisponibilités nucléaires, les échéances plus lointaines commencent à être questionnées quant à la prime de risque climatique qu’elles intègrent.

Un écart de prix jugé “inhabituel” entre août et septembre

Le contrat d’électricité français d’août s’échange désormais plus cher que celui de septembre (92 €/MWh contre 91,30 €/MWh), alors que la logique voudrait l’inverse : le risque de coupures nucléaires liées à la chaleur est jugé bien plus limité en septembre, la France n’ayant connu aucune vague de chaleur ce mois-là depuis 80 ans. Cet écart de prix reflète donc surtout la prime de risque immédiate liée à la canicule en cours, plutôt qu’un vrai risque structurel sur septembre.

Les coupes nucléaires grimpent à 11%

EDF a annoncé des réductions de capacité nucléaire atteignant 6,8 GW (10,8% du parc), une quatrième canicule en trois mois faisant grimper les températures jusqu’à 42°C localement. St Alban, Tricastin 4, Chooz 1 et 2, et Golfech 2 sont concernés, ce dernier arrêt étant prolongé jusqu’au 7 août.

Une légère accalmie, mais la vigilance reste de mise

Après un pic à 6,8 GW mercredi, les coupes nucléaires étaient retombées à 3,9 GW jeudi (6,2% du parc), avant de remonter à 4,6 GW vendredi (7,3%). RTE a par ailleurs exigé le maintien en fonctionnement d’au moins trois réacteurs sur quatre à Blayais pour des raisons de contraintes réseau, tandis que les arrêts de Golfech 2 et Chooz 2 ont encore été prolongés.

Faits marquants électricité – semaine du 27 au 31 juillet 2026

Espagne : un PPA prolongé jusqu’en 2036

Statkraft et Fortia ont prolongé de quatre ans, jusqu’en 2036, leur contrat d’achat d’électricité renouvelable avec le cimentier espagnol Portland Valderrivas. L’accord, en vigueur depuis 2022, porte sur 50 GWh par an, soit près de 10% de la consommation électrique du groupe en Espagne.

Royaume-Uni : la fiabilité du réseau en question

Un rapport confidentiel de Cornwall Insight, commandé par le gestionnaire de réseau Neso et révélé par le Times, alerte sur un risque accru de pannes liées à la transition énergétique. La croissance rapide des renouvelables réduirait la visibilité de Neso sur le système, fragilisant les prévisions et augmentant le recours à des mesures d’équilibrage coûteuses, un constat qui fait écho aux manquements de sécurité identifiés lors de la vague de chaleur du 23 juin.

Italie : Axpo verrouille un péage batterie de 10 ans

Axpo a signé un accord de péage physique de 10 ans avec le développeur espagnol Zelestra pour un système de stockage de 207 MW/830 MWh dans le Frioul-Vénétie Julienne, mise en service prévue en 2028. Dans ce type d’accord, Axpo exploite et optimise la batterie sur les marchés en échange d’un paiement fixe à Zelestra, qui reste propriétaire et bénéficie ainsi d’une visibilité garantie sur ses revenus. Ce contrat porte le portefeuille de stockage autorisé de Zelestra en Italie à 970 MW, faisant du développeur le deuxième acteur du pays sur ce segment.

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Prix du gaz | Cours du gaz en France

Gaz : le CAL-27 retombe, le spot reste sous tension

CAL27
CAL28
CAL29

Gaz · Clôture au 31juillet 2026 · Source : EEX © Capitole Énergie

CAL 27

41,131 €/MWh

▼ -3,716 €/MWh

CAL 28

29,051 €/MWh

▼ -1,287 €/MWh

CAL 29

25,488 €/MWh

▲ +0,033 €/MWh

Le marché du gaz a de nouveau montré un net contraste entre échéances à terme et prix spot cette semaine, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient et d’inquiétudes croissantes sur le remplissage des stocks européens avant l’hiver.

Après avoir franchi les 44 €/MWh la semaine précédente, le CAL-27 s’est replié tout au long de la semaine pour terminer autour de 41 €/MWh, le reste de la courbe restant globalement stable (CAL-28 proche de ses niveaux précédents, CAL-29 et CAL-30 quasiment à plat). Le TTF spot progresse pourtant à 59,60 €/MWh (+1,28 €), porté par les craintes sur le réapprovisionnement des stocks européens, l’UE devant aborder la saison de chauffe avec des réserves au plus bas depuis cinq ans, nettement sous l’objectif des 90%. La guerre entre les États-Unis et l’Iran continue par ailleurs d’alimenter la volatilité, ayant bloqué environ 20% de l’approvisionnement mondial en GNL.

Ce repli du CAL-27 après son pic reproduit un schéma déjà observé depuis le début de la crise : escalade, pic, cessez-le-feu, puis déflation partielle. Tant qu’un accord de paix durable ne se dessine pas, les prix devraient continuer d’évoluer dans une fourchette étroite, avec en toile de fond la question du remplissage des stocks qui pourrait redevenir le facteur dominant à l’approche de l’automne.

Gaz : entre tensions sur les stocks et paradoxe égyptien

Le marché du gaz est resté volatil cette semaine, tiraillé entre l’inquiétude persistante sur le remplissage des stocks européens avant l’hiver et une attaque en Égypte aux effets potentiellement contradictoires sur les prix.

Le spot sous pression, les stocks au plus bas depuis cinq ans

Le TTF spot s’échangeait à 59,60 €/MWh (+1,28 €), porté par les craintes sur le réapprovisionnement des stocks européens : l’UE devrait aborder l’hiver avec des réserves à environ 75% de leur capacité, en dessous de l’objectif des 90%, un niveau au plus bas depuis cinq ans. Les stocks s’établissaient à 56,4% de leur capacité.

Un schéma déjà connu depuis le début de la crise

La guerre entre les États-Unis et l’Iran continue d’alimenter la volatilité, ayant bloqué environ 20% de l’approvisionnement mondial en GNL. Ce cinquième épisode du même cycle – escalade, pic, cessez-le-feu, puis déflation partielle – laisse présager des prix évoluant dans une fourchette étroite tant qu’un accord de paix durable ne se dessine pas.

Le paradoxe égyptien

Une attaque de drone contre deux méthaniers dans le port de Damiette pourrait, paradoxalement, soulager le marché européen : la perte de capacité de regazéification égyptienne réduirait la demande locale de GNL, libérant des cargaisons vers l’Europe. Mais l’effet reste incertain, la menace de nouvelles attaques régionales pouvant à l’inverse raviver la prime de risque.

Faits marquants gaz – semaine du 27 au 31 juillet 2026

UE : les renouvelables comme rempart contre la dépendance gazière

Selon l’IEEFA, atteindre les objectifs 2030 en renouvelables et pompes à chaleur permettrait de réduire la demande de gaz de l’UE d’environ 25%, soit le double des importations de GNL qatari attendues à cette date. Ces technologies avaient déjà permis une baisse de 20% de la demande gazière entre 2021 et 2024, un rythme que l’UE veut désormais accélérer pour limiter sa dépendance aux importations volatiles, alors que les flux qataris restent perturbés par le conflit au Moyen-Orient.

Italie : un plafonnement du gaz qui divise les négociants

Le mécanisme de plafonnement des prix du gaz proposé par l’Italie, inspiré du modèle ibérique, inquiète Energy Traders Europe (ETE). L’association pointe un risque de distorsion des flux transfrontaliers et de la formation des prix chez les voisins, ainsi qu’un fondement juridique fragile, la mesure allant au-delà du mandat initial limité aux remboursements SEQE-UE. Les bénéfices pour les consommateurs restent également incertains, ICIS n’anticipant qu’une baisse « modeste » des prix de l’électricité.

Portugal : Galp accélère sur le GNL américain et africain

Les volumes d’échanges de gaz de Galp ont bondi de 24% sur un an, à 38 TWh au premier semestre, portés par le GNL américain (Venture Global) et les volumes africains. Le groupe, couvert à 70% pour 2026, négocie aussi le renouvellement de contrats gaziers nord-africains arrivant bientôt à échéance.

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Actualité énergie verte & transition

Renouvelables : Le réseau et le marché à l’épreuve de la croissance

Royaume-Uni : le réseau à la peine face aux renouvelables

Les coûts liés aux contraintes du réseau électrique britannique devraient bondir de 45% pour atteindre 3,2 milliards de livres sur les 12 prochains mois, contre 2,2 milliards l’année précédente. En cause : un décalage structurel entre le rythme de déploiement des renouvelables, notamment l’éolien écossais, et celui des renforcements du réseau de transport, qui peine à acheminer cette production vers les centres de consommation.

Irlande : le prix reste roi dans le RESS 6

L’Irlande a dévoilé les règles définitives de son sixième appel d’offres pour les énergies renouvelables (RESS, Renewable Electricity Support Scheme), son programme de soutien à la production verte. Le prix continue de peser pour 85% de la notation des projets, contre 15% pour des critères non liés au prix (chaîne d’approvisionnement, hybrides, stockage), et la durée de soutien reste fixée à 16,5 ans, en deçà des 20 ans réclamés par les promoteurs.

Allemagne : les réductions record dopent l’attrait du stockage

L’Allemagne devrait connaître en 2026 un niveau record de réductions commerciales de production verte (2 TWh, +10%), un signal fort pour le stockage par batteries. À l’inverse, ces réductions ont reculé en France et en Espagne, la demande de climatisation ayant absorbé les surplus solaires lors des vagues de chaleur. Le Royaume-Uni reste largement épargné, grâce à un solaire encore modeste et une flexibilité batterie bien supérieure à ses voisins.

Roumanie : 4P Renewables mise sur le stockage

Le développeur roumain 4P Renewables prévoit de mettre en service en 2028 une batterie autonome de 70 MW/2h dans l’ouest du pays, avec permis attendus fin 2026 et financement bouclé au premier semestre 2027. Ce projet s’inscrit dans une dynamique nationale forte : un programme d’aides d’État de 150 millions d’euros pourrait quadrupler la capacité de stockage batterie du pays, appelée à passer de 616 MW à plus de 1,5 GW d’ici l’an prochain.

Portugal : les renouvelables portent EDP malgré la chute des prix

Les renouvelables ont une nouvelle fois tiré la performance d’EDP au premier semestre : sa filiale verte EDP Renewables affiche un bénéfice net en hausse de 33% (183 millions d’euros), porté par une production en croissance de 4% (22,1 TWh), malgré des prix de vente en baisse de 6%. Ces bons résultats n’ont toutefois pas suffi à faire progresser le bénéfice net global du groupe, resté stable à 753 millions d’euros, plombé par la chute de 19% des prix de l’électricité dans la péninsule Ibérique.

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Hassan YATIM

Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA

Diplômé d’un Master en économie de l’énergie, Hassan a construit son expertise au croisement de l’analyse de marché et de la structuration d’offres énergétiques sur-mesure. Analyste Pricing chez Capitole Énergie by EPSA, il traduit chaque semaine les dynamiques du gaz et de l’électricité en analyses concrètes à destination des professionnels du secteur.

Prix de l’électricité en entreprise : comprendre le prix du kWh et le marché de gros

Le prix de l’électricité que vous payez en entreprise ne dépend pas uniquement de votre fournisseur. Il se construit sur le marché de gros européen, où les volumes s’échangent en temps réel et réagissent aux événements géopolitiques, climatiques et réglementaires. Comprendre ce marché, c’est savoir quand agir sur votre contrat d’électricité

Comment est fixé le prix de l’électricité sur le marché de gros ?

Le marché de gros fonctionne par ordre de mérite : les centrales sont appelées par ordre croissant de coût marginal pour répondre à la demande. Les énergies renouvelables et le nucléaire interviennent en premier, les centrales à gaz en dernier. C’est le coût de production de la dernière centrale sollicitée qui fixe le prix pour tous, y compris ceux qui produisent moins cher.

Les contrats à terme (CAL27, CAL28, CAL29) permettent de sécuriser un prix pour l’année civile suivante et d’éviter la volatilité du marché spot. Comprendre leur évolution, c’est identifier la fenêtre pour négocier votre contrat d’énergie au bon moment.

Quel est le lien entre le prix du gaz et le prix de l’électricité ?

Même si vous ne consommez pas de gaz, son prix influence directement votre facture d’électricité. Lorsque la demande augmente ou que la production nucléaire recule, les centrales à gaz sont appelées en renfort. Leur coût marginal, indexé sur le TTF, devient alors le prix de marché pour l’ensemble de l’électricité produite à ce moment-là.

une hausse du gaz naturel se répercute immédiatement sur le prix du kWh d’électricité, même pour les entreprises dont le mix énergétique repose majoritairement sur le nucléaire ou les renouvelables. C’est l’un des leviers clés à suivre dans votre stratégie d’achat.

Pour décrypter ces éléments sur votre facture, consultez notre fiche pratique pour bien comprendre sa facture d’énergie.

TURPE, accise et taxes : ce que le marché ne couvre pas

Le prix de l’électricité ne se résume pas au cours du marché de gros. Il comprend aussi le TURPE (acheminement), l’accise sur l’électricité, la CTA et la TVA Ces postes représentent 30 à 50 % de votre facture selon votre profil de consommation.

Vous consommez en kWh mais votre fournisseur facture en kVA ou en MWh ? Utilisez nos outils : convertisseur kWh en kVA et convertisseur kW en MWh.

Pour aller plus loin sur les mécanismes d’indexation, découvrez notre article sur le contrat d’électricité indexé.

Prix du gaz naturel en entreprise : comprendre le TTF et le PEG

Le prix du gaz naturel pour les entreprises repose sur les marchés de gros européens, au premier rang desquels le TTF (Title Transfer Facility) et le PEG (Point d’Échange de Gaz). Comprendre ces références, c’est comprendre pourquoi votre facture monte ou descend et quand il est pertinent d’agir sur votre contrat.

Comment fonctionne le marché de gros du gaz en Europe ?

Le marché européen du gaz est un marché physique et financier où s’échangent des volumes pour des livraisons immédiates ou futures. Les prix réagissent à l’équilibre entre l’offre disponible, le niveau des stocks européens, la demande industrielle et les flux de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar ou de Norvège. La géopolitique pèse directement sur les prix : toute tension affectant les routes d’approvisionnement, comme le détroit d’Ormuz, fait bouger le TTF en quelques heures.

TTF et PEG : quelles différences pour votre contrat gaz ?

Le TTF est la référence européenne du gaz naturel, coté à Amsterdam. Le PEG est son équivalent français. En pratique, le PEG suit le TTF avec un écart minime qui reflète les spécificités du réseau gazier français. Votre contrat de fourniture de gaz peut être indexé sur le TTF, le PEG, ou sur un prix fixe négocié à l’avance. Le choix entre ces structures dépend de votre profil de consommation et de votre tolérance au risque. C’est le cœur de ce que nous traitons dans notre stratégie d’achat d’énergie.

Accise sur le gaz, ATRT et tarif réglementé : ce qui s’ajoute au prix

Le prix du kilowattheure de gaz pour une entreprise ne se résume pas au cours du TTF. Il comprend l’accise sur les gaz naturels (ancienne TICGN), le tarif d’acheminement ATRT, la CTA et la TVA. Ces composantes fixes ou semi-fixes représentent une part significative de votre facture, indépendamment de l’évolution du marché.

Depuis le 1er décembre 2020, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour les petits professionnels. Comparer les offres de vos fournisseurs via un comparateur gaz sans intégrer ces postes dans l’analyse, c’est décider à l’aveugle.

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Vous pouvez également consulter notre guide sur le tarif professionnel EDF pour l’électricité pour comparer vos différents postes énergétiques.

Comparer les offres d’électricité et de gaz : ce que les marchés changent pour votre contrat

Comment définir une stratégie d’achat d’énergie pour votre entreprise ?

Il n’existe pas de stratégie universelle pour acheter l’énergie de son entreprise. Un site industriel avec une consommation élevée et prévisible n’a pas les mêmes leviers qu’un réseau de points de vente ou un bailleur social.

La stratégie d’achat d’énergie que nous définissons avec chaque client repose sur trois questions : à quel marché êtes-vous exposé aujourd’hui ? Quelle partie de votre volume pouvez-vous sécuriser sans perdre en flexibilité ? Et à quel niveau de prix avez-vous intérêt à agir ? Selon votre profil de consommation et votre tolérance au risque, nous structurons une offre de marché à prix fixe pour sécuriser votre budget ou une offre de marché à prix indexé pour profiter des baisses. Vous gardez la décision.

Ce que fait Capitole Énergie que votre fournisseur ne fait pas

Votre fournisseur a intérêt à vous vendre son offre. Nous, on n’en a aucun. Capitole Énergie est un courtier en énergie indépendant : nous mettons 25+ fournisseurs en concurrence, nous intervenons sur la structure du contrat, pas seulement sur le prix affiché, et nous suivons les marchés chaque semaine pour vous alerter au bon moment. Vous voulez comprendre la différence entre EDF et Engie (ex-GDF) ? Nous cadrons les écarts de positionnement, de service client et de structure tarifaire.

Aucune exclusivité fournisseur. Aucune rémunération variable liée à un opérateur. Lancez votre comparatif énergie pour obtenir une analyse de vos contrats sous 48h, sans engagement.

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Questions fréquentes sur le prix de l'électricité et du gaz en entreprise

Quel est le plus économique pour une entreprise : le gaz ou l'électricité ?

Cela dépend de votre usage. Pour le chauffage de surfaces importantes, le gaz reste souvent plus compétitif au kWh. Pour les process industriels nécessitant de la chaleur haute température ou de la force motrice, l’électricité s’impose. Comparez le prix du kWh de chaque énergie en intégrant les coûts d’acheminement, les taxes et votre profil de consommation réel.

Parce qu’elles ne comparent pas les mêmes choses. Un prix affiché intègre la marge commerciale, votre profil de risque tel que l’évalue le fournisseur, les conditions de flexibilité et parfois des clauses qui changent tout en cas de dépassement. Comparer sans décortiquer, c’est décider à l’aveugle. On sécurise la structure du contrat, pas juste le prix.

Six mois, c’est le bon moment pour agir. On analyse vos contrats en cours, on cartographie les fournisseurs pertinents pour votre profil et on définit ensemble la bonne fenêtre pour lancer la mise en concurrence. Réponse sous 24h, sans engagement.

Un prix fixe vous protège des hausses pendant la durée d’engagement (1 à 3 ans généralement) mais vous prive des baisses. Un contrat indexé vous expose à la volatilité dans les deux sens. Entre les deux, il existe des structures adaptées à votre tolérance au risque et à votre horizon budgétaire, que ce soit pour votre chauffage électrique ou votre consommation industrielle.

Notre rémunération est intégrée dans l’offre du fournisseur retenu et ne s’ajoute pas à votre facture. La mise en concurrence que nous organisons génère des conditions que vous n’obtiendrez pas seul face à votre fournisseur actuel. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.

Il n’existe pas de réponse universelle : le fournisseur d’électricité et de gaz le moins cher dépend de votre profil de consommation, de votre puissance souscrite et de votre tolérance au risque. La mise en concurrence de plusieurs fournisseurs via un comparateur gaz et électricité reste le seul moyen objectif de comparer les offres d’électricité sur votre situation réelle. Capitole Énergie organise gratuitement cette mise en concurrence entre 25+ opérateurs.

Pour le chauffage électrique de locaux professionnels, le coût au kWh HT est généralement plus élevé qu’avec le gaz naturel à volume équivalent. Une chaudière gaz ou une pompe à chaleur peut réduire significativement la facture d’électricité sur les grandes surfaces. Le bon choix dépend de la puissance installée, de l’isolation du bâtiment et du prix du kilowattheure en vigueur lors de la souscription du contrat d’électricité.

Les comparateurs en ligne sont calibrés pour les petites consommations et ne reflètent pas les conditions réelles du marché professionnel. Le médiateur national de l’énergie propose un outil officiel de référence. Pour les entreprises consommant plusieurs centaines de MWh par an, un courtier indépendant offre une analyse plus complète : il intègre la grille tarifaire, les coûts d’approvisionnement, la structure des contrats et les offres d’électricité négociées hors catalogue.

La comparaison EDF / Engie dépend du moment de souscription, de votre consommation annuelle et de la structure de prix choisie (prix fixe ou indexé). Depuis l’ouverture à la concurrence, de nombreux fournisseurs alternatifs proposent des offres d’électricité et de gaz souvent plus compétitives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère qui sert de référence pour évaluer les offres du marché.

Le choix de l’abonnement dépend de votre puissance souscrite (en kVA) et de votre profil d’usage. En option heures pleines / heures creuses, le prix du kWh HT est différencié selon les plages horaires — intéressant si votre consommation est décalable (eau chaude sanitaire, équipements de production). En option base, le tarif est unique. Une analyse de votre grille tarifaire actuelle permet d’identifier l’économie réalisable sur votre situation.

Le tarif réglementé de vente (TRV) d’électricité, dit Tarif Bleu, est fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il reste accessible aux entreprises avec une puissance ≤ 36 kVA. Pour le gaz, le tarif réglementé de vente a été supprimé au 1er décembre 2020 pour les petits professionnels : seul le marché libre existe désormais. Tout contrat de fourniture de gaz est donc obligatoirement une offre de marché.

Depuis le début de l’année 2000, le prix de l’électricité en France a progressé de plus de 60 % en termes réels pour les entreprises. La crise énergétique de 2022 a provoqué une hausse historique des prix de marché. Depuis, les prix se stabilisent mais restent volatils : l’accise sur l’électricité, la hausse de TVA prévue au 1er août et les tensions persistantes sur les coûts d’approvisionnement en GNL continuent de peser sur la facture d’électricité des entreprises.

Oui. En France, le changement de fournisseur d’électricité ou de gaz est gratuit et n’entraîne aucune coupure. La mise en service du nouveau contrat est assurée par le gestionnaire du réseau de distribution. Certains contrats d’électricité comportent une durée d’engagement, mais la résiliation reste possible à l’échéance sans frais. Vérifiez les conditions de résiliation de votre contrat actuel avant d’engager une mise en concurrence, notamment si une entreprise locale de distribution gère votre site.

Le gaz vert (ou biométhane) est issu de la méthanisation de matières organiques. Il circule dans les mêmes réseaux que le gaz naturel et se consomme de la même façon. Son prix est aujourd’hui plus élevé, mais les garanties d’origine permettent de tracer précisément la part d’énergie verte injectée sur le réseau. Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE ou soumises à des objectifs de décarbonation, le gaz vert représente un levier concret et mesurable.

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